Gamescom 2017: Vampyr

Mon objectif Gamescom 2017: voir Vampyr. Je ne démordrai pas. Parmi mes coups de coeur de l’année dernière, je tiens absolument à voir ce que Dontnod aura de plus à dire sur la production de leur prochain titre, mettant en scène un médecin/vampire dans une ville de Londres contaminée par la grippe espagnole, au début du 20e siècle. J’étais prêt à tout et je n’ai pas été déçu.

Une réponse négative par mail plusieurs semaines avant notre arrivée à Cologne? Pff, j’en fais fi. Apparemment tout le monde veut voir ce jeu, mais ce n’est pas ça qui va m’arrêter. Les proprio de la Köln Messe ont bloqué les conduits de ventilation depuis ma dernière visite? Haha amateurs et cette trappe de maintenance que j’avais repéré l’année dernière hein? Ou alors je fais mes yeux de cocker suisse à l’entrée du stand? Ah oui, ben ça fonctionne, on se complique la vie des fois. Je prends place, allez-y messieurs, je suis tout ouïe. Cette fois-ci, c’est une séquence qui début dans un hôpital qui nous est présentée. On y incarne toujours Jonathan Reid avec son accent « britt » chantant et c’est toujours un jeu d’action à la troisième personne, teinté de touches RPG et aventure. Le directeur de l’établissement médical est au courant de la condition vampirique de notre héros et faire appel à lui pour tenter de combattre la « maladie » sera l’une des directions possible dans laquelle orienter l’histoire. A condition qu’on n’opte pas d’embrasser complètement cette carrière de suceur de sang. Visiblement, des patients disparaissent et c’est à nous de découvrir ce qui leur arrive. Si les personnages ont des animations faciales un peu rigide, les décors sont superbes. Que ce soit les couloirs de la clinique ou les rues que l’on arpente ensuite, le tout est très vivant. La ville est divisée en quartier ayant chacun un degré de salubrité avec lequel on peut jouer. Nos actions ont ainsi des répercutions sur les habitants et donc sur les districts.

Il est possible de remplir sa mission de plusieurs manière. Discrète, en évitant les combats ou en les affrontant tel un McGregor face à Mayweather. Car oui, les bastons semblent autant déséquilibrées: ils vont faire quoi les miliciens contre les pouvoirs de vampire (esquive, force, télékinésie, etc.)? Ah ben en fait ils ont des flingues qui piquent quand même un peu. Au contraire de Blade, si Jonathan possède ces forces vampiriques, il en a aussi les faiblesses (lumière, feu, etc.). Pour terrasser ses adversaires,  tout est basé sur le timing, un peu comme dans les Batman ou L’ombre du Mordor.

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A l’instar de Paris dans Remember Me (premier titre de Dontnod, à la direction artistique léchée mais décevant dans son gameplay), Londres a presque sa propre personnalité et fourmille de détails et de chemins de traverse. On peut y croiser des tas de citoyens, qui ont chacun leur quotidien propre. C’est en les observant qu’on en apprend plus sur eux. On pourra ainsi choisir qui vit et qui meurt. D’après le directeur du jeu, il n’y aura pas de bonnes ou de mauvaises décisions (#Otis), même si tuer une grand-mère semblait toujours un peu moins moral que de liquider son fils délinquant. Le problème c’est que l’aïeule avait une qualité de sang bien supérieure, contenant moins de gin, par exemple. En interrogeant les passants on en apprend non seulement plus sur les habitudes de chacun mais aussi sur leurs « qualités nutritives ».

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L’enquête de Jonathan le conduire dans un coin reculé, infesté par des vampires eux-mêmes contaminés par la grippe, les rendant de plus en plus sauvages. Et c’est là que la présentation s’arrête. Juste le temps pour moi de ramasser ma langue qui traine par terre. A mi-chemin entre Remember Me pour le côté exploration et interaction avec les personnages (le bon côté, donc) et Life is Strange pour les choix multiples et fins variables, j’ai très très envie d’y croire. Cependant, je garde un tout petit pourcentage de méfiance, car il semblerait que des rumeurs parlent d’un budget revenu à la baisse chez Dontnod, ce qui pourrait laisser penser que des aspects du jeu auraient été rabotés également. On en saura plus en fin novembre, sur PC, Xbox One et PS4. En attendant, au moment d’écrire ces lignes, le studio vient d’annoncer un nouveau projet, avec Bandai Namco (cf. tweet ci-dessous). Les choses se présentent plutôt bien pour eux, visiblement.

 

Author: Founet

A ne pas confondre avec le village vaudois, est à peine plus jeune qu’une Famicom. Vouant un culte à George, il découvrit son amour du jeu vidéo et de la techno allemande pendant les grandes années de Lucas Arts. De ses nombreuses heures passées à cliquer lui vient son humour absurde et sa cleptomanie. Frappé d’une mystérieuse malédiction, les machines semblent se rebeller lorsqu’il les manipule ou fait mine de les regarder. Founet ne roule jamais en-dessous de 88 miles à l’heure et rêve de maîtriser la télékinésie grâce à la Force. En attendant de passer maître Jedi, il joue à la Wii U. Accessoirement rédacteur en chef, quand il arrive à se faire entendre des autres, qui mettent le son trop fort, les farceurs.

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