Gamescom 2017: La Terre du Milieu – L’Ombre de la guerre

Alors que Jorris se laissait langoureusement aguicher par Age of Empire: Definitive Edition, que M. Plouf faisait des selfies avec Angela Merkel, j’optais pour une percée en Terre du Milieu au sein du stand Microsoft. Warner ayant choisi la Xbox One pour y associer la communication autour de la sortie du jeu.

A peine quelques minutes auparavant, j’avais entre les mains Assassin’s Creed Origins, le parallèle était donc impossible à éviter. Même genre de jeu et de gameplay. Là où l’égyptien d’Ubisoft se déplaçait avec souplesse et agilité, c’est une jouabilité un peu plus rude que l’on trouve ici. Le héros, Talion, déjà présent dans le premier volet, en hérite un sensation de puissance. Que ce soit dans les coups, ou la manière de grimper sur tout ce qui lui passe sous la main, on a plus l’impression de diriger un guerrier qu’un assassin. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle dans le cas présent! Catapulté au milieu de la campagne, il était un peu difficile de faire le point sur ce qu’on attendait de moi. Les vagues indications de l’hôtesse n’aidant pas vraiment. Je comprends toutefois que j’ai le choix entre suivre le scénario, me lancer dans l’exploration de la région, ou accomplir une quête secondaire. Je commence donc par ça, en en choisissant une au hasard. Surprise, la séquence prend la forme d’un « tower defense ». En revivant les souvenirs d’un elfe visiblement décédé, je dois empêcher les soldats de Sauron d’atteindre le coeur d’un château. Je commence sur le dos d’une créature ailée qui crache du feu. Je peux ainsi survoler le fort et ralentir l’ennemi, ou me jeter dans la mêlée au corps à corps, en descendant de mon destrier. L’idée est sympa, mais la maniabilité laisse à désirer, je me prends les murs et peine à rôtir mes adversaires. Après trois échecs consécutifs, que j’attribue indéniablement à un dysfonctionnement de la manette et absolument pas à mon prétendu manque de compétences, je décide de revenir à la carte globale et de me diriger vers la suite de la campagne.

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En route je croise un orc se faisant attaquer par une sorte de warg. Je peux décider de l’aider, mais je l’ai compris trop tard. Tant pis, je continue et je remarque qu’en fonction de l’endroit par lequel j’approche mon objectif, les possibilités se diversifient. Une cinématique léchée fait vibrer mon coeur « tolkieniste » déjà trépignant lorsque je comprends que le sorcier orc (ma cible) cherche à éveiller un Balrog. A moi de choisir maintenant quel angle adopter pour l’empêcher d’accomplir le rituel jusqu’au bout. En grimpant sur les tours environnante, je peux me débarrasser de ses acolytes, ce qui affaiblit la puissance du sort. Malheureusement, un mauvais bouton me fait pousser l’un d’entre eux en bas de la tour plutôt de lui trancher la gorge. Ce qui est très stylé, jusque dans l’animation de la chute, soit dit en passant, mais a la fâcheuse conséquence d’attirer l’attention des gardes en bas. Étant arrivé suffisamment prêt du sorcier, je peux le verrouiller et lancer une exécution depuis le haut de la tour (sans aucun lien avec un titre cité précédemment…). L’esprit de Celebrimbor (le fantôme partageant le corps de Talion) prend le relai et se jette dans le vide dans un superbe saut de l’ange, pour retomber sur la cible. Malheureusement, celle-ci a un niveau trop élevé pour moi et contre mon attaque avec panache.

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S’ensuit un combat reprenant les mécaniques de L’ombre du Mordor, basé sur une combinaison entre direction et timing. Le tout est vraiment dynamique et sanglant. On peut également y ajouter l’utilisation de l’arc et d’armes spectrales pour tenter de caser des combos en enchaînant les ennemis. Bon, figurez-vous que je suis aussi décédé et que l’hôtesse est venu me dire « Monsieur, votre collègue est venu nous dire que vous étiez nul. Il faut partir maintenant, il y a des vrais joueurs qui attendent ». Mais euuuuuuuh! Ok Ok, je me ferai une idée plus détaillée le 10 octobre (PS4, Xbox One, PC), surtout qu’au coeur des mécaniques de jeu se trouve la gestion des chefs orcs que l’on a débauché et qui peuvent influencer l’issue des combats et missions. Il faut donc plus que 30min pour se faire un avis réellement complet, mais ce que j’ai vu pour le moment m’a clairement envie d’en découvrir plus. Petit tips: évitez les trailers du jeu sur Youtube, je trouve qu’ils en dévoilent vraiment beaucoup!

 

Author: Founet

A ne pas confondre avec le village vaudois, est à peine plus jeune qu’une Famicom. Vouant un culte à George, il découvrit son amour du jeu vidéo et de la techno allemande pendant les grandes années de Lucas Arts. De ses nombreuses heures passées à cliquer lui vient son humour absurde et sa cleptomanie. Frappé d’une mystérieuse malédiction, les machines semblent se rebeller lorsqu’il les manipule ou fait mine de les regarder. Founet ne roule jamais en-dessous de 88 miles à l’heure et rêve de maîtriser la télékinésie grâce à la Force. En attendant de passer maître Jedi, il joue à la Wii U. Accessoirement rédacteur en chef, quand il arrive à se faire entendre des autres, qui mettent le son trop fort, les farceurs.

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