Mad Maxime le Fourestier: Dans le désert des Bagnoles [Mad Max, PS4]

Suite à son reboot flamboyant au cinéma, Max Rockatansky est de retour dans le jeu vidéo après son incursion (ratée) sur la NES en 1990. Est-ce que l’on s’en sort mieux cette fois-ci ?

Car shot Mad Max PS4

Vous pouvez modifier le look de Max à tout moment, inutile mais sympathique site fiable viagra.

Pour les deux du fond qui viennent de se réveiller, Mad Max c’est l’histoire d’un monde dystopique où la civilisation s’est effondrée et le pétrole fait la loi. Max, faisant partie du dernier semblant de police, voit sa femme et sa fille mourir aux roues (les trucs ronds, pas les gens oranges) d’un gang de motards. Du coup Max déchaine la fureur (Fury Road, non ? t’as pas compris ? va me faire la circulation) et tatane tout ce qui bouge pour se venger.

L’histoire débute avec Max qui, pour changer, se fait voler sa voiture. Aidé d’un mécanicien bossu et d’une nouvelle caisse, la Magnum Opus, il va tout mettre en œuvre pour récupérer sa chère V8 Interceptor quitte à laisser quelques cadavres en chemin. Bien intégré au gameplay, le mécanicien réparera votre voiture et dégommera pour vous les ennemis au harpon. L’esprit de la franchise est bien retranscrit et respecté tout comme ses aspects ennuyeux (qui a parlé d’enfants ?). Les clins d’œil aux films sont courants mais on se demande si les développeurs n’ont pas uniquement regardé Thunderdome. Le chien est complétement inutile et on aurait aimé peut-être voir des motos ou encore un autogire (l’ULM du deuxième et troisième film). Point en plus aux développeurs pour ne pas avoir essayé de faire « Fury Road : le jeu », point en moins pour avoir choisi le moins bon des 4 films.

Encounter Mad Max PS4

Gilbert Montagné à besoin d’aide!

Le scénario est un classique de la saga : Max désire uniquement récupérer sa voiture, se retrouve à aider plus de gens qu’il ne le voudrait au passage et philosophe à ses heures perdues sur la dualité entre le bien et le mal et le sens de sa vie, car oui, il est liiiiibre Max. Les personnages secondaires ne se développent pas et on ne s’y attache pas. Il ne les aime pas, ça tombe bien nous non plus. L’histoire est très courte et n’est freinée que par l’obligation d’améliorer son bolide ou de remplir quelques objectifs avant de pouvoir débloquer la prochaine mission. On se retrouve donc avec une durée de vie artificiellement longue où seuls quelques types d’objectifs sont présents sur la carte, la plupart facultatifs.

Il va falloir remplir différentes missions principales et secondaires afin de réunir de la ferraille, la ressource principale du jeu, et améliorer les aptitudes de la voiture et de Max. Pour ce faire, un gameplay « à la Far Cry » vous propose de prendre de la hauteur en ballon afin de révéler la carte et de débloquer le voyage rapide. Les objectifs ainsi révélés varient de la structure à faire tomber aux convois ennemis à défoncer. Le but principal étant de neutraliser des camps (sans sa voiture pour le coup) afin de les repeupler d’alliés et de réunir la dite ferraille. En effet, chaque camp pacifié délivrera la précieuse ressource de manière automatique et à intervalles réguliers. La carte en est également parsemée et il va vous falloir beaucoup explorer pour espérer devenir le Crésus du Wasteland.

Landscape Mad Max PS4

Oh c’est joli !

La carte est grande, très grande. Morcelée en territoires où règnent des chefs de clan, chacun possède une forteresse qui vous accueillera afin de vous ressourcer. Pour ceci, il faut construire des projets qui vous permettront de remplir votre ceinture de munitions, votre gourde d’eau, ou encore votre stock de ferraille pendant que la console est éteinte. Les forteresses, tout comme la carte, sont un peu vides. On ne peut s’empêcher de penser à Fallout et de se dire que ça manque de PNJ et d’endroits mémorables, mis à part quelques lieux hors du commun comme une église enterrée ou une station de métro. Ici, pas vraiment de ville, que du désert. Les phases à pied se ressemblent beaucoup et bien que le Level Design soit plutôt bien pensé, c’est monotone. L’alternance entre les différentes phases de gameplay telles que la conduite ou l’exploration piétonne est relativement bien balancée, mais on aurait aimé voir plus de froissement de tôle : mis à part 2 courses obligatoires et des convois qui ne reviennent pas une fois détruits, vous serez uniquement embêté par de petits groupes d’ennemis lors des phases de conduite et tout le reste de l’action se passera sans votre Subaru tunée à fond.

