Gamescom 2016: Grand Values Monaco, un jeu de haut vol?

Ben voilà, on y arrive, je commence mon dernier article sur ce que j’ai vu à la Gamescom cette année. Presque deux mois après, d’accord, mais quand on aime on ne compte pas. N’est-ce pas? Bien, tant mieux, parce qu’on va aller chez des gens qui ont beaucoup compté un tas de trucs.

À commencer par ce gros moche là, qui s’est construit une villa gigantesque en forme de palais grec, sur les hauteurs de Monaco. Il est tellement blindé de pognon le gaillard qu’il s’est fait installer un tas de statues à son effigie, avec des kilos en moins, beaucoup de kilos en moins, entre deux vitrines renfermant moult babioles de luxe. Pour protéger sa fortune, notre gros moche a engagé une armée de gardes qui vont patrouiller dans la villa et intercepter d’éventuels nuisibles. Il ne faudrait quand même pas que qui que ce soit vienne troubler le rendez-vous que notre face de couenne de lard s’est arrangé avec la maire de la ville. Sous prétexte de rendez-vous d’affaire, le coquin s’est mis en tête de la séduire et pour cela, il veut lui montrer sa plus belle pièce (pas celle là enfin, l’autre, d’abord). Il s’agit d’une superbe montre unique en son genre. Et c’est justement celle-ci que je vais tenter de dérober.

Grand Value Monaco Gamescom

Dans Grand Values: Monaco, du studio indépendant allemand Bearhands Games, on incarne une jeune voleuse qui devra cibler les baleines de la ville monégasque afin de racheter une dette. J’avoue que la partie scénaristique est un peu brumeuse pour moi. Au moment du rendez-vous, j’avais un mal de tête carabiné après quatre jours de congrès, ce qui fait que j’ai eu un peu de mal à suivre. Ce paramètre a également donné lieu à un moment surréaliste, au cours du quel j’ai posé des questions sur un hélicoptère dans le jeu – alors qu’il n’y en a pas du tout – mais dont j’étais persuadé que mon interlocuteur avait parlé cinq minutes plus tôt.

Grand Values Monaco esquive Gamescom

Encore une fois c’est plutôt une bonne surprise qui s’est présentée. Les membres de l’équipe de développement ont à leur crédit des années de travail dans l’animation et au sein de grands studios. Un soir, réunis autour d’un verre de Jägermeister, ils ont décidé que genug ist genug et qu’ils allaient faire leur propre jeu. Ils ont alors choisi la ville de Monaco, à cause que parssque et aussi parce qu’il y a des gens riches là-bas. Plus sérieusement, c’est un choix assez original, puisque selon eux, peu de jeux vidéo se passent dans cette région. Et jusque là on ne peut qu’être d’accord! Donc notre gang de voleurs est Américain mais saute dans un avion pour détrousser les honnêtes riches Européens. Le jeu se divise principalement en trois phases: l’approche, l’infiltration et le larcin lui même. La première devrait se faire sous forme d’escalade et j’utilise le conditionnel car il n’y avait pas d’exemple jouable. En revanche, les deux suivantes l’étaient et ont fait bonne impression. Amy, notre jeune cambrioleuse, va devoir faire preuve de discrétion pour échapper à la vigilance implacable des hommes de main. Aucun combat n’est prévu au programme, ce qui pousse à jouer au chat et à la souris. Heureusement, les mouvements se font avec souplesse et les manoirs de luxe regorgent de passages différents. Il est par exemple possible de récupérer le téléphone portable du propriétaire, oublié sur un canapé, pour apprendre des infos cruciales sur le déroulement des événements à venir. Puis la troisième partie fait place aux talents de vol. Tout est dans l’habileté, il faut orienter les joysticks de la manette pour reproduire les mouvements et récupérer le butin sans se faire repérer. Dans la scène que j’ai essayée, la mécanique était efficace puisqu’elle créait une tension réelle autour de cette fameuse montre. Par contre, il se pourrait que les phases de ce type soient un peu répétitives. Le jeu est prévu pour le début 2017 sur Xbox One et PS4 et devrait sortir sous forme d’épisodes, en trois parties (grrr) de trois heures chacune environ. Pourvu que la qualité du jeu soit proportionnelle au côté sympathique de la jeune équipe de Bearhands Games qui a le mérite de tenter pour le coup quelque chose d’original.

Encore un jeu qui mérite d’être surveillé de près et c’est ainsi que je clos cette Gamescom en ce qui me concerne. J’ai vu étonnement beaucoup de choses intéressantes et je termine sur le sentiment très agréable et rassurant de savoir que je peux encore me réjouir de jeux à venir. Il ne me reste maintenant plus qu’à aller fouetter notre stagiaire pour qu’il termine ses article de son côté! Merci Köln et à l’année prochaine!

Author: Founet

A ne pas confondre avec le village vaudois, est à peine plus jeune qu’une Famicom. Vouant un culte à George, il découvrit son amour du jeu vidéo et de la techno allemande pendant les grandes années de Lucas Arts. De ses nombreuses heures passées à cliquer lui vient son humour absurde et sa cleptomanie. Frappé d’une mystérieuse malédiction, les machines semblent se rebeller lorsqu’il les manipule ou fait mine de les regarder. Founet ne roule jamais en-dessous de 88 miles à l’heure et rêve de maîtriser la télékinésie grâce à la Force. En attendant de passer maître Jedi, il joue à la Wii U. Accessoirement rédacteur en chef, quand il arrive à se faire entendre des autres, qui mettent le son trop fort, les farceurs.

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