Gamescom 2016: The Last Guardian sort de son trou

Après de longues années d’incubation, The Last Guardian est prêt d’éclore.

Développé par l’équipe japonaise de Fumito Ueda, The Last Guardian est un jeu d’aventure avec un penchant pour le contemplatif. On y incarne un jeune garçon couvert de tatouages dans un monde où les chimères sorties des livres de contes sont apparemment monnaie courante. Durant cette petite demi-heure que dure le chapitre d’introduction, on reçoit tout de suite une première baffe graphique. Visuellement, le jeu est soigné et l’animation travaillée. C’est au joueur de découvrir les actions possibles puisqu’il n’y a pratiquement aucune information à l’écran. Pas de petite fée non plus pour nous dire où aller, mais une narration qui raconte nos pensées et suggère des actions potentielles. Le tout bien sûr dans une langue imaginaire, on va pas faire les choses à moitié! Au boulot donc! Après avoir requinqué Trico, notre chat-chien-géant-ailé-avec-des-cornes-et-qui-tire-des-lasers préféré, je tente de l’amener où je veux pour pouvoir accéder à la suite en grimpant sur son dos acheter viagra pfizer. Attends, est-ce que je viens de lui dire “Par ici mon minou” ou bien “Viens me bouffer, mon grand!” ?! Pas facile de lui faire faire ce qu’on veut, on n’apprivoise pas une chimère en suivant les cours de l’école-club Migros ! C’est justement l’un des mécanismes du jeu, il faut apprendre à dresser l’animal pour progresser. Pas mal de concepts intéressants donc, qui donnent la part belle à la narration et la poésie. On s’attend aussi à une certaine profondeur du scénario, vu le nombre de questions déjà soulevées durant cette introduction. A mon humble avis de stagiaire, ce premier chapitre n’était pas forcément le plus intéressant pour découvrir ce jeu: l’action se déroule dans une caverne sombre qui ne rend pas justice aux espaces ouverts et lumineux promis dans le trailer. Par contre ça donne envie de voir la suite!

Quelques bémols tout de même, car malgré la durée du développement, certains aspects manquent malheureusement de finition… A commencer par la caméra qui ne se laisse pas facilement contrôler et à tendance à se placer pile là où on veut pas. Le gameplay semble lui aussi un peu bâclé, on peine parfois à effectuer l’action qu’on veut. Espérons que ce soient des défauts d’adolescence – on ne peut plus parler de jeunesse sachant que le développement à commencé en 2007! – qui seront corrigés d’ici la version finale.

Affaire à suivre donc pour cette petite perle (?) du jeu d’aventure. Sortie prévue le 28 octobre par chez nous.

Author: Vertigo

Un jour de départ à la Gamescom, une gastro foudroyante avait terrassé pratiquement l’ensemble de la rédaction de Semper Ludo. C’est donc sur un quai de gare que fût recruté Vertigo, à titre de stagiaire porte-gobelet. Il aurait pu s’appeler Augustin, mais non. Le pérégrin sillonnait la région, à pied nus, bien dans ses baskets, en quête d’une pauvre âme à soulager d’un fardeau, d’un prochain à aider ou d’une veuve à dés-éplorer. Sa 3DS ne quitte jamais sa poche et il est doté d’une connaissance de la culture japonaise éclairée et d’une sagesse mystique lorsqu’il s’agit de refuser les petits fours d’un éditeur véreux (ceux aux anchois). Il boxe dans la catégorie Nintendo depuis la NES, mais ne rechigne pas à tâter du PC et sait lire dans les étoiles les mouvements de ses adversaires sur Towerfall. Vertigo a ainsi embrassé (avec la langue) la cause semperludienne et a su prouver sa valeur en gagnant ses galons de chroniqueur. Certaines rumeurs et Paris Match affirment qu’il est capable de parler aux yoshis les soirs de pleines lunes et qu’il les rejoindra lorsque le moment sera venu. En attendant, on lui demande juste de rendre ses textes.

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