Gamescom 2016: un journaliste dans la tourmente de State of mind chez Daedalic.

Je pense avoir vécu l’une des présentations de jeu les plus étranges qu’il m’ait été de voir. Trop de fête le soir d’avant? Pas assez de café? Trop d’autre chose? Ce responsable aurait pu sortir d’un film de Terry Gilliam. Ce qui ne veut pas dire que son jeu était mauvais, au contraire, c’est peut-être même ce qui en fait son intérêt.

State of Mind_Dystopia Gamescom 2016Normalement, les rendez-vous à la Gamescom s’enchaînent à une vitesse affolante. De notre côté on court d’un stand à l’autre et à la fin de la journée on ne sait plus bien ce qu’on a vu le matin. Et du côté des responsables presse et/ou développeurs/producteurs/designers, ils sont condamnés à répéter inlassablement le même discours toutes les demi-heures. A tel point qu’on frise une précision toute helvétique dans le timing. On peut donc comprendre que, des fois, tout ne se passe pas comme prévu. Mercredi 17 août, 15h30, stand de l’éditeur allemand Daedalic Entertainement. A ce moment je ne le sais pas encore, mais c’est sur ce stand que j’aurai certaines des meilleures surprises de mon séjour. Pour le moment, entre un type de deux mètres de haut, en chemise et pantalon de velours côtelé. Je me méfie toujours du velours côtelé, toujours. Le monsieur nous explique alors que ce n’est pas son premier jeu, qu’il a bossé dans un autre studio avant, mais que ça n’a pas bien marché et que celui-ci a dû mettre la clé sous la porte. Donc maintenant il se lance dans ce nouveau jeu State of Mind, qui se passe en 2048. On y contrôlera Richard Nolan, journaliste à qui il arrivera des bricoles dans un contexte de trans-humanisation et de téléchargement de conscience. Juste au moment où je me faisais la réflexion que journaliste c’est quand même un métier qui claque pour mettre en scène une fiction, pas comme boucher-charcutier, voilà que monsieur velours côtelé nous demande si nous avons des questions et si ce n’est pas le cas nous remercie pour notre attention. Je jette un coup d’oeil à ma montre: 15 minutes, record battu. En levant une main hésitante, j’ose LA question: “Euh d’accord mais du coup, votre jeu, c’est quoi??”. Je sens un soulagement d’apaisement dans mon entourage. Mon interlocuteur semble décontenancé par ma question… mais ne me lâchera plus du regard pendant les 15 minutes suivantes.

regard

State of Mind_Hospital Gamescom 2016On en apprend donc un petit peu plus sur le contexte déjà, puisqu’il sera question de naviguer entre le monde réel et un monde numérique. On incarnera en fait deux personnages: le journaliste et son double dans lequel sa conscience a été digitalisée. La thématique est donc vraiment intéressante viagra a paris. Le scénario devrait s’articuler autour de questions existentialistes et d’opposition entre technophiles et technophobes. La question du gameplay restait bien évidemment en suspens mais notre hôte a daigné empoigner une manette pour nous montrer de très courtes séquences dans lesquelles on a pu voir quelque chose s’approchant d’un point and click d’aventures à choix multiples influençant les couches de l’histoire (je me rends compte que cette terminologie est complètement générique, mais c’est pas facile avec ces yeux…. les yeux). Indéniablement le design est original et plutôt accrocheur. On obtient encore une précision sur le fait que le scénario se veut au centre de l’expérience. Ce qui peut annoncer du très bon ou plutôt quelque chose d’à peine interactif à la Quantic Dream. Je vois bien que vous êtes déçus de ne pas en savoir plus, mais pour ma part je me suis senti soulagé de sortir de cette salle. Après quelques investigation, il s’agissait bien de Martin Ganteföhr, auteur allemand réputé pour avoir fondé le studio House of Tales. Le communiqué de presse me permet ensuite de mieux cerner le contexte de rébellion de robots humanoïdes, tandis que le gouvernement propose une solution à tous les problèmes au travers de la vie dans un monde parallèle. La quête de Richard l’amènera donc à passer de l’un à l’autre dans le but de réunir sa famille. Vous avez éveillé ma curiosité Herr Ganteföhr. J’espère que vous aurez mon attention.

Sortie prévue au printemps 2017 sur PC, Mac, Linux, PlayStation 4 & Xbox One.

Author: Founet

A ne pas confondre avec le village vaudois, est à peine plus jeune qu’une Famicom. Vouant un culte à George, il découvrit son amour du jeu vidéo et de la techno allemande pendant les grandes années de Lucas Arts. De ses nombreuses heures passées à cliquer lui vient son humour absurde et sa cleptomanie. Frappé d’une mystérieuse malédiction, les machines semblent se rebeller lorsqu’il les manipule ou fait mine de les regarder. Founet ne roule jamais en-dessous de 88 miles à l’heure et rêve de maîtriser la télékinésie grâce à la Force. En attendant de passer maître Jedi, il joue à la Wii U. Accessoirement rédacteur en chef, quand il arrive à se faire entendre des autres, qui mettent le son trop fort, les farceurs.

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