Alors que Total War Warhammer 40K a été annoncé pour 2026, les développeurs de Creative Assembly ont sorti un énième DLC pour Total War Warhammer III. Tides of Torment vous propose d’incarner trois nouvelles factions au bénéfice des trois races sélectionnées, dont nous parlerons ci-dessous. Bourrins, nobles ou vicieux, vous pourrez occire vos ennemis afin de dominer nations et continents, dans le but d’imposer votre puissance sur le monde connu. Si, par hasard, mon avis sur la trilogie en question devait vous intéresser, je ne saurais que trop vous conseiller cet excellent podcast…
Chaque faction de Tides of Torment dispose de deux à trois seigneurs et autant de héros uniques, dont un légendaire de chaque. Moult unités exclusives, parmi lesquelles de l’infanterie, de la cavalerie, des troupes d’attaque à distance et toute une ménagerie de monstres. Concernant les campagnes, vous commencerez celles-ci à des points géographiques spécifiques et vous devrez composer avec des mécaniques propres. Détail important : vous pourrez incarner les factions des races qui nécessitent un autre DLC, comme les norses. Autre information utile, vous pouvez également acheter une ou deux des factions séparément.

Parfois lors de la campagne, les facéties de votre cour vous pousseront à faire des choix cornéliens.
Une autre marine est possible…
Les hauts elfes sont un peuple en déclin, exsangues après la guerre civile qui les oppose aux elfes noirs et la guerre de la barbe qu’ils ont perdue contre les nains. Malgré tout, ils demeurent une puissance navale de premier ordre. C’est donc tout naturellement que Tides of Torment vous permet de diriger la patrouille maritime, fleuron des forces de débarquement de cette race aussi noble et ancienne que fière et arrogante. Des Britanniques avec des oreilles pointues, la passion de la bière en moins, si vous voulez mon avis. Ce corps d’élite commence la campagne avec un vaisseau-dragon, unité navale qui vous permettra d’accoster en territoire ennemi. Vous pourrez donc prendre vos adversaires par surprise depuis les flots. Bâtir des colonies elfiques sur d’autres continents vous fera également de bénéficier d’avantages stratégiques, tant militaires que commerciaux.
Démons et merveilles
Slanesh est le dieu chaotique du plaisir, de la vanité, de l’excès et des perversions les plus innommables. Là où l’imposant le dispute à la majesté, où la quête de perfection vire à l’obsession et où la passion laisse place à une luxure et une cruauté débridée, le plus jeune dieu du chaos pourlèche ses lèvres obscènes. Ses sbires de la faction des tourmenteurs peuvent être diriges par Dechala la répudiée, une ancienne princesse elfe devenue championne du chaos. Sous sa forme de femme-serpent aux multiples bras, elle peut manipuler une arme légendaire supplémentaire. En plus des hordes chaotiques, les tourmenteurs comptent dans leur rangs des troupes d’elfes noirs et des monstruosités des hommes-bêtes, qui seront désormais disponibles dans leurs armées respectives. En campagne, vous pourrez pratiquer l’attraction démoniaque pour renforcer vos troupes et utiliser vos ressources en décadence en échange de bonus temporaires.
On perd pas le Norse
Les Norses ou Norscan vivent dans les steppes glacées du nord, là où l’influence du chaos est la plus forte. Les dieux sombres sont centraux et très concrets dans leurs existences. Ce peuple est inspiré des Scandinaves du IXe siècle, qu’on appelle parfois abusivement les vikings, avec tout le folklore qui va avec, aussi inexact historiquement soit-il. Leurs vies sont rudes, violentes et impitoyables. Divisés en dizaines de clans, Tides of Torment vous donne accès aux Dolgan, tribu majeure dans le Lore chaotique, dont cette peuplade est un allié indéfectible. Rompus au pillage et à la piraterie, leurs raids terrifient toutes les nations du sud indistinctement depuis des temps immémoriaux.
Le seigneur légendaire Sayl le parjure, sorcier dévoué au chaos aussi puissant que prompt à la traitrise, sera un atout de choix dans vos campagnes. Beorg Bearstruck, héros de légende mi-ours mi-homme et re mi-ours derrière saura vous convaincre par sa brutalité. Les mammouths de guerre, aussi efficaces contre les troupes ennemies que comme arme de siège raviront petits et grands. Les cavaliers de Kurgan et les chars du grand aigle sont également très utiles pour prendre vos ennemis de vitesse.
Monstre et Cie
Concernant les monstres, les Dolgans peuvent profiter du soutien des terrifiantes chimères ainsi que des gueules de l’effroi, monstres surgissant de sous le champs de bataille, ou encore des Ettins maudits, colosses à deux têtes aussi dévastateurs que schizophrènes, dont la légende raconte qu’ils peuvent à tout moment se retourner contre vous. Pour ce qui est des mécaniques de campagne, les manipulations vous permettront d’obtenir des bonus aux dépens de vos ennemis, tout en attirant sur vous le regard des dieux de la ruine. Le rituel sombre, quant à lui, remplace l’allégeance aux dieux qui régit toutes les autres factions Norscan. Le fourbe Sayl l’infidèle peut bâtir des autels en hommage aux dieux sombres afin de gagner la partie. Paganisme et brutalité sont au programme…
Ad Imperatorem
Dans l’absolu, Tides of Torment est transparent et vous offre exactement ce que vous en attendiez. Pas de surprises, pas de coups fourrés et tout ce qui était promis sera là. Dur de vous le recommander si vous n’êtes pas, comme moi, un grand fan du jeu et/ou du Lore. Pareil si vos races de prédilections ne font pas partie des bénéficiaires. Toutefois, les unités disponibles sont très puissantes. Les mécaniques de campagne sont audacieuses et les monstres jouissifs. Je vous conseille le wiki du jeu qui est très fourni, pour plus de détails.
Note: 8 marteaux de guerre/10
Testé sur PC, dispo sur PC uniquement mais également sur Linux





