Vampire Souls [Code Vein, PS4]

Chez Semper Ludo, on aime prendre notre temps. De nos jours, entre les jeux pas finis à leur sortie et ceux qui proposent moult contenus dans les mois qui suivent, donner son avis sur un jeu après ses débuts n’a jamais autant eu de sens. Je me justifie comme je peux, car j’ai à tort laissé Code Vein de côté pendant un moment.

Alors Code Vein (CV) c’est quoi ? Pour résumer grossièrement : Dark Souls, mais avec des graphismes d’anime. Alors je vous rassure, CV est bien plus que ça, et ce sur beaucoup de points, mais la comparaison est inévitable. On y reviendra.

Code Vein PS4 éditeur de personnage

L’éditeur de personnage extrêmement poussé… Je vais faire un emo, allez!

Entretien avec un vampire

Vous jouez un revenant. Une sorte de super soldat créé par le gouvernement pour défendre l’humanité après que celle que l’on appelle « la reine » ait perdu le contrôle et se soit abandonnée à la rage. Concrètement, vous êtes un cadavre à qui l’on a injecté un parasite, une sorte de super-vampire. Les revenants ont soif de sang, quitte à se nourrir d’humains, et se transformeront en monstres si leur soif n’est pas étanchée. Tant que leur cœur n’est pas affecté, les revenants renaissent et repartent à l’abattoir.

Vous l’aurez compris, on parle ici d’un élément de gameplay propre à tous les Souls et leurs copies / descendants : mourir encore et encore, le tout en perdant l’XP qui vous permet de monter de niveau à chaque point de repos (à moins de retourner la chercher sur votre cadavre). Donc, si vous connaissez Dark Souls, Nioh, Sekiro, ou encore The Surge, dites-vous qu’ici c’est grosso merdo pareil.

En bref : un combat difficile et punitif basé sur l’esquive, la parade et le timing, une division du jeu en différents environnements avec possibilité de se téléporter (et pas mal de retour sur vos pas), un hub central, des ennemis vicieux qui vous attaquent au détour d’un coin, des pièges, des mini-boss, des boss (parfois surdimensionnés), des buffs (d’arme, d’armure, de personnage), des debuffs, du loot, des améliorations, des attaques élémentaires, des PNJ avec des quêtes et des marchands, et finalement la construction d’un style de combat avec les différents armes, armures, et pouvoirs à disposition.

Vous pouvez maintenant reprendre votre souffle.

Code Vein PS4 pouvoirs

Déjà, aïe… Ensuite, notez en bas à droite mes différents pouvoirs actifs.

Redirection professionnelle

Là où CV a décidé d’innover, c’est avec ce qu’ils appellent les « Codes du Sang ». Voyez ça comme une classe dans un RPG plus classique. Chaque code vient avec ses pouvoirs, certains devant être débloqués en les payant (en jeu, on n’est pas chez EA, rangez vos cartes de crédit). Ce code déterminera vos stats. Vous voulez bourriner avec un immense marteau (comme moi), prenez le « berserker » ! Vous préférez lancer des sorts à distance et éviter le contact, pas de problème prenez le code du « caster ». En plus, tout en étant limité par vos stats, vous pouvez très bien faire des mélanges et utiliser les pouvoirs des différentes classes, qu’ils soient actifs ou passifs. Tout ça c’est bien joli me direz-vous, mais dans les autres jeux aussi je peux choisir une classe.. !

Oui, mais là tu changes quand tu veux, à la volée (au calme quand même, faut pas déconner). Si après soixante niveaux vous voulez changer complètement de style de combat, c’est possible. Par contre, attention à garder des armures et des armes adaptées dans votre inventaire en cas de besoin. Du coup, vu que vous ne choisissez pas vos stats, monter de niveau augmentera un peu tout et c’est vraiment le choix d’armes et d’armures qui déterminera votre style de combat.

Code Vein PS4 hub

Le hub, rien à voir avec cousin Hub’.

À deux, c’est mieux

Vous êtes en permanence soutenu par un compagnon à choisir entre trois (plus par la suite). En solo, c’est pas mal pour équilibrer le style de jeu. Moi qui bourrine, j’ai tendance à choisir un compagnon plus porté sur les attaques à distance. Je n’ai malheureusement pas pu tester la co-op faute d’amis, mais vous pouvez facilement rejoindre des randoms pour taper du gros monstre joyeusement. Ça permet de farmer des boss facilement en proposant son assistance, et à l’inverse un joueur moins expérimenté peut avoir un peu d’aide pour les passages difficiles. J’ai trouvé CV plus facile que ses clones, probablement à cause de l’IA qui m’aidait. Mais ne vous inquiétez pas, vous allez quand même mourir quelques fois. Un tandem de boss m’a donné du fil à retordre, mais la grosse différence réside dans le fait qu’ils devraient vous demander quelques essais seulement et pas cinquante comme ailleurs.

