T’as où les vaches? Asy l’en bas! [Asylamba: Influence, PC]

Les vacances d’été se terminent et il est grand temps de reprendre le chemin du travail. Et pour passer le temps dans les transports publics, rien de tel qu’un bon petit jeu sur son téléphone. Ça tombe bien, j’en ai un pour vous. Vraiment sympa, on peut vite se prendre à le pratiquer assidûment. Il a juste un gros défaut. Il n’est pas disponible sur natel.

Atcheu, Asylamba: Influence, t’es le fils à qui?

Asylamba: Influence, c’est le nouveau bébé de nos copains valescos de RTFM Corps. Founet et moi, on avait testé leur précédant opus (Asylamba tout court) et on avait pris bien du plaisir avec. Les voici donc qui reviennent avec quelque chose de pareil, mais de différent.

Comme dans leur production antérieur, le but reste inchangé: conquérir l’univers. On est donc à la tête d’un empire et l’objectif consiste à assimiler les autres planètes de la galaxie. Et pour une fois, ça ne se fera pas avec des flottes de vaisseaux spatiaux blindés de canons à protons et autres railguns qui font piou-piou, mais grâce à l’influence.

Digression numéro 1

Je ne sais pas s’il s’agit d’un hommage volontaire ou pas à Fondation d’Isaac Asimov, mais le jeu se base presque exactement sur ce qui fait la force de la planète Terminus, dudit cycle du génie de la SF susnommé. Cette petite planète, perdue aux confins de l’empire galactique, est dépourvue de toutes ressources. Ceci à l’exception de la matière grise, dont elle est largement garnie (la « Fondation »). Et c’est grâce à cette richesse qu’elle va pouvoir survivre à l’effondrement de l’empire et à l’appétit des puissants royaumes voisins. Comment? Grâce à l’influence de ses « diplomates », pardi!

Un « must read » absolu!

On peut citer pêle-mêle: l’utilisation de prêtres qui, en rependant une religion sur d’autres systèmes, font de Terminus une planète sacrée et donc à protéger. Ou encore, l’envoi de commerçants, créant ainsi petit à petit une dépendance vis-à-vis de la Fondation et de ce fait la sauver…

Eh ben, Asylamba: Influence c’est presque exactement ça: on doit donc soumettre l’ensemble de l’univers en utilisant différents pouvoirs d’influence, que je m’en vais vous décrire ci-après.

Digression numéro 2

Mais d’abord, encore un petit interlude, politique cette fois-ci. C’est sans doute inconsciemment que ces chers développeurs ont mis en place un système inspiré de notre mère patrie. Car cette manière d’agir se trouve être assez suisse, somme toute. Utiliser sa puissance diplomatique, son savoir et son commerce pour influencer (un peu) le reste du monde et gagner de l’argent, donc du pouvoir (surtout)? Oui, ça ressemble pas mal. Ou bien?©

Sur nos monts quand le soleil… annonce une putain de montagne de pognon! Tcho, bonne !

Now back to the good part!

Bref, revenons donc à nos moutons. Dans Asylamba: Influence, il y a quatre moyens de se répandre:

  • Utiliser la foi via l’envoi de prêtres.
  • Déployer des marchands et donc la voie commerciale.
  • Employer des érudits afin d’éblouir vos voisins avec votre Connaissance.
  • Faire rayonner votre culture en dépêchant vos artistes.

Comment cela se fait-ce? On commence avec une planète, un certain nombre d’émissaires de chaque catégorie, un peu de sous et un revenu assez faible. Il s’agit ensuite d’envoyer lesdits influenceurs vers les planètes voisines pour les faire tomber sous notre coupe. Chaque cible est plus ou moins sensible à chaque type de missionnaire. Pour dominer l’astre convoité, il suffit simplement de contrôler 50% de son « cercle d’influence ». Mais il s’agit d’optimiser sa conquête. Par exemple, un système planétaire avec un niveau de foi faible sera très sensible à l’envoie de prêtres. À l’inverse, le débarquement de marchands sur une planète ayant un fort poids commercial n’aura qu’un impact négligeable. À noter qu’il n’est possible d’envoyer qu’un maximum de trois délégations par système.

Simple! Basic! Efficace!

