Le roi accorde audience ! [ Crusader Kings 3 : Royal Court ]

Je vais vous parler d’un DLC pour le meilleur jeu sorti en 2020. Non, pas Animal Crossing ni Ghost of Tsushima ni Cyberpunk 2077 ni The Last of Us 2 ni Demon’s souls ni Doom Eternal ni Ori ni Flight Sim ni… Damned y a quand même eu un paquet de grosses sorties en 2020 quand on regarde dans le rétro. Non, je parle bien sûr de Crusader Kings 3. Un jeu pour lequel j’ai écrit un test-fleuve à la hauteur de sa grandeur.

Et voici que sort son premier vrai DLC : Royal Court.

Mais avant de parler de ce dernier, laissez-moi vous rappeler le modèle économique de l’éditeur Paradox qui se base depuis bien longtemps sur la procédure suivante:

 

Oui, je vous explique ça à la manière d'un programmeur. C'est l'occasion de vous instruire tiens. Savoir un peu comment ça marche sous le capot de vos jeux favoris c'est peut-être pas plus mal hein.

Oui, je vous explique ça à la manière d’un programmeur. C’est l’occasion de vous instruire, tiens. Savoir un peu comment ça marche sous le capot de vos jeux favoris c’est peut-être pas plus mal, hein.

 

Sachant que le contenu gratuit est généralement de grande qualité. Les DLC sont plutôt corrects et leur achat équivaut aussi à un soutien du studio pour qu’il continue à développer le jeu.

Je disais donc: on a droit a un nouveau DLC pour Crusader Kings 3 et il s’appelle Royal Court.

Le roi de la basse court.

Son principal but est d’offrir une représentation visuelle de votre cour. En gros, une salle du trône plutôt jolie qui change suivant la culture de votre capitale (arabisante, byzantine, ouest-européenne, etc.). Si rien n’est animé dans cette pièce, il est en revanche possible, en mode photo, de s’y déplacer librement. La plupart des gens qui, dans le jeu sont sensés résider dans votre palais s’y trouvent et sont cliquables directement (pour interagir avec eux, une des actions principales du jeu).

 

La Cour du Roy!

La Cour du Roy!

 

Il est possible d’accorder des audiences régulièrement, ce qui a le mérite de déclencher plein de petits événements. Ces derniers pimentent agréablement votre quotidien de dirigeant. Hors de ces moments officiels, vos courtisans, employés ou familiers peuvent parfois vous interpeller, créant là aussi des interactions plutôt sympathiques.

Le luxe et la qualité de votre cour vous octroient toutes sortes de bonus (et/ou malus) en fonction de combien vous dépensez pour maintenir sa réputation. Il est possible d’installer de nombreux artefacts pour améliorer son prestige. Livres richement enluminurés, coffres à trésor, trophées de chasse, bannières prises à l’ennemi ou tapisseries à la gloire de votre lignée sont déployables dans cette salle. Si tous ces objets sont accumulables par la conquête, on peut généralement en obtenir en prenant sous votre patronage nombre d’artisans et d’artistes de réputation égale à la quantité d’écus que vous êtes capable de leur promettre.

 

Il est possible de se stuffer maintenant.

Il est possible de se stuffer maintenant [NDTeiki : Ok, maintenant tu m’as convaincu].

Chaque nouvelle création de colifichets est l’occasion de vivre une mini quête souvent bien écrite. Il s’agit souvent également d’un cercle vertueux: plus votre cour est prestigieuse, plus la qualité de vos potentiels invités augmente. Les chances de pouvoir recruter de preux chevaliers adeptes de prouesses sur le champ de bataille se multiplient. Il en est de même pour les érudits qui vous apprendront des choses exotiques, ou les meilleurs médecins pour soigner votre famille et des nobles déchus, mais prestigieux qui viendront vous demander de les aider à retrouver leurs terres (et que vous pourrez utiliser comme Casus Belli pour agrandir vos territoires avec ces nouveaux vassaux).

La culture, c’est comme la confiture.

Royal Court propose également une refonte de la gestion de la Culture. Il sera dorénavant possible d’hybrider plusieurs cultures pour en créer de nouvelles. Par exemple, en mélangeant la culture française avec la rhénane, on crée la culture alsacienne. Mais on peut aussi les renommer, les personnaliser et mélanger les styles, ainsi que les avantages et les inconvénients de chacune. Mes Romands, hybrides de Français et de Souabes, sont des gens travailleurs, inventifs, habiles en montagne et disciplinés (entre autres). Leurs coutumes et leurs noms de famille sont francs, mais le look de leurs châteaux est germanique.

