Les Gadins de la Galak-chie [Les Gardiens de la Galaxie]

Je suis trop vieux pour ces conneries, épisode 49. Oui, je commence à radoter. Mais que voulez-vous, la vieillesse est un naufrage. Les Gardiens de la Galaxie est un jeu fast food. Et les anciens ça gueule contre la malbouffe. On ne se refait pas ma bonne dame.

Attention, je suis néanmoins un sénior qui s’intéresse à ce qui ambiance la jeunesse oklm toi-même tu sais. J’ai vu les deux films des Gardiens et une bonne partie de la grande fresque de l’Univers Cinématographique de la Merveille (à lire avec l’accent de la belle province). Et j’ai pas trouvé ça généralement désagréable. Un peu clinquant et « américain » (comme disait mon grand-père devant Top Models, anecdote véridique), mais ça se laisse voir. Les Gardiens de la Galaxie n’étant de loin pas les plus mauvais opus de la mamelle gauche de la vache à fric de tonton Walt (la droite fait piou-piou dans l’espace, pour ceux qui n’avait pas encore tilté).

Groot au fromage

Le scénario de cette adaptation vidéoludique m’a laissé les mêmes sentiments. Personnages caricaturaux, mais plutôt bonnards. Histoire intéressante, mais pas extrêmement originale. On y passe néanmoins un moment sympathique comme une série Netflix lambda, dont on oublie le nom trois mois après.

L’ambiance sonore #okboomer à base de Power Rock des années 80 fait tout pour flatter mon corps abîmé par le temps. Et elle le fait sacrément bien. C’est vite vu, il m’est arrivé de lancer le jeu, de rester dans les menus et d’aller checker mes mails ou lire les nouvelles #activitésdancien en laissant tourner la musique en arrière-plan.

 

Piou! Piou! Piou!

Piou! Piou! Piou!

 

Bon, jusqu’ici tout va bien. On est pas dans le jeu du siècle, mais on passe une bonne soirée. Et si on parlait du gameplay?

Spara-Drax

Et là, ça se gâte. Il parait que ça ressemble à de l’Uncharted ou du Ratchet & Clank. Moi je peux pas vous dire, je fréquente pas tant ces jeux de basse extraction consolesque. Par contre, ce que je constate, c’est que soit ils font mieux le taf, soit les PGMS des bacs à sable ne sont pas bien exigeants.

Parce que voilà ce que j’ai vécu: QTEs infâmes dans des couloirs, suivis de grosses mêlées incompréhensibles dans des arènes, avec des ennemis plus ou moins costauds dans lesquels tu spams les pouvoirs spéciaux des coéquipiers pour que ça finisse (je reviens sur les combats en détail plus loin). Enfin ça, c’est quand tu interromps les douze mille cutscenes à la minute. Même si elles sont plutôt sympas, c’est vrai. Ils auraient dû en faire un film, en fait. Les affrontements de boss sont un poil moins creux. Trouver ce qu’il faut faire pour leur faire mal. Puis bis repetita, on enchaîne les coups spéciaux jusqu’au QTE final. Beurk beurk beurk.

Prise de tête-Thanos

Enfin, de temps à autre, de petites énigmes apparaissent dans lesquelles il s’agit souvent de trouver quel compagnon à la capacité de nous sortir de la situation. Rigolo les cinq premières fois, cela devient petit à petit fastidieux. À tel point que dans le dernier quart du jeu, les devs s’en sont rendu compte et les énigmes se résolvent toutes seules (le perso qui doit être utilisé fait ce qu’il a à faire sans en recevoir l’ordre). Étonnant on dira.

Côté réalisation, l’ensemble flatte plutôt bien ma RTX 3080 (oui, vieux et bourgeois, le gauchisme c’est plus ce que c’était). Les persos, fort bien animés, donnent une impression assez organique tant en combat que dans les passages « à la Mass Effect » d’interaction dans le vaisseau. À ce propos, on peut relever l’idée de pouvoir influencer légèrement le déroulement du jeu (missions un peu différentes, alliés supplémentaires durant certaines phases) suivant les réponses données dans les discussions in game. Que ça soit avec nos coéquipiers ou avec d’autres intervenants. Bref, même si ça reste des détails, ils sont carrément sympathiques.

