Les Samouraïs qui disent Iki Iki Iki Iki Pa-tang [ Ghost of Tsushima Director’s Cut : Iki Island ]

Une tournée de saké pour vous si vous avez la référence du titre et si vous ne l’avez pas, il est toujours temps d’accéder à la haute culture. Bref, trêve de tergiversations, nous voilà en présence de Ghost of Tsushima Director’s Cut. Et donc de contenu supplémentaire pour le meilleur jeu en monde ouvert de la décennie. Direction l’île d’Iki, proche voisine de Tsushima.

Alors que le jeu de base narrait la reconquête épique de l’île de Tsushima par Jin Sakai, Ghost of Tsushima Director’s Cut nous propose une petite histoire se déroulant en parallèle. En effet, une vilaine chamane mongole sème la terreur sur la petite île de Iki. Et Jin Sakai ne l’entendra évidemment pas de cette oreille. Nous partons donc enquêter sur les méfaits de « L’Aigle » qui amène avec elle un nouveau type d’ennemi. Les chamans deviendront sans nul doute votre cible prioritaire dans les combats. Effectivement, ces braves hommes, au lieu de vous proposer de rencontrer votre animal totem et votre enfant intérieur, vont enrager leurs coéquipiers pour qu’ils vous redoublent leurs efforts à vous mettre des mandales.

Ghost of Tsushima Director's Cut

Sur Iki Island, le soleil se couche en 4K 60fps.

 

そうではない。 私がお前の父親だ。

Néanmoins, L’Aigle, elle au moins va nous proposer une thérapie éclair à coup de psychotropes. Ainsi Jin Skywalker aura la chance de revenir sur les traces de sa relation avec son père en armure noire. Le scénario est convenu, on le voit venir à chaque étape, mais il reste de très bonne qualité. Et il faut admettre, tout comme l’histoire du jeu de base, elle est mise en scène de manière phénoménale et brillamment jouée par les comédiens. Oui, il est possible que j’aie lâché une larme – damn you Lord Shimura.

Je l’avoue, j’étais 100% preneur de n’importe quel ajout de contenu pour un jeu que j’ai autant aimé. Malgré tout, l’histoire de la confrontation avec L’Aigle m’a semblé anecdotique. Une excuse pour amener des flashbacks dans la jeunesse de Jin. Ces flashbacks de Jin et de son père, eux par contre, sont d’une très grande qualité et constituent le réel intérêt de ce DLC au niveau de l’histoire.

 

Ghost of Tsushima Director's Cut

Sous « Vraiment très beau » dans le dictionnaire, il y a Ghost of Tsushima.

 

Quoi de neuf Senpai ?

Si beaucoup de gens seront ravis de pouvoir maintenant aussi gratter la tête de chats, de biches et de singes en plus des renards présents dans la version de base, il faut admettre que ce DLC n’apporte pas grand-chose au gameplay. Il est maintenant possible de piétiner les ennemis avec son cheval grâce à de nouvelles compétences dédiées. Mais cela reste minime et pas très intéressant. Le DLC apporte tout de même son lot de nouvelles quêtes secondaires et de mini-jeux sur la carte de l’île d’ici (Haïkus, etc.). Si vous avez aimé autant que moi découvrir ceux-ci dans le jeu principal, vous aurez de quoi vous faire plaisir. De nouvelles options cosmétiques sont également présentes, notamment les armures inspirées par les licences de God of War, Bloodborn et Shadow of the Colossus.

 

Ghost of Tsushima Director's Cut

Pardon messieurs, mais c’était mon spot là sous les glycines.

 

La coupure du Directeur

En plus de l’île d’Iki, Ghost of Tsushima Director’s Cut est également l’occasion de passer dans le monde merveilleux du 4K 60 fps afin de justifier l’achat de votre PS5. Est-ce que cela vaut la peine me demanderez vous ? Cela dépend, est-il important de nettoyer vos lunettes avant d’aller au Louvre ? À vous de voir si vous êtes un barbare ou non. Le jeu était très beau sur PS4, il est sublime dans cette version. OK je suis probablement biaisé par mon amour de l’esthétique du Japon. Néanmoins, je reste stupéfait qu’un rendu et une fluidité pareille soient possibles dans un jeu vidéo.

 

TocToc

Avant que les gens ne meurent en faisant des selfies, il y avait Jin Sakai.

 

Pour moi, cela vaut les 10.- supplémentaires que coûte la mise à niveau (en plus des 20.- du DLC Iki Island). À vous de voir l’importance des 60 fps pour vous, mais s’il y a bien un jeu qui profite de cette fluidité, c’est Ghost of Tsushima. Tant au niveau de l’animation des décors que lorsque l’on croise le fer. Sucker Punch (les développeurs) ont également ajouté quelques effets utilisant les nouvelles fonctionnalités de feedback de la manette PS5, mais personnellement cela ne m’a pas bluffé (comme Returnal avait pu le faire). À noter aussi que du contenu gratuit pour le mode multijoueur (Legends) vient d’être ajouté.

 

Tsushima Director's Cut

Jin Sakai : Ghost, Samouraï et chirurgien esthétique.

 

Ce Director’s Cut représente environs cinq ou six heures de jeu pour l’histoire. Avec, peut-être, quatre ou cinq heures de plus pour nettoyer l’île de fond en comble. Le calcul est assez simple. Si vous avez aimé Ghost of Tsushima et vous en voulez plus, alors allez-y les yeux fermés. Si vous cherchez des vraies nouveautés de gameplay et une histoire révolutionnaire, attendez plutôt l’éventuel deuxième opus.

 

Note : (les) 7 Samouraïs sur 10.

Testé sur PS5 et disponible également sur PS4 (le DLC Iki Island, sans la mise à niveau graphique)

 

Author: Teiki

Recrue la plus prolifique du mercato du marché suisse romand du jeu de mots à 5 syllabes, Teiki (El Matador pour les intimes) est LE nouveau ancien rédacteur de Semper Ludo. Il gravit vite les échelons et grâce à quelques coups de langue bien placé, le voilà déjà en train de remplacer Founet à l’animation de Podcast. Son talent de marchandage s’est créé tôt dans sa jeunesse où il devint un pilier de l’échange d’objet inutile dans Everquest. C’est certainement cet événement qui l’oblige inlassablement à jouer à des jeux avec du loot vert, bleu, violet et orange. Ancien champion de pétanque sans cochonnet, lors d’un accident de roulade, il dû se reconvertir à la randonnée avec les pieds. Son corps est un temple où seules les personnes qui ont enlevé leurs chaussures peuvent entrer.

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