Worship Mad Max PS4

Heeeey Macarena !

Pour tabasser ses ennemis, Max dispose de différentes armes sur sa voiture qu’il vous faudra améliorer, ainsi que toute une pléthore de coups et autres prises à débloquer au fur et à mesure de l’avancement. Le système de combat justement est plutôt bien pensé et ceux qui ont joué à la série des Batman Arkham ne seront pas dépaysés. Basé sur un bon timing plutôt qu’un massacre de boutons, les chorégraphies sont assez jouissives et on se marre bien à faire voler la tripaille avec le fusil à canon scié, à contrer les coups comme un catcheur ou à exploser des mâchoires à grand renfort de phalanges. On sent bien les coups et c’est visuellement très cinématographique avec ses ralentis à la John Woo mais on regrette que chaque coup spécial dépende uniquement de la situation et s’exécute de la même bête touche sans demander aucun effort à être lancée. Sans compter qu’en plus vous allez surtout vous battre avec des angles de caméras peu coopératifs.

Boom Mad Max PS4

Meurs saleté de hippie !

On se retrouve donc à utiliser dès que possible le sniper et le harpon (explosif ou non) fournis avec la voiture plutôt que ses poings. Le jeu passe en slow-mo et on peut viser ses cibles (automatiquement…) à condition d’être assez près. On explose des pneus au fusil à canon scié et on arrache des portières avec le harpon tout en fonçant dans ses ennemis pour les pousser en bas du ravin. C’est fun, c’est beau, et on ne se lasse pas des explosions. Cela dit, bien que la maniabilité du véhicule s’améliore au fil des upgrades, la conduite reste fastidieuse. Certes on alterne l’asphalte avec du sable, mais on a un peu l’impression de rouler avec une savonnette quand même.

Stronghold Mad Max PS4

La forteresse s’est un peu remplie mais toujours personne à qui parler.

Au final, je ne me suis pas ennuyé, mais parce que j’ai longtemps laissé l’histoire de côté. Mon goût du jeu de rôle est resté croché assez longtemps sur le système d’améliorations jusqu’à ce que j’aie fini de pacifier le Wasteland et d’avoir amélioré Max au max (aïe) avant de me décider à finir les missions principales. Par la suite, l’exploration peut continuer, mais l’intérêt se fane. C’est joli et les mises à mort sont jouissives, l’univers violent des films est très bien retranscrit, mais mis à part ça c’est très linéaire. Alors quand en plus les bugs audio s’en mêlent (moteur qui disparaît, plus de bruitages de combat, décalage dans les cinématiques), on se retrouve avec un titre seulement décent, qui occupera les fans de l’univers et les chasseurs de trophées un paquet d’heures mais lassera vite les autres une fois les premières impressions passées. Fallout 4 est à nos portes, attendons de voir si la copie enterrera définitivement son modèle… !

6 Tina Turner sur 10

Jeu également disponible sur PC et Xbox One.

 

Author: Marsouin

Un homme, une œuvre, une légende ! Ainsi se résume Marsouin, de son vrai nom Marcel Soupape. Il fit ses premiers pas vers la gloire avec la console NES, grâce à son mentor et modèle, son frère. Et tout de suite, c’est le tourbillon et l’enchaînement, notamment, de la Super NES, la N64, la Dreamcast (pas son meilleurs passage), Playstation, Xbox et enfin Xbox 360. Malgré une légère décadence dans son parcours, compensé notamment par sa liaison constante avec un PC, ce n’est rien comparé à la traversée du désert qui suivi. Ni les consoles, ni les PC ne furent d’intérêt pour lui, mais seulement les femmes, l’alcool, la drogue (Les Tuc) et le Djent. Un classique, mais l’histoire finit bien. Car soudain, c’est la rédemption! Contacté par Rael directement, il redécouvre son potentiel via un bol d’urine tous les matins et s’achète une PS4. Depuis le succès est à nouveau au rendez-vous, comme une annonce d’apocalypse.

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