 

Me myself and the dudes. Les Gardiens de la Galaxie baby!

Me, myself and the dudes. Les Gardiens de la Galaxie baby!

 

Les Gardiens de la Galaxie est plutôt bien fini. Pourtant, j’ai quand même expérimenté quelques bugs bien chelous. Des problèmes de collisions graphiques suivant les tenues qu’on choisit pour nos potes (oui, on peut jouer à la poupée) apparaissent de temps en temps. Pas bien grave, mais ça fait tâche. Plus dérangeant, les moments où je me suis retrouvé coincé dans le décor. Ou encore ceux qui bloquaient une partie des touches de ma manette. Dans les deux cas, il a fallu quitter le jeu violemment pour me sortir de ces situations.

Gamora, par amour du goût!

Bon, comme promis, un mot plus spécifique sur les combats. Pour faire court, c’est un immense bordel et en même temps, c’est extrêmement simpliste #teamOximore. Donc on joue le bogoss Peter Quill. Armé de deux flingues dont il est possible de changer les effets (feu, glace, électricité ou télékinésie) via la croix directionnelle. Parfois, les ennemies possèdent un bouclier et la couleur de ce dernier indique quelles « munitions » le perceront.

Autour, nos quatre copains combattent de manière autonome. Enfin pas si autonome en fait. Car une pression sur un bouton dédié ouvre un menu pour vos quatre compères. Ce même menu en ouvre un autre. Et là, on sélectionne la capacité du personnage que l’on souhaite activer. Une autre touche ouvre le même genre de menu pour notre héros. On se retrouve donc à jongler avec tous ces affichages avec un temps ralenti en plein affrontement.

Starlord of the ruine

C’est très très fouilli et on finit par se concentrer sur les cooldowns et la gestion des menus plus que des combats. On évite alors les affrontements pour Quill, afin de le garder au chaud pour ranimer ses potes et déclencher leurs coups spéciaux. Cerise confite sur ce gâteau un poil indigeste, il est possible, quand une jauge, dont je ne sais comment elle se remplit, est pleine, de convoquer une sorte de temps mort/team building. Ici, on doit sortir la phrase de motivation correcte (entre deux à choix) pour bénéficier de trente secondes de capacités de tous nos alliés sans cooldown aucun. Dans ces cas-là, on spam encore plus que de raison les attaques ultimes de tout le monde. D’accord, c’est spectaculaire à regarder, mais est-ce fun? Bof et je suis gentil.

 

Les menus sont nos amis, il faut les aimer aussi.

Les menus sont nos amis, il faut les aimer aussi.

 

Conclusion? Les Gardiens de la Galaxie, c’est pas désagréable, car c’est un divertissement potable. Mais c’est tout. Parce que, comme déjà écrit, si l’histoire respecte bien le matériel de base et est plutôt regardable, le jeu en tant que tel est juste mauvais. Combats brouillons, QTE (inter)minables et possibilités tactiques faibles. Je suis allé au bout pour l’histoire, mais j’ai enchaîné les facepalms. Si un jour il pleut, que vous le trouvez aux soldes et que le premier degré de Drax vous fait sourire, alors ça peut néanmoins faire son office.

5 spinoffs / 10 films originaux

Testé sur PC, se pratique aussi sur PlayStation 4 & 5, Xbox One & Series X|S et Switch.

 

Author: Zyvon

Élevé à la dure par des parents aux penchants amish, hermétiques à la technologie, l’accès aux jeux vidéo n’a pas été facile pour Zyvon. C’est en utilisant l’argent de sa bar-mitzvah, reçu lors de sa première communion, qu’il s’acheta lui-même un ticket pour les mondes diaboliques de la perversion sous la forme d’une Megadrive. #TeamSonic. Malheureusement, il vécu la crucifixion du hérisson bleu comme une trahison et renonça à jamais aux consoles, pour rejoindre les rangs bénis et accueillant de la glorieuse “PC Master Race”, en jurant qu’on ne l’y reprendrait plus. Son éducation sévère mais néanmoins rustique, lui a donné le gout des choses bien faites et faites jusqu’au bout. Zyvon est dur mais juste mais dur.

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