"Pose ton flingue Jack, [Insérez ici une punchline]" (LEGO City Undercover: The Chase Begins, 3DS)

Il y a tellement de trucs cool à faire avec des Lego: des reproductions de monuments ou de scènes de films, des « Etoiles de la Mort » hors de prix, des villes géantes, mais aussi des hurlements stridents quand on marche dessus. Le meilleur moyen d’éviter cette dernière expérience, c’est encore de rendre toutes ces petites briquettes virtuelles! Le charme opère-t-il alors toujours? Embarquez pour Lego City afin de le découvrir.

Je pourrais commencer ce test par une de mes fameuses histoires de « Quand j’étais petit… » mais je risquerais de m’égarer un peu trop. Alors je vais plutôt me jeter dans le vif du sujet de ce jeu qui se veut une sorte de GTA pour enfants. Cette impression inévitable, nous saisit dès les premiers pas dans les rues de ce terrain de jeu géant qu’est la ville Lego. Le studio TT Games conserve la recette qui fait son succès avec la franchise des petits bonhommes jaunes: de l’action, beaucoup d’humour et la possibilité de presque tout casser sur son chemin. C’est ça aussi le fun avec les Lego, on construit, on fracasse et on remonte autre chose. Et cela fait visiblement partie du quotidien des habitants de la ville qui ne broncheront pas si vous entrez dans leur jardin et que vous y casser tout ce qui vous passe sous la main. TOUT CASSEEEEER!!!

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Les déplacements sont fluides et la puissance de
la Funk retentit à chaque entrée dans un véhicule

Au delà du côté GTA, le jeu passe en revue tous les codes des films de superflics de la fin des années 80, des courses poursuites en voitures, comme à pied, des noms qui claquent comme « McCain » ou « Jimmy la Balance » et des donuts, plein de donuts. Votre première mission sera d’ailleurs d’aller refaire le plein de ces pâtisseries pour le commissariat: le ton est donné.

De nombreuses missions annexes nous permettent aussi de parcourir la ville de long en large et de reproduire des histoires que nous nous faisions avec nos Lego étant petits – ah ça y est, ça recommence. Par contre, la taille du terrain de jeu met un peu à mal la console portable et de longs temps de chargement sont à prévoir.

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Lego oblige, on ne se bat pas, on esquive
(avec style) et on passe les menottes.

Après plusieurs heures passées à ramener l’ordre et la justice dans les rues un peu vides de Lego City, à chercher des nouveaux personnages et autres bonus cachés (et à TOUT CASSEEEEER!!!), je me suis rendu compte que ce jeu est typiquement le genre de produit que je pourrais recommander à n’importe quel parents cherchant un jeu de qualité pour son bambin. Je devais aussi me rendre malheureusement à l’évidence: je suis un peu trop vieux pour l’apprécier à sa juste valeur. Je me suis donc adressé au plus grand spécialiste Lego que je connaisse: Eliott, 6 ans, mon filleul. Une fois ma 3DS prêtée, Eliott me présentait son analyse pertinente. La liberté d’action et les nombreux véhicules place Lego City Undercover au-dessus du Lego Batman qui avait pourtant la cote chez mon espiègle collègue. Même si le jeu lui a semblé un peu difficile, il a beaucoup apprécié les couleurs et que la nature soit bien présente (… sont bien ces gamins). Ah, il m’a aussi précisé qu’il aimait bien pouvoir… TOUT CASSEEEEER… et reconstruire après.

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Plusieurs costumes sont à déverrouiller,
chacun offrant de nouvelles capacités.

Ce Lego est un très bon jeu. Les temps de chargements et sa facilité lui coûtent quelques points mais Eliott lui sauve la mise et, dans le fond, c’est lui qui a raison sur ce coup là. (Eliott, tu me la rends ma 3DS maintenant stp?)

Note: 9 Axel Foley sur 10

Author: Founet

A ne pas confondre avec le village vaudois, est à peine plus jeune qu’une Famicom. Vouant un culte à George, il découvrit son amour du jeu vidéo et de la techno allemande pendant les grandes années de Lucas Arts. De ses nombreuses heures passées à cliquer lui vient son humour absurde et sa cleptomanie. Frappé d’une mystérieuse malédiction, les machines semblent se rebeller lorsqu’il les manipule ou fait mine de les regarder. Founet ne roule jamais en-dessous de 88 miles à l’heure et rêve de maîtriser la télékinésie grâce à la Force. En attendant de passer maître Jedi, il joue à la Wii U. Accessoirement rédacteur en chef, quand il arrive à se faire entendre des autres, qui mettent le son trop fort, les farceurs.

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