Mourir léger [ Dying Light 2 : Stay Human ]

Après 6 ans de développement et une date de sortie repoussée de deux ans, Techland nous livre enfin la suite de son jeu de parkour en milieu zombifié. Dying Light 2 : Stay Human est-il à la hauteur du premier? Est-ce que les zombies ça devient pas un peu répétitif? Pourquoi est-ce que Founet n’aime pas le fromage de chèvre? Autant de questions qui ne méritent pas spécialement de réponses, mais on va essayer quand même parce que vous le savez, les jeux vidéo, c’est notre grande passion.

Suite du très acclamé Dying Light, ce volet reprend la formule du bastonnage de zombies en mode parkour. Vous vous déplacez donc très aisément en milieu urbain grâce à vos capacités dignes d’un capucin sous amphétamines. Le mouvement est fluide et les déplacements à travers la ville ultra jouissifs. On ne change pas une formule qui gagne. Cependant, Techland a quand même réservé quelques nouveautés comme un grappin et un parapente. Le grappin existait déjà dans le premier, mais il vous tractait. Maintenant, vous pouvez vous balancer. Vous n’êtes donc pas limités dans vos déplacements, et Techland a ajouté beaucoup de verticalité à la carte de Dying Light 2.

 

Dying Light 2 quartier

Probablement le quartier des affaires.

Les Survivants Inconnus

Vous incarnez Aiden, un gars qui doit avoir environ 23 ans, mais la voix d’un mec de 45 ans (en tous cas en VO). Aiden est un pèlerin, une sorte de facteur post-apocalyptique qui voyage de ville en ville. Vous commencez votre histoire 20 ans après le premier jeu lorsque Aiden atteint Villedor (à ne pas confondre avec les cités d’or). Cette immense métropole, un des derniers bastions de l’humanité, sera votre terrain de jeu pour le faire progresser et l’aider à retrouver sa sœur Mia.

 

Dying Light 2 terrain

Votre terrain de jeu!

 

Deux factions se disputent la ville. D’un côté une milice qui se fait appeler les Survivants. De l’autre, une mini-armée qui fait office de gardiens de la paix (avant tout): les Peace Keepers. Leurs influences respectives sont clairement montrées sur votre carte et se répartissent en plusieurs districts. Chacun de ces districts possède un bâtiment utile au bon fonctionnement de la cité, généralement une centrale électrique ou un château d’eau. À vous de grimper sur l’ouvrage pour le capturer et l’assigner à l’une des deux factions. Chaque niveau de fidélité dans l’une ou l’autre des factions modifiera l’environnement. Les Peace Keepers vont installer des pièges à zombies un peu partout en ville, tandis que les Survivants vont privilégier les déplacements en plantant des tyroliennes.

Meunier, tu dors

Par ailleurs, les plus petites installations que vous capturerez après coup (comme des moulins), feront apparaître des avant-postes appartenant à l’une ou l’autre des forces en présence selon la fidélité du district. C’est excellent pour l’immersion et vous permettra de voir l’impact de vos choix directement dans la rue.

 

Dying Light 2 team

Quand tu commandes Gears Of War sur Wish.

 

Villedor regorge d’activités qui vous permettront d’engranger de l’XP et du loot. D’un coté: les sources de loot. Ces activités ne sont pas en soi finissables (grosse frustration si vous êtes un peu maniaques, l’icône ne reçoit pas son petit vu). En effet, le loot réapparaît après un certain temps. Ce sont principalement des magasins à visiter la nuit (les lieux fermés sont remplis d’infectés la journée) et des convois militaires abandonnés sur la route. De l’autre coté: des challenges de combat ou de parkour et plein d’installations à activer: moulins, tours radio, abris… Ces lieux débloquent un lit qui permet de passer la journée/nuit en cours et de l’XP. Les stations de métro, quant à elles, ouvrent le voyage rapide.

 

Dying Light 2 camps

Que serait un monde ouvert sans des camps de bandits à libérer?

