Gamescom 2016: Vampyr de mieux en mieux!

Si quand vous entendez « vampire », vous entendez « brille au soleil » et « Bella », barrez-vous. Et rendez-nous service, allez jouer à Dr.Maboul sur du 220 volts. Par contre si vous entendez plutôt « Anne Rice » et « ambiance gothico-romantique », restez et réjouissez-vous.

Alors là je ne suis pas peu fier d’avoir réussi à le voir celui-là! A l’entrée, le majordome m’a débarrassé de mon manteau, de mon chapeau et de mon objectivité. C’est donc équipé de mon sourire béat que j’ai pris place pour la présentation du nouveau jeu de Dontnod. Eux, ce sont des types sympas, ils sont basés à Paris et ont produit le très améliorable Remember Me, puis Life is Strange que j’ai adoré (entre autre parce qu’il parfaisait le jeu précédent). Ça fait donc un moment que je zieute leur prochaine production, prêt à sucer la moindre information. Et justement des suceurs on va en croiser tout un tas. Je vais garder les blagues vaseuses pour la sortie du test (j’ai hâte) et je passe directement à ce qui nous a été présenté.

L’action se déroule juste après la Première Guerre Mondiale. Un brave médecin s’en revient du front, après avoir expliqué à ses confrères germanophones qu’il fallait arrêter d’embêter ses petits camarades, qu’il fallait partager ses jouets et ne pas vouloir garder toute l’Europe pour soi tout seul, le voilà qui retrouve sa ville de Londres chérie. Mais pas de bol, celle-ci est totalement infestée par la grippe espagnole (forcément, tous les médecins étaient occupés à recoudre ceux qui s’étaient bêtement jetés sur les balles de l’armée d’en face). Et re-manque de bol, notre docteur se fait siroter la carotide par une créature de la nuit, le transformant à son tour. AH ben ça s’annonce bien, bon esprit, la joie, les couleurs, les papillons.

vampyr ville2 gamescom

Bonjour, Artwork promotionnel.
J’aime beaucoup ce que vous faites.

A travers cette version pré-alpha, nous avons pu voir que la ville de Londres reste bien vivante, malgré la contagion et que chaque habitant peut avoir un rôle à jouer dans l’intrigue. Par exemple, ce marchand peut vous fournir du matériel, mais ses prix sont élevés car il est victime de racket. Vous pouvez alors vous mettre en chasse du gredin qui le harcèle pour lui faire la morale à coup de canines et ainsi apaiser le commerçant et profiter de prix plus intéressants. Mais en suivant la trace du malfrat, vous apprenez également que celui-ci a un fils et que c’est pour subvenir à ses besoins qu’il travaille du gourdin. Vous avez donc aussi la possibilité de l’épargner, car votre décision aura une influence sur un autre personnage de la ville, le fils. Dontnod a déjà prouvé qu’il maîtrise les choix multiples dans Life is Strange, mais cette mécanique prend là une toute autre dimension. Rien ne nous oblige à trucider qui que ce soit et la trame devrait s’ancrer dans la dualité qui rongera le médecin, entre son côté soigneur et ses instincts de chasseur. Ainsi avoir fait des victimes auparavant modifiera le contexte de la cité mais donnera plus d’expérience pour les combats.

Car oui, combat il y a, mêlant compétences vampiriques et armes conventionnelles. Rappelons-nous que c’est ce qui avait alourdi inutilement Remember Me, on espère donc que ce ne sera pas le cas cette fois-ci. La possibilité de jouer plus discrètement, et donc d’éviter la confrontation, est déjà plutôt rassurante. Selon les dires de Stéphane Beauverger, directeur narratif, l’histoire sera au centre de l’expérience de jeu. Il en aurait probablement été autrement s’il avait été directeur des couleurs de moquettes, mais c’est justement ce qui me réjouis en abordant Vampyr. Observer la ville, enquêter sur ses citoyens, trouver un remède contre le mal vampirique et interroger les liens potentiels avec la situation de Londres, tout en affrontant/évitant les patrouilles de chasseurs de vampires, vous l’aurez compris: j’adhère complètement! En échangeant quelques mots avec les représentants du studio, ils semblent avoir construit leur propre mythologie vampirique en s’inspirant de celles qui ont marqué le domaine (Anne Rice, The Masquerade, Dracula, etc.), rien que pour ça j’ai envie de leur faire des bisous, dans le cou. Pourtant si je devais formuler une inquiétude, ce serait celle de vouloir fusionner trop de types de jeux différents, au risque d’en avoir aucun vraiment abouti. Gageons que Dontnod aura appris de ses erreurs et succès, moi je les attends la tête en bas, accroché au plafond pour 2017 (PS4, Xbox One, PC).

 

Author: Founet

A ne pas confondre avec le village vaudois, est à peine plus jeune qu’une Famicom. Vouant un culte à George, il découvrit son amour du jeu vidéo et de la techno allemande pendant les grandes années de Lucas Arts. De ses nombreuses heures passées à cliquer lui vient son humour absurde et sa cleptomanie. Frappé d’une mystérieuse malédiction, les machines semblent se rebeller lorsqu’il les manipule ou fait mine de les regarder. Founet ne roule jamais en-dessous de 88 miles à l’heure et rêve de maîtriser la télékinésie grâce à la Force. En attendant de passer maître Jedi, il joue à la Wii U. Accessoirement rédacteur en chef, quand il arrive à se faire entendre des autres, qui mettent le son trop fort, les farceurs.

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