Code Vein PS4 décors

Bon c’est joli quand même, juste un peu terne par moments.

Le combat est correct, néanmoins les IA passent parfois de débiles à intouchables en l’espace de quelques secondes, coéquipiers compris. Voir votre pote faire des roulades à l’infini autour d’un ennemi, ça n’a pas de prix. Les hitbox font aussi un peu ce qu’elles veulent si vous commencez à trop coller votre adversaire. Cependant, le sel du combat de Code Vein vient des pouvoirs qui sont très cools à utiliser. Votre jauge d’ichor (la mana) se régénère grâce aux coups portés à l’ennemi, ce qui force à ne pas en abuser et favorise le contact.

Code Vein PS4 animation

Une animation lorsque l’on porte un coup critique dans le dos. Mais souvent la caméra part aux fraises.

Un jeu bien japonais

Si on décide de s’attarder sur ce qui différencie Code Vein de ses compères, il faut citer son histoire et sa narration. Vous allez en bouffer de la cinématique croyez-moi. Chez Namco, on s’ennuie pas à cacher des centaines de textes un peu partout pour en dire plus sur l’univers, on s’en fout, on fait un film. Alors oui, Nioh ou encore Sekiro font pareil, mais je mettrais ma couille gauche à couper que CV a dix fois plus de cinématiques, et des longues en plus.

Franchement, ça casse un peu le rythme, mais ça vaut la peine. L’histoire est assez épique, une base de science-fiction / fantasy avec des retournements de situation et des trahisons de tous les côtés, des drames familiaux… Tout ce qui fait un bon JRPG en fait. Et voilà pourquoi CV se rapproche étrangement plus d’un Final Fantasy voire d’un anime japonais épique que d’un Dark Souls.

Code Vein PS4 japon

Une très belle paire de…. revenants! On est bien dans un jeu japonais.

Vampire bebop

D’ailleurs, la bande-son contribue également à cette ambiance avec ses mélodies au piano accompagnées d’arrangements orchestraux, suivies de marches épiques soutenues par des chœurs. On a parfois l’impression de visiter un village de JRPG typique grâce à la bande-son pendant les moments calmes, ou de jouer le générique d’un anime top classe pendant les combats, mais on ne s’en lasse pas. On ne parle plus assez de la place de la musique dans les jeux vidéo, mais elle apporte clairement une pierre vitale à l’édifice. Au même titre que des bruitages pourris peuvent ruiner un jeu. Le travail de doublage est correct sans plus, tout comme les effets sonores, mais la bande-son vaut le détour. Et rien que pour ça, Code Vein fait déjà partie de mes préférés quand on parle des jeux « aladarksoule ».

C’est fouillé, mais ça me rappelle étrangement quelque chose…

Parlons un peu performances. CV n’est pas moche, loin de là, et j’aime beaucoup le style néo-futuristico-gothique du truc, mais le jeu en demande déjà trop à la PS4 basique du pauvre que je possède. Ça reste jouable et ce n’est pas non plus systématique, mais les chutes à quinze images / seconde parce qu’il y a un peu trop de particules à l’écran, c’est pénible. Les environnements ne sont pas à tomber par terre non plus. On est loin des proportions épiques d’un Dark Souls 3. En plus, certains « niveaux » sont assez pauvres visuellement, avec parfois de looooongs couloirs pour permettre au jeu de charger.

Non ce n’est pas un boss, juste le jeu qui charge.

Finalement, Code Vein réussit à accrocher malgré ses imperfections. Et vous mettrez dans les trente heures pour le finir, et ce avec plaisir. Il vaut la peine, alors ne passez pas à côté ! En plus, le premier DLC vient de sortir et deux autres sont prévus en février et mars.

9 Sephiroth sur 10

Également disponible sur PC et Xbox One

 

Author: Marsouin

Un homme, une œuvre, une légende ! Ainsi se résume Marsouin, de son vrai nom Marcel Soupape. Il fit ses premiers pas vers la gloire avec la console NES, grâce à son mentor et modèle, son frère. Et tout de suite, c’est le tourbillon et l’enchaînement, notamment, de la Super NES, la N64, la Dreamcast (pas son meilleurs passage), Playstation, Xbox et enfin Xbox 360. Malgré une légère décadence dans son parcours, compensé notamment par sa liaison constante avec un PC, ce n’est rien comparé à la traversée du désert qui suivi. Ni les consoles, ni les PC ne furent d’intérêt pour lui, mais seulement les femmes, l’alcool, la drogue (Les Tuc) et le Djent. Un classique, mais l’histoire finit bien. Car soudain, c’est la rédemption! Contacté par Rael directement, il redécouvre son potentiel via un bol d’urine tous les matins et s’achète une PS4. Depuis le succès est à nouveau au rendez-vous, comme une annonce d’apocalypse.

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