Épreuve par le feu

La progression d’Aiden se fait en deux temps. Les inhibiteurs que vous trouverez un peu partout sur la carte vous donnent un point à attribuer soit à votre santé, soit à votre endurance. Au fur et à mesure que ces deux attributs montent, certaines habiletés spécifiques au parkour ou au combat deviennent déblocables. Ces habiletés demandent de l’XP spécifique à leur champ d’action (taper des gens ou grimper des trucs) pour être acquises.

 

Dying Light 2 compétences

Bastonner ou courir, il faut choisir.

 

Je trouve malheureusement le système de combat un peu lourdaud et pas vraiment agréable. C’est con parce qu’on parle quand-même de la moitié du jeu…! Certes, les coups portés sont extrêmement satisfaisants (merci le sound-design) et vous ne vous lasserez pas de voir une tête gicler comme une balle de base-ball alors que vous frappez avec votre arme de fortune. Néanmoins, le combat n’est pas ouf, malgré tout un système d’esquive et de parade. Je le trouve lent et peu ergonomique. Ou peut-être que je suis trop mauvais pour enchaîner les combos de manière efficace.

 

Dying Light 2 combat

Les armes qu’on fabrique sont améliorables avec des effets élémentaires (feu, électricité, etc,)

 

J’ai très vite commencé à balancer des cocktails Molotov sur mes ennemis avant de les tabasser en règle pendant qu’ils brûlent. Peut-être que j’ai l’air d’un psychopathe, mais ça marche bien pour éviter le combat “traditionnel”. Il reste toujours la discrétion si vous êtes meilleurs que moi dans le domaine. Chez moi, ça finit irrémédiablement en baston générale après que je me sois lamentablement raté.

 

Dying Light 2 feu

C’est le feu sur le dance-floor!

 

Cerise en boîte sur le gâteau post-apocalyptique, si vous aidez suffisamment les Peace Keepers, vous recevrez une arbalète semi-automatique complètement cheatée qui vous rend quasiment invincible si vous n’avez pas peur d’utiliser beaucoup de munitions.

Pas de survie sans carafe à thé

Heureusement, vous pouvez fabriquer vos carreaux d’arbalète, accessoires, explosifs, soin, etc. C’est bien, ça donne du sens à tout ce loot d’avoir des ressources à collecter, mais le système pourrait être amélioré. Mon gros reproche est que votre équipement prend de la place, ne vaut rien à la revente, et pourrait vous donner des ressources si le jeu avait implémenté un système de “recyclage”. Si vous désirez améliorer la qualité de vos fabrications, vous aurez besoin de trophées ramassés sur les cadavres de certains zombies. Vous serez donc quasiment obligés de farmer ces fameux trophées la nuit.

 

Dying Light 2 nuit

La nuit, il faudra éviter les howlers qui attirent les autres infectés. Si vous vous faites voir, courez le plus vite possible pour rejoindre une lampe UV.

 

Dying Light 2 possède pas mal d’aspects RPG que j’apprécie toujours comme la gestion d’inventaire ou l’impression que pour une fois, mes choix ont un réel impact. Effectivement, la trame principale et les quêtes annexes vous demanderont régulièrement de faire des choix peu évidents. Les conséquences sont généralement immédiates, évidentes et définitives.

Les quêtes secondaires sont somme toute assez sympathiques, et me font beaucoup penser à Fallout, notamment à cause des différentes factions. Dans l’ensemble, elles sont assez intéressantes et plutôt bien écrites. En soi, ça se résume souvent à: va là-bas, trouve ça et ramène-le-moi. Néanmoins, l’histoire qui enrobe cette course peut se révéler bien glauque et vous met fréquemment face à la dure réalité d’une ville remplie d’infectés où les derniers survivants sont prêts à tout pour garder ce titre.

T’en reveux? Y’en re n’a!

Honnêtement, en 2022, je ne suis plus très sûr de ce que les gens considèrent comme beau ou moche dans un jeu. Ce que je peux vous dire, c’est que malgré une distance d’affichage très correcte, je n’ai eu aucun problème de clipping. Et oui, moi je trouve ça plutôt joli. Et ça tourne bien sur mon PC qui commence à accuser ses vénérables cinq ans d’âge sans aucune amélioration. Il y a eu un gros travail sur la lumière et c’est vraiment ça qui peut rendre le jeu superbe par moments.

