La subtilité, ça sert Aryen [Wolfenstein II : The New Collossus, PC]

Wolfenstein. Le premier Doom Quake Wolfenstein-like FPS. Enfin pas celui-ci, l’ancêtre, hein. Notre Wolfenstein II : The New Collosus s’avère lui être la suite de Wolfenstein : The New Order. Lui-même reboot aux hormones du vieillard grabataire sus nommé dans la première phrase.

Ein Volk, Ein Reich, Viele Videospiele

Bon en vrai c’est la suite de Wolfenstein : The New Order, lui-même la suite de Wolfenstein. Lui-même la suite de Return to Castle Wolfenstein. Qui lui est le reboot de l’original et antédiluvien Wolfenstein 3D. Je vous l’écris pas pour pas risquer de surcharger le texte, c’est tout. Oui, bon ben, c’est fait. Désolé.

Le bisaïeul: Wolfenstein 3D

Le bisaïeul: Wolfenstein 3D

Mon Kombat

L’idée de ces reboots, c’est de scénariser la moindre le traditionnel génocide DE Nazis de la série.  En ce qui concerne le nouveau colosse (The New Collossus donc, suivez un peu!), il s’agit d’une histoire dystopique, où ces filoux de teutons, en volant l’or des Juifs, ont trouvés, en cadeau bonux, des technologies futuristes extraterrestres. Avec ça, ils battent les États-Unis des Amériques. Et finalement, ils s’installent là-bas parce que… ben, parce que « America Fuck Yeah » ! Ceci décrit donc de manière particulièrement concise la situation géopolitique mondiale au début du jeu.

Vala, donc nous on joue un ‘ricano-polak, bi-classé juif-DukeNukem, dont le but principal dans la vie consiste à libérer le monde libre de la racaille germanico-satanique. Blazkowicz, c’est son petit nom, vit dans un sous-marin géant chouravé aux frisés de Tonton Adolf. Il sert de « hub » entre les missions, tant pour faire la causette avec ses coéquipiers, que pour se stuffer et avancer dans le scénario.

grün-gelben U-Boot! le beau sous-marin Allemand!

grün-gelben U-Boot! le beau sous-marin Allemand!

Im Herzen des Spiels

Bon, on se concentre maintenant: Wolfenstein est drôle, avec un scénario entre le sérieux, tendance critique de notre société (si si), et le nawak fendart. C’est plutôt bien fichu et j’ai clairement été surpris en bien de ce côté-là. J’avais peur que ça ne soit un peu culcul, comme on dit chez les SS. Hé bien que nenni.

Côté gameplay, le feeling avec les armes est très bon. On ressent vraiment bien la puissance des diverses sulfateuses. Le tir au pigeon de base laisse un sentiment assez jouissif. Et quand il s’agit de dégommer les divers boss qui jalonnent le chemin de Blazkowicz, il faut parfois serrer les fesses. J’ai donc eu un réel plaisir à parcourir le jeu de bout en bout.

Un des meilleurs passages.

Un des meilleurs passages.

Des graphismes carrés et purs, quoiqu’un peu trop (Qui a dit « y A-rien »?)

De manière général, les graphismes tirent (piou-piou-piou) plutôt vers le très beau, mais les environnements manquent parfois de variété. C’est souvent un peu à angle droit (JA!) et trop enfermé (pas assez travaillé ? Il parait pourtant que le travail est libérateur…). Alors oui, je comprends qu’un univers Nazi, ça doit être gris-brun avec quelques touches de rouge, mais un peu plus de couleur et d’organique n’aurait sans doute pas fait de mal.

Gris, mais beau, mais gris.

Gris, mais beau, mais gris.

C’est bien simple, lors des quelques incartades dans la nature, on n’a pas envie que ça s’arrête, car on sait ce que ça augure. En quelques mots comme en cent, vingt minutes de bunker minimum vont suivre et ça va clairement être moins jouasse.

Niveau ambiance, les personnages sont clichés à souhait, mais drôles, attachants et crédibles dans le délire ambiant.

Toute la finesse du moyen-âge!

Toute la finesse du moyen-âge!

Das Tausendjährige Reich (de quelques heures)

Le jeu n’est pas très long, mais il existe une bonne quantité de missions annexes (qui consistent surtout à tuer des hauts-gradés). Elles sont plutôt bien réalisées, toujours scénarisées et rallongent assez bien le jeu pour les aficionados.

Bref, c’est bien.

La grande famille des fachos emfin réunie!

La grande famille des fachos enfin réunie!

La solution conclusion finale

Bon finalement, on ne va pas faire traîner ce test plus longtemps, il se doit d’être comme ce jeu: concis et efficace. Ma bafouille est sans doute moins fun que le titre de MachineGames. Mais ça c’est normal car : 1) le jeu en regorge (de fun). 2) je n’ai malheureusement pas l’impression d’avoir été très drôle.

Bon, entre nous, en même temps, le point 2 coule de source : tu me laisses faire de l’humour sur les Nazis et forcément la police fera fermer Semper Ludo dans la semaine qui suit. Et ça Founet, il veut pas tellement, ce petit joueur. Ça aurait été « gaming » pourtant. #dystopie

Donc : si vous cherchez un jeu prenant et bien réalisé avec une absence de prise de tête, mais avec des clins d’œil intelligents et intéressants, foncez, c’est de la bonne.

Note: Légion 88/100

Ah et sinon, puisque qu’on nage en pleine finesse, entre humour limite et blague pas drôle, juste un petit mot sur la censure qu’a subi le jeu au pays de la choucroute. Outre-Rhin, il existe un article du code pénal qui stipule en gros, qu’il est interdit d’utiliser des symboles Nazis. En conséquence, chez cousine Angela, Hitler a perdu sa moustache et les croix gammées sont des triangles. Il parait également que le doublage en Allemand a été refait et que ça ne ressemble plus à grand chose. Bon, c’est la même chose avec chaque Wolfenstein. Voilà, vous êtes au courant comme ça.

Jouable, en plus des machines de la Master Race, également sur Zony AbspielenBanhof 4, Mikrosanft XKasten Ein und Nintend’o Switch (sortie prévue courant 2018).

 

Coucou toi!

Coucou toi!



					

Author: Zyvon

Élevé à la dure par des parents aux penchants amish, hermétiques à la technologie, l’accès aux jeux vidéo n’a pas été facile pour Zyvon. C’est en utilisant l’argent de sa bar-mitzvah, reçu lors de sa première communion, qu’il s’acheta lui-même un ticket pour les mondes diaboliques de la perversion sous la forme d’une Megadrive. #TeamSonic. Malheureusement, il vécu la crucifixion du hérisson bleu comme une trahison et renonça à jamais aux consoles, pour rejoindre les rangs bénis et accueillant de la glorieuse “PC Master Race”, en jurant qu’on ne l’y reprendrait plus. Son éducation sévère mais néanmoins rustique, lui a donné le gout des choses bien faites et faites jusqu’au bout. Zyvon est dur mais juste mais dur.

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