Ohé ohé, tas d’pixel abandonné [Olija]

Hissez le pavillon et souquez ferme, marins d’eau douce, car il est temps de partir à l’aventure. Nous devons embarquer pour sauver notre équipage et séduire la princesse Olija (rien que ça). Développé par Skeleton Crew Studio et édité par Devolver, ce jeu d’action-aventure 2D en pixel-art nous envoie dans un monde gangrené par un mal qu’il faudra combattre à coup de harpon. Devolver a généralement le nez fin quand il faut éditer des petites perles. Après nous avoir régalés avec de titres tels que Carrion, My friend Pedro, Luftrausers, les voilà qu’ils nous présentent un jeu fort sympathique et humide.

Dans Olija, nous incarnons Faraday. Un seigneur parti en mer pour sauver son peuple de la famine. Son navire et son équipage couleront à cause d’une collision avec une baleine (ça ne serait pas arrivé au Japon). Il échouera dans un petit village qui nous servira de base pour nos exploits. Celui-ci évoluera et se peuplera de nouveaux compagnons tout au long de notre épopée. On pourra y récupérer de la vie et adapter notre build pour la prochaine aventure.

Voyage

Amène-moi à destination, batelier

Harpon un jour, harpon toujours

Notre arme principale est un harpon légendaire ou plus communément appelé le couteau suisse du marin. Il nous sert d’arme de corps à corps, d’arme de jet que l’on peut rappeler telle la hache de Kratos (God of War), de plateforme de fortune. Mais il nous permet aussi de nous téléporter sur sa position et accessoirement de faire un combo s’il est planté dans un ennemi. Bref, le harpon nous offre un gameplay très complet, nerveux et jouissif.

On aura aussi droit à des armes secondaires qui nous permettront de varier les combos. On pourra alors utiliser une rapière pour du corps à corps rapide et fébrile, une arbalète pour combattre de loin tel un lâche ou d’un shotgun pour tout vaporiser devant nous. Ainsi qu’une dernière arme que je ne vais pas divulgâcher, mais qui ajoute encore une touche de gameplay très intéressante. Ces armes secondaires permettent aussi de conclure les combos démarrés avec le harpon avec une attaque dévastatrice.

Inventaire

L’inventaire du début de partie

Il faut aussi compter avec des chapeaux qui fournissent des pouvoirs passifs ou des attaques ultimes. On peut avoir le couvre-chef de Raiden (Mortal Kombat) qui ajoute de l’électricité à nos attaques (ne pas utiliser les pieds dans l’eau). Un autre qui nous offre une attaque et une immunité à l’acide ou celui de Crocodile Dundee qui nous donne l’air cool.

Les combats sont très agréables, même si la difficulté n’est pas très élevée. Il aura fallu que j’arrive dans la salle d’un boss avec 50% de ma vie pour avoir mon premier vrai challenge.

Ambiance coupée décapitée

Le style pixel art très grossier d’Olija pourra rebuter quelques joueurs, mais au final le jeu dégage une ambiance qui lui est propre et qui est raccord avec son propos. Le sound-design est très soigné et donne aux combats une dimension héroïque tandis que les restes de nos ennemis se répandent sur les murs. Les musiques tantôt calmes tantôt épiques sont très bonnes et collent très bien aux différentes atmosphères.

Chapeaux

J’aime faire les boutiques

Héros, héros, petit pas harpon

Les possibilités de builds (harpons, armes secondaires et chapeaux) sont assez nombreuses. Malheureusement, la faible durée du jeu (quatre à cinq heures) ne nous permettra pas de tester toutes les combinaisons possibles. Quelques niveaux de plus avec une difficulté plus corsée n’auraient pas été de trop. Déjà pour notre plaisir, mais également pour atteindre son plein potentiel. Les combats sont brouillons lorsque l’on ne maîtrise pas encore notre harpon et le temps de devenir un guerrier aguerri, le jeu est terminé nous laissant un petit goût d’inachevé. La possibilité de lancer une partie en « new game + » aurait pu donner l’envie de refaire toute l’aventure et de collecter les quarantes bateaux en bouteille cachés un peu partout dans le jeu. Mais cette partie intéressera uniquement les navibotellistes.

Quai

Notre point de départ

Comme cité plus haut, le gros point faible de Olija est sa durée de vie bien trop courte. Surtout si on le compare à des titres comme Hollow Knight qui est vendu au même prix. Ainsi, durée et prix sont les seules choses que je peux critiquer pour ce titre. Les combats contre les boss sont bien pensés, inventifs et on regrettera de ne pas en avoir plus. Ils sont vraiment le point fort du jeu. Je vous conseille chaleureusement Olija, mais surtout si vous le trouvez en solde. Sa difficulté accessible le rend alors idéal pour les casuals gamers et les amateurs de jeux indé.

8 bouteilles de rhum sur 10.

Testé sur PC. Également disponible sur PS4, Xbox One et Switch.

Author: Dinomik

Dinomik vient d’un lointain futur afin de prévenir l’humanité d’un grand danger. Il a finalement décidé de rester afin de profiter des nombreux univers graphiques de cette magnifique époque. Il ne rentrera que lorsqu’il aura lu le dernier chapitre de One Piece. À force, il en a d’ailleurs oublié sa mission, car trop de distractions s'offrent à lui. Car en plus des jeux vidéo, il s’est ouvert au monde du hip-hop, de la bande dessinée et du cinéma scellant ainsi son destin. Et celui du monde qu’il devait sauver… Bon en vrai, Founet notre chef, avait besoin d’un autre bougre avec des ascendances du côté obscur de la barrière de rösti. On l’a ramassé dans la rue et on fait semblant de croire à son histoire parce qu’il bosse bien.

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