Gamescom 2019 – Last Oasis

Ne faites jamais confiance à un développeur, il vous mentira avec un sourire aux lèvres. C’est ce qu’il m’est arrivé avec Donkey Crew, l’équipe de développement derrière Last Oasis. Le présentateur du MMO de survie m’a tendu une bière en me proposant de la dévisser pour moi. Sachant ouvrir une bière, je lui dis que je m’en sortirais bien tout seul. Grosse erreur! La capsule n’a pas bronché et je me suis écorché la main, je me suis fait avoir comme un « précommandeur ». Pour ce qui est de Last Oasis, malgré ma main ensanglantée, il m’a plutôt emballé et j’ai bon espoir qu’il sera un bon jeu.

C’est à une démo jouée par un développeur que j’ai eu droit, mais celui-ci, contrairement à ses confrères polonais, explorait volontiers les endroits qu’on lui demandait d’aller regarder. Ainsi, on a pu se faire une bonne idée de leur jeu et de son niveau d’avancement. Le terme « MMO » est très utilisé dans la promotion de Last Oasis, mais en le regardant tourner, il a beaucoup plus de similarités avec les jeux de survie comme Rust ou Ark. Le joueur commence « à poil » dans un désert et doit récolter des ressources pour s’équiper et se construire une base. Jusque-là, rien de nouveau. Si vous avez déjà regardé des images du jeu, vous saurez que ce sont les « machines woodpunks » qui sont ses principaux arguments.

Regardez donc :

C’est une fois à bord d’un de ces aéronefs… terrestres que le jeu brille réellement. Si tant est qu’on arrive à se trouver une équipe avec qui jouer, la coopération nécessaire pour coordonner une flotte ou un équipage pourrait s’avérer être spécialement passionnante.

Les plus gros vaisseaux requièrent plusieurs joueurs pour être dirigés à leur plein potentiel et il faut imaginer que diriger une flotte composée de plusieurs d’entre eux sera particulièrement ardu. C’est ce que nous a démontré notre cher développeur qui réussissait tant bien que mal à donner une direction à suivre à deux machines, jusqu’à ce qu’un ver des sables gigantesque ne les attaque. Après quelques brefs contacts rapprochés avec la créature, qui ont dangereusement déséquilibré le marcheur du présentateur, la situation a vite tourné à la catastrophe quand les deux navires contournant l’adversaire dans des directions opposées se sont mutuellement détruits en choc frontal. Ouais… pas facile.

Je parle de navigation parce que c’est bien de cette manière que se contrôlent les marcheurs de Last Oasis. Leur énorme structure longiligne limite leur vitesse de rotation et leur accélération, ce qui leur donne des déplacements très semblables à celle de bateaux. L’action véhiculée m’a d’ailleurs considérablement fait penser à celle de Sea of Thieves avec un joueur au gouvernail et ses équipiers aux armes, aux réparations, et à l’abordage. D’ailleurs, beaucoup des défauts que j’avais trouvés à celui-ci ont été corrigés ici. Si la production de Donkey Crew n’a pas la beauté et l’approche minimaliste parfaitement négociée du jeu de Rare, elle a des arguments de gameplay indéniables. Les marcheurs sont personnalisables, la progression a un but et se battre au sol n’est pas chiant à mourir.

Détaché de son équipage, un joueur peut encore se battre au corps à corps grâce à un système très inspiré de Chivalry ou Mount & Blade. Ceci devrait donner non seulement un peu de profondeur aux altercations, mais aussi une chance aux joueurs moins bien équipés de gagner. Les animations rigides et peu réalistes placent tout de même Last Oasis plus près de Mount & Blade, ce qui n’est pas forcément si horrible (pour moi). Ces mêmes animations sont encore plus remarquablement mauvaises dans l’autre bon point du gameplay non motorisé : le grappin. Chaque joueur est effectivement équipé d’un grappin, qui permet d’une part de se déplacer plus rapidement et prendre l’avantage dans un combat, mais aussi d’aborder des navires ennemis. La vitesse et le dynamisme que leur présence amène aux personnages donnent un gros coup de fouet aux combats d’épées et navals qui peuvent souvent se passer au ralenti. Honnêtement, je me réjouis de voir des batailles à grande échelle.

Ce que j’ai vu de Last Oasis était très impressionnant et j’ai envie d’en voir plus. Oui, voir. Comme beaucoup de jeux du genre, celui-ci a l’air d’être extrêmement gourmand en temps si on veut découvrir ce qu’il a à offrir et y jouer en tant que débutant ne sera sans doute pas très amusant. Comme pour Rust, je regarderai des pros y jouer sur Youtube de temps à autre, et j’adorerai ça.

Disponible le 10 octobre sur Steam.

Author: Fellowsheep.ch

Fellowsheep c'est 10 manières d'être de jeunes freluquets sans personnalité (d'ailleurs c'est rien que des moutons). La 7e va vous surprendre. Mais on les aime bien quand même. www.fellowsheep.ch

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