À chaque fois, systématiquement, qu’il est question de la saga Tropico, j’entends du fin fond de ma mémoire la voix de Carlos chanter « Tropico, Tropico, c’est bon, c’est bon ».
C’est comme ça, il y a des choses qui ne changent pas. En parlant de choses qui ne changent pas, je dois avouer que je n’ai pas bien vu ce qui avait bougé depuis la présentation de l’année dernière. Mais d’abord, on s’installe. Dans le pavillon anglais, on se met bien, je me sers un thé et j’empoigne deux biscuits, tout comme j’aime. Avec Gary, on se pose chez Kalypso et on écoute religieusement ce que Guido Neumann, directeur de l’animation chez Gaming Minds Studio (Allemagne), va nous raconter. Je vais vous le résumer et je vous garde le nouveau pour la fin.
Dans ce jeu de gestion, on incarne donc toujours un dictateur qui a pour objectif de se faire réélire à la tête d’une île des Caraïbes, peuplée de 15’000 habitants. Ceux-ci sont tous simulés avec un comportement « propre ». Chacun a un arbre généalogique, un statut professionnel, des trajets quotidiens, etc. Il est possible d’interagir avec chacun, de prendre des infos sur eux, voire même d’éliminer ceux et celles qui ne marcheraient pas droit. Cette modélisation est assez impressionnante à regarder, car les insulaires n’entrent pas en collision et empruntent toujours le chemin le plus court. À la fin de chaque « mandat », il s’agit donc d’être réélu et le jeu se poursuit tant que c’est le cas.
Votez-vous pour le candidat A ou contre le candidat B ?
On peut personnaliser son dictateur comme une Barbie, mais on peut aussi donner un style à son palace (est-ce qu’on peut lui construire une salle de bal en or, par exemple ?). Mais on peut surtout choisir un style de politique. Sur un tableau à deux axes, on bouge le curseur entre autoritaire et social, de libéral à conservateur. Grâce aux informations récupérées chez les habitants, on peut déterminer comment les convaincre pour qu’ils rejoignent notre bord politique, par la propagande, la manipulation des médias, ou en passant des textes de loi via un « arbre de technologies ».
Vous avez vu passer des avis sur Internet, de gens qui expliquent que la satire de GTA VI n’est plus possible parce que la réalité est déjà tellement grotesque ? Je me demande si avec Tropico 7, on ne touche pas là de trop près à la réalité aussi. Est-ce que ça reste amusant quand ça rappelle trop ce qu’on entend au quotidien? Si, si, le côté caricatural est bien présent. Comme les figures présentes dans la salle des relations internationales qui sont autant de caricatures des hommes et femmes politiques sur le devant de la scène.
Tout est politique
Venons-en alors aux nouveaux éléments annoncés cette année, parce que la plupart des éléments l’avaient déjà été en 2025. De quoi se réjouir d’ailleurs, puisque la mécanique de terraformation fait son apparition, à utiliser avec parcimonie parce que modifier l’île coute très cher. Mais surtout, l’ajout de la coopération en ligne. On aurait bien aimé poser quelques questions à ce sujet, mais l’entretien s’est terminé là, aussi parce que je me suis renversé mon thé dessus en ayant mal fermé le gobelet. Ou alors c’était une technique pour éviter que les journalistes ne posent trop de questions?
Réponse lors de la sortie le 28 janvier sur PC, Xbox Series et PS5. Une démo est disponible sur Steam.
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