Si vous avez suivi les nouvelles, vous saurez que l’industrie du jeu vidéo bat un peu l’aile. Les studios font faillite, les éditeurs virent leurs employés et annulent des projets de toutes parts et les indépendants peinent à trouver des investissements. Si vous n’alliez qu’à la Gamescom, vous ne sauriez rien de tout ça ; les stands sont plus gros et plus chers que jamais, et surtout, il y a trop de jeux. Beaucoup trop de jeux. Dans cette marée incessante de logiciels, malgré ma passion, il y a de quoi se retrouver un peu ennuyé du jeu vidéo. C’est plus ou moins entre la 500ème lecture de description d’un nouveau Rogue-lite basé sur un jeu de casino et la 300ème capture d’écran monochrome d’un jeu d’horreur indé que j’ai perdu la boule. Il fallait que je voie quelque chose de différent… quelque chose que je n’ai pas déjà vu 800 fois auparavant. MAIS OUI! BARBIE!

En réalité, j’avais plusieurs raisons d’aller voir Barbie Horse Ride & Rescue. J’ai déjà évoqué la principale en introduction, mais ce n’était pas la seule. À la Gamescom, l’un des plus grands plaisirs reste le débriefing de fin de journée ; ou même de fin de semaine (voyez comment on s’éclate lors du Podcast). Et dans ces discussions, ce sont souvent les jeux atroces ou les moments lunaires avec des développeurs qui nous font le plus rire. Mon petit rendez-vous Barbie avait tout pour générer des moments cultes. Aussi, ils donnaient des chaussettes Barbie en goodies.
Malheureusement pour moi, Barbie Horse Ride & Rescue est un jeu vidéo tout à fait compétent et ma session de démo était tout ce qu’il y avait de plus terrestre. Manette Xbox Series en main, j’ai pu me balader sur une relativement grande map ouverte pour trouver et dompter des chevaux. J’ai aussi pu faire des courses qui, surprenamment, ont des mécaniques intéressantes. Il faut gérer la jauge d’endurance de son cheval et celle-ci remonte plus vite si on reste sur un chemin.
La subtilité, c’est qu’il n’y a pas de chemin qui mène directement à l’objectif, alors le but est d’optimiser sa route pour rester un maximum sur les chemins, mais aussi savoir quand les quitter pour tracer directement en direction de l’objectif. Je ne vais pas vous dire que je me suis éclaté, les sensations ne sont pas folles et ce n’est clairement pas conçu pour challenger le joueur, mais honnêtement il y a de l’idée.

Fashion au pas
La seule partie qui m’a gentiment fait sourire, c’est le début de la démo où on m’a demandé de créer ma Barbie. Pourquoi voudrais-je passer cinq minutes à créer un personnage qui disparaîtra immédiatement dès la fin de la démo? J’ai fait semblant d’hésiter entre le short rose avec une fermeture éclair et le short rose avec un bouton pour être poli. Je demande pourquoi, mais je le sais très bien. C’est logique après tout, c’est un jeu Barbie et habiller son personnage est un élément clé de la licence.
Toutes les récompenses donnent de l’argent qui va simplement servir à s’acheter plus d’habits. J’ai tout de même été impressionné par la quantité de vêtements proposés. Je dois avouer que je ne comprends pas qui voudrait passer autant de temps à habiller des personnages virtuels, mais chacun son truc. Bref, Barbie Horse Ride & Rescue est le jeu le plus similaire à GTA 6 que j’ai vu à la Gamescom (Mattel, si vous voulez le mettre sur la boîte, c’est cadeau).
Barbie Horse Ride & Rescue est déjà disponible sur mobile et devrait sortir l’année prochaine sur Switch et sur Steam. S’il ne s’agit clairement pas d’un jeu pour moi, je pourrais facilement imaginer mes enfants y jouer. J’attendrais tout de même la version console/PC que les développeurs ont l’intention de vendre comme un produit fini plutôt que de s’appuyer sur un modèle gratuit moins judicieux pour les jeunes.