« L’argent est le nerf de la Guerre » … entre autre

Tout ceci coûte de l’argent et des émissaires. Il faut donc faire en sorte de générer du « cash flow » et d’avoir toujours un certain nombre d’influenceurs en stock. Chaque nouvelle conquête permet de se refaire à ce niveau, en partie. Mais il faut surtout développer chaque planète sous notre domination, pour s’assurer des entrées indispensables. Il est possible d’y construire un seul et unique bâtiment parmi les suivants:

  • Un générateur d’émissaire (deux par bâtiments – manufacture, monolithe, citadelle ou astroport – un pour chaque type).
  • Un consulat (plus de prestige),
  • Une bourse pour le pognon,
  • Une crypte qui empêche un système ennemi d’utiliser son pouvoir sur vous,
  • Une antenne qui permet de diminuer la puissance des émissaires adverses sur ce système.
  • Un observatoire pour doubler la visibilité depuis l’endroit où il est bâti.
  • Une merveille (Arc de triomphe) qui projette un cercle d’influence autour de la planète qui le déploie. Très puissant dans les zones denses en corps céleste.

En lisant cette liste, avez-vous d’ailleurs remarqué l’utilisation des mots « émissaires adverses »? Vous avez bien lu, vous n’êtes pas seul dans l’espace. D’autres puissances vont se mettre au travers de votre route et tenter, tel Cortex, de conquérir le monde. Et tout ceci se déroule en temps réel. Vu les contraintes déjà mentionnées, il est vital de prévoir ses mouvements plusieurs coups à l’avance, tout en optimisant ses ressources, de préférence rapidement. On se retrouve donc à jouer à une sorte d’échec de l’espace en mode blitz. C’est chaud et c’est chouette.

L’influence de la merveille. En bleu translucide ici.

Pour épicer le tout, il existe en plus un système de points de pouvoir (qui s’accumulent comme l’argent à l’aide de bâtiments), qui permet de déclencher des événements spéciaux. Ces derniers servent généralement de coup de boost quand une situation semble vouloir se bloquer. Rien de tel que de lancer une révolution sur une planète ennemie qui résiste un peu trop. Et si ça ne marche pas, alors un assassinat ciblé de hauts responsables devrait suffire à mettre le coup de boutoir final.

Aller regarde voir descendre suici! (verbe à la suite x4. Le Valeuh tu peux pas test)

Graphiquement, RTFM Corps a choisi de faire dans le minimaliste. C’est épuré mais pas dénué de style. Et surtout c’est extrêmement efficace, pas besoin de 26 clics pour chaque action. L’interface est lisible et pratiquer le jeu est très agréable.

Quel est le menu ce soir?

Asylamba: Influence propose plusieurs campagnes, ainsi que la possibilité de lancer des parties personnalisées. Tout se déroule toujours assez vite. On sait en effet rapidement quand on va lamentablement échouer. Bref, le jeu est bien conçu et plutôt plaisant. Et s’il est rare qu’on enchaîne une grosse succession de missions à la suite quand même, on y revient avec plaisir, pour des sessions courtes et intenses.

 

Ici, on a ce qu’il est possible de voir de plus touffu en terme d’information. Franchement, ça va. Vous pouvez d’ailleurs voir les forces et faiblesse de chaque planète, ainsi que la liste de toutes les constructions possibles.

 

Mais alors pourquoi?

Hein oui pourquoi? Asylamba: Influence doit être juste parfait à utiliser dans les transports publics ou sur les gogues… et il ne sort que sur PC. Au sens large, car il est dispo aussi chez les adeptes du péché originel et ceux des pingouins. Et malheureusement, pour moi c’est limite rédhibitoire: mon temps de jeu hors mobile étant limité, je me dois de l’optimiser. Je joue donc le plus souvent à des gros jeux (pas forcément AAA, plutôt dans le sens « velu »). Asylamba: influence j’ai envie d’y jouer… vraiment… mais dans le bus.

7 smartphones / 10

Ce se jouuuuuuue aussi sur unix et macintosh mais pas sur l’impretz tchieu.

Author: Zyvon

Élevé à la dure par des parents aux penchants amish, hermétiques à la technologie, l’accès aux jeux vidéo n’a pas été facile pour Zyvon. C’est en utilisant l’argent de sa bar-mitzvah, reçu lors de sa première communion, qu’il s’acheta lui-même un ticket pour les mondes diaboliques de la perversion sous la forme d’une Megadrive. #TeamSonic. Malheureusement, il vécu la crucifixion du hérisson bleu comme une trahison et renonça à jamais aux consoles, pour rejoindre les rangs bénis et accueillant de la glorieuse “PC Master Race”, en jurant qu’on ne l’y reprendrait plus. Son éducation sévère mais néanmoins rustique, lui a donné le gout des choses bien faites et faites jusqu’au bout. Zyvon est dur mais juste mais dur.

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