 

Hybridation culturelle.

Une simulation d’hybridation culturelle, ça ferait plaisir à certains partis français ça.

 

Dans la même veine, il est possible de faire diverger sa propre culture en créant une nouvelle branche. Typiquement, les Français et les Belges sont deux divergences de la culture franque déjà présente au début du jeu.

Et avec ce Royal Court, je vous mets ces mignardises pour rien. Si si, ça me fait plaisir.

En plus de ce contenu payant, voici ce que propose la mise à jour gratuite:

  • Il est possible de nommer vos vassaux et courtisans à un grand nombre de titres (antiquaire, sénéchal, bouffon, poète, aumônier, etc.). Cela vous octroie des bonus en fonction des capacités des personnes que vous choisissez, mais vous coute de l’argent. Et suivant le rôle que vous donnez à ces élus, ils seront heureux ou pas. Attention, certains titres comme gouteur ou garde du corps offrent une situation idéale pour vous assassiner. Il est donc nécessaire et essentiel de nommer des hommes (et des femmes) de confiance.
  • La gestion de la culture a été améliorée même pour le contenu gratuit. Pêle-mêle: niveau d’acceptation de culture étrangère, gestion et recherche de tradition pour le chef culturel (le plus glorieux d’une branche culturelle), les piliers de chaque culture (héritage, langue, tradition militaire, etc.) sont affinés (et modifiables avec le DLC) et vous permettent de changer de culture en connaissance de cause (ce n’est pas facile cependant).
  • Votre personnage peut lancer des quêtes d’apprentissage d’autres langues. Ce qui lui permet de créer des affinités avec des gens d’autres cultures. Le nombre de langues qu’une personne peut apprendre limité par son niveau d’intelligence.
  • Votre intendant peut maintenant répandre votre culture dans vos territoires.
  • Votre personnage peut porter une armure, des armes, des porte-bonheurs et autres décorations sur lui. Il faut payer pour les réparer de temps en temps. Si avec le DLC ces objets sont craftable via vos artisans, il est également possible d’en obtenir sur le champ de bataille. Du coup, on déclare des guerres pour récupérer les artefacts de nos ancêtres par exemple. Il est également possible de mettre en place des intrigues pour les voler discrètement ou via un duel.
  • On peut maintenant personnaliser son blason, sa devise et son royaume de manière très complète et intuitive.
  • Ajout d’un certain nombre de capacités (poète, jardinier, chasseur), disponibles par l’entrainement (répétition d’actions) ou par l’intermédiaire de petits événements plutôt sympas.
  • Customisation des couleurs de vos possessions, de votre culture et de votre religion sur la carte, Possibilité également de renommer ses titres: « Ployez le genou devant le maître du puissant Empire Romain Zyvoniste » (cf. photo si dessous).

 

Gloire à notre Pape-Empereur-Grand Manitou!

Gloire à notre Pape-Empereur-Grand Manitou!

Patience est mère de vertu.

Alors il faut faire quoi, Votre Seigneurie? On achète Royal Court? Alors comme d’habitude avec un DLC Paradox, le jeu est mieux après qu’avant, donc il n’est pas nécessaire de se précipiter pour l’obtenir. Je vous conseille grandement de l’ajouter à votre liste de souhaits et d’attendre les soldes. Elles sont souvent généreuses avec ce genre de contenu.

Notes: 7.5 croisades / 10

Testé bien évidemment sur PC, mais également disponible sur PS5 et Xbox Series X|S (et compris dans le Game Pass).

 

Author: Zyvon

Élevé à la dure par des parents aux penchants amish, hermétiques à la technologie, l’accès aux jeux vidéo n’a pas été facile pour Zyvon. C’est en utilisant l’argent de sa bar-mitzvah, reçu lors de sa première communion, qu’il s’acheta lui-même un ticket pour les mondes diaboliques de la perversion sous la forme d’une Megadrive. #TeamSonic. Malheureusement, il vécu la crucifixion du hérisson bleu comme une trahison et renonça à jamais aux consoles, pour rejoindre les rangs bénis et accueillant de la glorieuse “PC Master Race”, en jurant qu’on ne l’y reprendrait plus. Son éducation sévère mais néanmoins rustique, lui a donné le gout des choses bien faites et faites jusqu’au bout. Zyvon est dur mais juste mais dur.

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