On va foutre la merde au parc! [Cities Skylines: Parklife, PC]

Qui dit nouveau DLC pour Cities Skylines dit nouveau test de votre Paradox fanboy favori. Ce coup-ci, c’est les parcs qui ont reçu la faveur de Colossal Order pour le toilettage addonesque traditionnelle, avec Cities Skylines : Parklife.

Cities Skylines: Parklife – L’idée, c’est de pouvoir développer le secteur des loisirs avec des espaces personnalisables. Il est donc possible d’organiser une zone de n’importe quelle taille avec un certain nombre d’aménagements dédiés. Ce DLC ajoute quatre catégories de parcs, à savoir:

  • Parc Urbain: c’est Central Park quoi, ou les jardins du Luxembourg à Paris (ou le jardin Anglais à Neuchâtel, vu qu’on parle de métropoles). En gros, on tire des chemins de chailles au milieu d’arbres proprets et de massif de buissons. On ajoute des cafés, des toilettes et diverses places de jeu et elle est belle. C’est pas le plus original, mais il s’agit du type de parc le plus courant et vraisemblablement celui qu’on utilisera le plus dans des villes réalistes.
  • Zoo:  Comme un parc urbain ci-dessus, mais avec des animaux dans des cages pour le plaisir sadique des petits et des grands #spéciste #torture #steakdantilope.
  • Parc d’attractions: Là on part sur de l’Europapark (sans les sourispaparks) du pauvre. Y a de quoi faire de jolies choses mais ça manque un peu de variété pour ce type de construction. Ce défaut sera sans doute rapidement comblé par les moders. Parce qu’un parc d’attractions ça doit être varié et plein de couleurs, non?
  • Parc naturel: Les grands espaces! Les merveilles naturelles! Les forêts luxuriantes! Et les places de camping avec feux de camps, gros beaufs et tout le toutim. En bref, un moyen de rentabiliser les endroits de nature généralement laissés vierges par le joueur.
Des bouts des quatre parcs sur une seule image. Saurez-vous retrouver qui est qui?

Des bouts des quatre parcs sur une seule image. Saurez-vous retrouver qui est qui?

The story of a charmless man

Pour ce faire, on construit un bâtiment d’entrée de parc. Celui-ci crée automatiquement une zone correspondante (zoo, attraction, etc). Ensuite, il s’agit d’étendre la zone de parc avec les outils similaires à la gestion des districts (cf. test du jeu). Puis on trace des chemins/routes/sentiers. Et finalement on installe des « attractions » pour attirer le chaland.

La suite ressemble à un mini-jeu moyennement intéressant: on règle le prix des billets et on compte le nombre de visiteur. Ces derniers viennent au prorata de la popularité du parc. Elle-même basée sur la quantité et la qualité des animations et divers bâtiments. Chaque fois que l’on passe un palier (500 visiteurs, 1500 visiteurs, etc), on débloque de nouveaux aménagements pour son parc. Une mécanique pas extraordinairement convaincante sachant, à mon avis, que l’attrait principal de ces zones pour le joueur, réside dans la beautification de sa cité.

Un bus touristique devant l'entrée de la prison pour animaux.

Un bus touristique devant l’entrée de la prison pour animaux.

All the people. So many people. And hey all go hand-in-hand. Hand-in-hand through their parklife.

En plus des aménagements susmentionnés, la gestion du tourisme a été retravaillée. Des menus ont été ajoutés pour comprendre comment, où et pourquoi les allemands en shorts et les asiatiques en troupeaux préfèrent tels endroits à d’autres. Mais surtout, comment leur faire cracher au bassinet.

Il est également possible de définir des circuits touristiques pour les trimbaler en bus à impérial, en ballon ou simplement à pied. Feature assez sympa, il faut l’avouer.

Le parc d'attraction. Rien à ajouter votre Honneur.

Le parc d’attraction. Rien à ajouter, votre Honneur.

He lives in a house. A very big house in the country.

Un truc moins fun que prévu cependant: la possibilité de construire des bâtiments non reliés directement à des routes (en pleine campagne donc). Alors c’est peut-être moi qui avait mal compris lors de la présentation, mais c’est pas droit ça, comme on dit. Il est maintenant en effet possible de construire un bâtiment n’importe où (sous entendu pas directement le long d’une route). MAIS il faut par la suite le relier à un moyen de communication de toute manière. La différence vient du fait qu’un certain nombre de bâtiments n’ont plus besoin d’une vraie route, mais qu’un chemin suffit. Sympa mais moins glamour qu’annoncé.

Et c’est tout.

Si vous aimez le micromanagement de parcs et la beautification, alors ce DLC est fait pour vous. Autrement, il reste amusant mais n’est pas franchement indispensable.

6eme extensions / 10

Note supplémentaire: comme d’habitude chez Paradox, lors de la sortie d’un DLC, on a droit à un certain nombre d’ajouts gratuits via un patch. Ce coup si, on retrouve pêle-mêle les améliorations suivantes:

  • l’amélioration de l’interface
  • la possibilité de construire d’abord un bâtiment avant de le relier à la route (cf. ci-dessus).
  • l’installation d’arbres ne sert plus seulement à faire joli mais améliore maintenant la valeur d’un quartier et surtout coupe la pollution sonore.

Note supplémentaire 2: Cities Skylines est tellement cool qu’il charme même les professionnels de l’éducation. Et je vous parle pas ici de ma prof de femme, pour qui, malheureusement, il passe complètement inaperçu. En effet, de plus en plus d’écoles qui enseignent l’urbanisme, le génie civil et autre planification urbaine s’intéressent à ce sympathique simulateur. Pour commencer, on peut citer le youtuber Sivarret qui a reçu comme commande la recréation dans le jeu de la ville d’Olso de la part de la Norwegian University of Life Sciences (NMBU). L’idée ensuite, c’est de permettre à des groupes de discussion de l’université, d’échanger de manière ludique sur les infrastructures et le design urbain. Et apparemment, il ne s’agit pas d’une expérience isolée. Suivant cette demande, Paradox s’est associé avec TeacherGaming, une société finlandaise spécialisée dans l’éducation par le jeu, pour sortir une version pour les écoles. Quand on vous dit que les jeux vidéo c’est pas que de la perte de temps… Bon je vous laisse, faut vite que je fasse lire cet encart à Madame.

Author: Zyvon

Élevé à la dure par des parents aux penchants amish, hermétiques à la technologie, l’accès aux jeux vidéo n’a pas été facile pour Zyvon. C’est en utilisant l’argent de sa bar-mitzvah, reçu lors de sa première communion, qu’il s’acheta lui-même un ticket pour les mondes diaboliques de la perversion sous la forme d’une Megadrive. #TeamSonic. Malheureusement, il vécu la crucifixion du hérisson bleu comme une trahison et renonça à jamais aux consoles, pour rejoindre les rangs bénis et accueillant de la glorieuse “PC Master Race”, en jurant qu’on ne l’y reprendrait plus. Son éducation sévère mais néanmoins rustique, lui a donné le gout des choses bien faites et faites jusqu’au bout. Zyvon est dur mais juste mais dur.

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