Gamescom 2026: Rise of the Spellbaker

Un des aspects que je trouve rigolo avec la Gamescom, c’est qu’on a beau se trouver au centre névralgique du jeu vidéo où tous les grands noms du domaine convergent pour disséminer de l’information, on finit paradoxalement moins informés que si on était tranquille à la maison à doom-scroller. C’est comme ça qu’on se retrouve à découvrir le titre et la nature du jeu pour lequel on a pris rendez-vous au moment même où on arrive devant la salle de séance. Cette fois-ci, on est tombés devant un stand imprimé avec le titre de Rise of the Spellbaker avec l’ami Founet à se demander si c’était bien ça, le jeu non annoncé (mais qui a clairement été annoncé depuis la prise du rendez-vous). Attends, spellBAKER?

 

 

Oui oui, ce n’était pas une faute. Dans Spellbaker on joue un magicien du pain (non, pas Jésus) qui utilise des produits de boulangerie pour combattre ses ennemis. Je ne sais pas exactement ce que j’imaginais voir sortir de ce concept, mais dans tous les cas ça m’a semblé bien plus excitant sur papier qu’en jeu. Je pourrais bien être trop optimiste, mais quand on m’annonce un action-RPG en vue isométrique où tous les sorts sont basés sur la boulangerie, je me dis que les développeurs devaient avoir plein de bonnes idées pour se lancer là-dedans. Malheureusement, la démo ne m’a pas convaincu par sa créativité.

Quatre sorts me reviennent à l’esprit en écrivant ces lignes. L’attaque de base semblait simplement jeter des rubans à courte portée. Du côté des sorts plus puissants, il y avait une pizza qui tirait un laser en ligne droite et une tarte géante qui explosait au bout de quelques secondes. Au niveau de leurs effets, ces habiletés n’ont rien d’original, de simples dégâts dispersés dans des zones de tailles et de formes variables. Ce ne serait pas si dérangeant si au moins leur thématique me plaisait. La tarte ça va, même si bon… c’est juste une tarte qui explose. Je suis un peu plus étonné par les rubans qui selon moi ne sont pas du tout un article de boulangerie.

Enfin, je suis encore un peu tracassé par le fait qu’une pizza soit présente dans un jeu de boulangerie. Parmi les 4 premiers sorts, une pizza? Vraiment?! Le dernier sort était le plus attendu: Le Croissant. De nouveau, ce n’était qu’un cône de dégâts, mais au moins l’effet visuel m’a plu. Une pâte à croissant s’enroule au départ du protagoniste et grandit au fur et à mesure de son avancée formant le cône duquel les dommages sont infligés. Pas mal celui-ci.

 

 

Des pains, pas trop cuits

Les combats eux-mêmes ne m’ont pas laissé une forte impression non plus. Le tout était un peu mou avec des ennemis qui se déplaçaient simplement en ligne droite vers le joueur. Je n’ai pas vu de stratégie, de tactique ou une quelconque tension. Heureusement, ce n’est pas tout ce que Spellbaker a à offrir. Il y a tout un pan crafting que je trouve bien plus intéressant. Les ressources récoltées en combat serviront à reconstruire un petit village et à crafter de nouveaux sorts.

De ces deux types de meta-progression, on a surtout pu voir le fonctionnement du crafting de sorts. Nos matériaux peuvent être placés sur une surface mi-plan de travail mi-table d’incantation. Un sort doit être composé de plusieurs éléments et ces éléments peuvent ensuite être positionnés librement dans différents réceptacles. Selon le placement sur la table et entre eux, les ingrédients auront des effets différents sur le produit final. Ce système de crafting amène une variabilité bienvenue aux sorts.

 

SpellBaker multijoueur

Jouable en coop jusqu’à six en ligne et à deux en local.

 

Au final, les combats ne m’ont vraiment pas convaincu : trop mous, trop simples, sans tension ni vraie identité. Le crafting, lui, semble nettement plus prometteur. Mais la démo n’en montrait qu’un aperçu trop limité pour juger de sa profondeur ou de sa longévité. Et comme Spellbaker repose clairement sur l’équilibre entre ces deux piliers, j’ai encore des doutes sur la capacité du jeu à faire fonctionner l’ensemble de manière cohérente. Tant que l’un des deux pans reste bancal, c’est tout le jeu qui risque de manquer de saveur. (NdFounet: Oui, mais ça donne faim. T’as pas parlé de la « Cake Grenade ».).

Sortie prévue en 2027, sur PC, PS5 et Xbox.

 

Retrouvez l’ensemble de nos articles concernant la Gamescom 2026 ici.

 

 

Author: Gary Nietlispach

Dans le milieu on l'appelle "Garypedia". Un puit de connaissance vissé sur une exigence inflexible en termes de game play et game design. Certains disent qu'il a troqué son âme d'enfant contre la puissance de son analyse. D'autres disent "Mount & Blade".

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