Et il m’a mis la fièvre pendant des heures [Transport Fever 2 – PC]

Tchou tchou ! Tagadam tagadam ! Tchou tchou ! Tougoudoum tougoudoum tougoudum! Tchou Tchou ! Poot poot poot poot poot ! Tagadam tagadam tagadam ! Tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu! Dong ding dong ! Vrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr ! Tshitshitshitshitshitshitshiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Transport Fever 2

Transport Fever 2 : le retour de la vengeance contre-attaque. Définitivement, nos copains d’Urban Games à Schaffhouse ont choisi le jeu de gestion de transport comme sacerdoce. On s’était quitté avec Transport Fever qui s’avérait être une suite bonifiée de l’intéressant Train Fever. Nous voici donc avec la dernière itération de ce Transport Tycoon à la sauce Heimatland.

Allons-y tout de go, ce n’est pas une révolution, mais une évolution. Pour tout vous dire, Transport Fever 2 est enfin un jeu abouti, débarrassé d’un certain nombre des lourdeurs et des maladresses de ses prédécesseurs.

Let’s ride the train of your life. Transport Fever 2

En effet, le jeu possède enfin une interface utilisateur digne de ce nom. Agréable sans être géniale non plus, elle sait se faire oublier, ce qui est un bon point pour un tel type de jeu.

Les graphismes sont toujours aussi sympathiques et ce coup-ci, Urban Games a pensé à l’optimisation dès le début. Il ne faudra pas moins qu’un réseau monstrueux de trains et d’avions pour constater que le jeu commence à patiner sur ses rails (tel le Régio express Neuchâtel-La Chaux-de-Fonds en plein hiver tard le soir #toimêmetusais). On est donc peinard un moment.

Transport fever 2 Une belle et grand gare moderne.

Une belle et grande gare moderne.

En sus de l’interface, d’autres domaines majeurs ont reçu un soin particulier. Déjà un truc tout bête, les panneaux de signalisation pour les voies de train indiquent via une flèche la direction au moment de la pose. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi et mes conducteurs ça veut dire beaucoup. Ça apporte de la clarification et c’est bon pour l’accessibilité du jeu.

This is your trucky day !

La croissance des villes dépend toujours de la manière dont on prend en charge ses besoins. Le changement provient ici de leur spécialisation. Genève vous demandera des produits de luxe et de l’essence pour se développer alors que Le Locle se satisfera d’outils et de pain (situations totalement fictives, cela va de soi). Il faudra donc adapter son réseau de transport en conséquence. Sachant que les chaînes de production complexes existent toujours, bien entendu. Pour faire de l’essence par exemple, on doit amener le brut des champs pétrolifères en direction d’une raffinerie de base qui va le transformer en or noir. Qu’il faudra transporter vers une autre sorte de raffinerie pour obtenir le précieux carburant. Il restera ensuite « juste » à la livrer dans une ville qui le souhaite. Et là, je vous passe les questions d’offres et de demandes.

Fly like an Airbus !

Autre amélioration pour le commun des mortels qui aime avoir des résultats promptement, les développeurs ont choisi de rendre l’utilisation des lignes de transport plus rapide. Je m’explique : précédemment, il y avait une croissance organique lorsque vous mettiez en branle une nouvelle ligne. Et ça pouvait prendre un certain temps avant d’être profitable. Cette mécanique existe toujours, mais elle a été accélérée. Ça ne change pas grand-chose in fine, mais ça rendra néanmoins heureux nombre d’esprits chagrins.

Dans la liste des chouettes améliorations, je me dois aussi de vous parler des stations modulables. Il est en effet possible d’ajouter des voies (train, bus, avion) et des quais (bateau) au fur et à mesure des sollicitations. Cette autonomie d’agrandissement se double de l’option de compléter sa gare de passager d’un quai de marchandise, par exemple. Et vice versa. En quelques mots : c’est plus réaliste, plus pratique et on se demande bien comment on faisait avant.

Transport fever 2 C'est beau comme du Baudelaire.

C’est beau comme du Baudelaire.

Mais le truc le plus cool qui donne sa pleine mesure avec ce nouveau Transport Fever, c’est clairement la vitesse de croisière atteinte par le modding. Le Steam Workshop tourne à toute vapeur et ce genre de jeu le lui rend bien. Déjà qu’à la base, il est chronophage, avec les ajouts qu’on peut y trouver, on frôle l’abus (au sens positif).

I’m on a boat !

Le mode bac à sable, outre les changements susmentionnés, ne s’est pas fondamentalement transformé. Il permet cependant de jouer dans trois environnements différents, dont un nouveau (les îles) qui met en avant le trafic maritime. La génération procédurale de la carte est entièrement paramétrable (du nombre de villes à la densité d’arbre). Un passionné patient et minutieux peut également envisager de partir de rien pour créer son propre petit paradis.

Transport fever 2 Une ville dont on s'occuper est une ville qui se développe.

Une ville dont on s’occuper est une ville qui se développe.

Diesel Power ! Transport Fever 2

En plus de ce mode bac à sable, le jeu propose trois campagnes franchement sympas. Avec une difficulté progressive et basée, comme dans les précédents opus, sur des événements historiques (développement du tourisme à Majorque, installation du chemin de fer par la Compagnie des Indes néerlandaises en Indonésie, etc.), elles servent de tutoriel plutôt bien ficelé.

Deux bémols cependant par rapport à ces campagnes et sur le reste du jeu globalement :

Premièrement, le jeu n’est pas forcément facile. Corollaire, il faut des bases dans ce genre de jeu ou alors la patience de se faire un peu violence pour le maîtriser. Et donc pouvoir apprécier pleinement la puissance de cette belle usine à sac de nœuds ferroviaire.

Deuxièmement, il subsiste un certain nombre de bugs dans les scenarii. En effet, lors de la campagne, j’ai eu de la peine à comprendre ou à résoudre certaines tâches secondaires. Rien de dramatique qui ne puisse être tiré au clair avec un passage sur YouTube, mais ça ne fait pas très Suisse tout ça.

The wheels on a bus round and round and down !

Tient-on enfin l’itération ultime de la série des Fever ? On s’en approche. Mais il s’agit bien, encore une fois, d’une évolution et pas d’une révolution. C’est d’ailleurs pour cela que je me suis permis de ne pas entrer dans tous les détails. En effet, je vous recommande vivement, si cela vous intéresse, de lire mes précédents textes sur ces deux illustres aïeuls : Train Fever et Transport Fever.

Tout ça pour dire : pas à pas, Urban Games est gentiment en train de devenir une très bonne référence dans le milieu des types qui passent des heures à construire des trucs. Et ça, c’est cool.

Note: 8 minutes de retard sur l’horaire/10

Author: Zyvon

Élevé à la dure par des parents aux penchants amish, hermétiques à la technologie, l’accès aux jeux vidéo n’a pas été facile pour Zyvon. C’est en utilisant l’argent de sa bar-mitzvah, reçu lors de sa première communion, qu’il s’acheta lui-même un ticket pour les mondes diaboliques de la perversion sous la forme d’une Megadrive. #TeamSonic. Malheureusement, il vécu la crucifixion du hérisson bleu comme une trahison et renonça à jamais aux consoles, pour rejoindre les rangs bénis et accueillant de la glorieuse “PC Master Race”, en jurant qu’on ne l’y reprendrait plus. Son éducation sévère mais néanmoins rustique, lui a donné le gout des choses bien faites et faites jusqu’au bout. Zyvon est dur mais juste mais dur.

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