 

Le parapente, très pratique pour éviter tout le monde.

 

Si l’idée de déambuler tout seul dans un immense monde ouvert vous donne des sueurs, vous pouvez à tout moment vous allier à des randoms ou des amis (jusqu’à quatre simultanément) pour nettoyer la ville.

Le jeu est plutôt bien construit et je n’ai eu que quelques bugs. Une mention spéciale pour la fois où je suis resté coincé entre des toilettes et la porte d’un placard que je venais d’ouvrir. J’ai pu relancer le bouzin. Toutefois, si vous ne jouez pas sur un SSD, attendez-vous à quelques à-coups lorsque vous chargez votre partie ou profitez du voyage rapide. C’est assez négligeable et bien optimisé vu la taille du truc, mais il est bon de le préciser.

 

En plus des jumelles pour marquer vos cibles, vous avez également accès à une lampe de poche avec UV pour repousser les infectés.

 

Dans mes souvenirs, Dying Light était plutôt court (la preuve: j’avais réussi à le finir malgré les requêtes incessantes de Founet pour tester d’autres trucs). Cependant, dans ce deuxième volet, si vous décidez de faire toutes les quêtes secondaires, vous en aurez pour un bon moment, alors ne mentionnons même pas les activités annexes. J’étais néanmoins content de voir le bout après 42h de jeu.

Au fond du fun

Si je devais résumer mon avis sur Dying Light 2 en quelques lignes, comme si je vous parlais autour d’une bière, je dirais ceci: c’est trop bien parce que tu cours partout en tabassant des zombies. Même si parfois les dialogues sont vraiment trop longs et inintéressants. Comme dans tous les open-world, je me noie dans le nombre de choses à faire et la répétitivité des tâches. Mais, car il y a un gros mais, Dying Light 2 est fondamentalement fun! Le fait de pouvoir courir à travers toits et grimper absolument partout est vraiment satisfaisant, voire thérapeutique. Si vous êtes comme moi et que les arbres de compétences et la gestion d’inventaire provoquent en vous une forte dépendance, alors je pense que Dying Light 2 est fait pour vous malgré ses quelques défauts.

 

Non ce n’est pas normal, mais c’est drôle.

 

Est-ce que j’ai précisé que c’est aussi Techland (Pologne) qui publie? Pour une fois que ce n’est pas un gros éditeur qui nous ressert la même soupe chaque année, allez leur donner vos sous!

Je vous laisserai répondre aux deux premières questions introductives par vous-même. Cependant, pour le fromage de chèvre, je blâme Les Chevaliers De Baphomet

8 Yamakazi: le film: le jeu sur 10

Testé sur PC, disponible sur Steam, Epic Games Store, Xbox One et Xbox Series S|X, PS4/5.

 

Author: Marsouin

Un homme, une œuvre, une légende ! Ainsi se résume Marsouin, de son vrai nom Marcel Soupape. Il fit ses premiers pas vers la gloire avec la console NES, grâce à son mentor et modèle, son frère. Et tout de suite, c’est le tourbillon et l’enchaînement, notamment, de la Super NES, la N64, la Dreamcast (pas son meilleurs passage), Playstation, Xbox et enfin Xbox 360. Malgré une légère décadence dans son parcours, compensé notamment par sa liaison constante avec un PC, ce n’est rien comparé à la traversée du désert qui suivi. Ni les consoles, ni les PC ne furent d’intérêt pour lui, mais seulement les femmes, l’alcool, la drogue (Les Tuc) et le Djent. Un classique, mais l’histoire finit bien. Car soudain, c’est la rédemption! Contacté par Rael directement, il redécouvre son potentiel via un bol d’urine tous les matins et s’achète une PS4. Depuis le succès est à nouveau au rendez-vous, comme une annonce d’apocalypse.

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