Gamescom 2019 – Private Division et Desintegration

Si Private Division ne vous dit rien, c’est sans doute parce qu’aucun jeu n’a encore été sorti sous ce label. C’est pourtant un éditeur plein de promesses avec déjà plusieurs titres intéressants en production. Private Division se place aux côtés de Rockstar et 2K sous l’égide de la grande entreprise qu’est Take Two, mais n’a pas les mêmes ambitions que ses sociétés sœurs. Effectivement, leurs produits ne cherchent pas à rivaliser avec les AAA, mais plutôt à se faire une place auprès de confortables niches. Des terrains de chasse devenus viables ces dernières années grâce à la popularisation du jeu vidéo.

Nous n’en sommes encore qu’aux débuts de Private Division et au lieu de réellement nous convaincre de la qualité de leurs jeux, ils nous ont plus présenté leur univers. Chacune de leurs productions a été présentée par des jeunes développeurs (et non des PR!) pleins d’énergie et de passion. Ils rigolaient aux blagues des trailers, se complimentaient entre eux sur certains passages et dansaient sur les musiques entraînantes. Dis simplement: ils s’amusaient. On a même eu droit à une présentation un peu hésitante, comme si elle n’avait pas été mémorisée au mot près. Bref, une bouffée d’air frais qui m’a laissé une très bonne impression de l’éditeur. Difficile de ne pas être optimiste face à cette approche différente et la belle série de jeux que nous avons vus.

Le jeu mis en avant était Desintegration, il a eu droit à une présentation plus fouillée et nous avons pu y jouer une bonne trentaine de minutes. Dommage comme c’était le moins convaincant des titres présents. Les autres ont simplement eu de courtes introductions suivies de trailers. Commençons par ceux-là.

Ancestors: The Humankind Odyssey

À une poignée de jours de sa sortie, le jeu de Panache, le nouveau studio de Patrice Désilets (Assassin’s Creed), semble toujours aussi ambitieux. On y suit l’évolution des premiers humains du statut de singe à celui de bipède armé. Ce trailer dévoile de nouveaux environnements et la création d’outils.

Kerbal Space Program 2

La bande-annonce absolument magnifique de Kerbal Space Program 2 dit plus ou moins tout ce qu’il y a à savoir. Nous aurons la possibilité de construire des bases de lancement où bon nous semble, ainsi que d’envoyer des vaisseaux de colonisation dans de nouveaux systèmes solaires.

The Outer Worlds

Le jeu d’Obsidian (Fallout : New Vegas, Pillars of Eternity) ne cherche pas à être autre chose que « Fallout dans l’espace », et on ne lui en demande pas plus.

Desintegration

Au premier abord, Desintegration ressemble fortement à Destiny ou Anthem, mais en réalité il se joue complètement différemment. Dans le jeu d’Interactive, on incarne un pilote dans un vaisseau qui se commande en vue à la première personne. Mais au lieu de simplement être limité à son armement, on peut aussi commander son équipe de combattants, pour faire son sale boulot à sa place. Ce mélange entre RTS et FPS rappelle un peu Brütal Legend par le fait qu’il mêle stratégie et combat. Malheureusement, cette nouvelle tentative rencontre les mêmes problèmes que la précédente. Les deux parties du jeu ne s’associent pas gracieusement et aucune des deux n’est assez fouillée pour être intéressante.

Nous avons pu jouer à deux parties complètes du mode multijoueur, principalement de quoi nous familiariser avec les contrôles et en évaluer leurs limites. On s’est vite rendu compte que la dimension stratégique n’allait pas être très vaste, puisque les ordres que notre pilote peut donner à son équipe ne permettent pas vraiment d’être tactique. Effectivement, les membres de notre escouade (un sniper, un tank et un DPS) ne peuvent qu’être déplacés ensemble, ce qui ne nous laisse qu’à choisir leur placement général, en espérant que leur IA s’en sortira. Dans le chaos des échanges de tirs, nos soldats deviennent très difficiles à maintenir en vie, puisque quelques tirs ou une seule habileté bien placée suffisent à les éliminer. Chaque membre de l’équipe, si tant est qu’il soit en vie, confère une capacité spéciale très puissante au joueur et c’est là qu’on trouve leur principal intérêt.

Une fois les habiletés en cooldown et son unité décédée, il ne reste plus qu’à utiliser le gros pistolet de son vaisseau. Ici aussi, c’est un peu laborieux. La taille et l’inertie de notre vaisseau font constamment de nous une cible facile et les échanges de tirs en deviennent très statiques et ennuyeux. La seule différence qu’amène notre engin est celle de devoir gérer l’altitude, ce qui honnêtement est assez pénible dans un jeu où il y a déjà beaucoup de boutons à presser.

Desintegration vient d’être annoncé, il lui reste beaucoup de temps avant sa sortie et il se dotera d’une campagne solo, qui a le potentiel d’être intéressante. Il est encore tôt pour juger le jeu complet, mais ce que nous avons vu ne nous réjouit pas particulièrement.

Author: Fellowsheep.ch

Fellowsheep c'est 10 manières d'être de jeunes freluquets sans personnalité (d'ailleurs c'est rien que des moutons). La 7e va vous surprendre. Mais on les aime bien quand même. www.fellowsheep.ch

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