Gamescom 2016: South Park – The Fractured but Whole, un jeu qui sent la merde…

Au sens propre, heureusement. Commencez déjà par lire le titre en anglais et à voix haute, vous aurez une idée de ce qui vous attend… En même temps, South Park ne s’est pas fait connaître pour sa poésie.

Le monde de South Park se prête très bien au jeu vidéo: un univers où tout est permis et des graphismes pratiquement livrés à domicile. Si la qualité n’a pas toujours été au rendez-vous dans les premières adaptations, on sent bien (hahaha…) dans cette dernière mouture que la collaboration entre les créateurs de la série et les développeurs porte ses fruits, comme ça a été le cas pour The Stick of Truth. Mais que viennent faire mes fines allusions aux selles et au sens olfactif dans ce billet? Tout, justement! Ubisoft a développé exclusivement pour ce titre un accessoire novateur… Mesdames et Messieurs, respirez profondément, car voici venir le Nosulus rift! Comment augmenter l’immersion dans un jeu? Réalité virtuelle? Totalement dépassé, rajoutons l’odorat plutôt! Cette technologie n’en étant encore à ses balbutiements, une seule odeur est disponible. Maintenant si je vbeurkous dit qu’un des axes principaux du gameplay est le pet, vous voyez tout à fait où ça nous mène. Je n’ai (mal)heureusement pas pu tester l’accessoire moi-même, mais l’un de nos collègues a eu cette chance et je vous transcris avec plaisir ses sentiments: « J’ai l’impression que tout sent la merde depuis hier. » D’accord, l’appartement à Cologne n’était pas bien grand, mais tout le monde savait utiliser la chasse d’eau! Autant dire que leur gadget est efficace. Bon, je vais parler un peu du jeu quand même… C’est un jeu de rôle dans lequel on incarne « le nouveau », un enfant qui vient de déménager à South Park et qui veut juste se faire des copains pour jouer. Après avoir découvert qu’il y a un bouton servant à péter sur la manette, il est temps de faire un tour aux toilettes (dans le jeu hein). C’est à ce moment-là qu’un des membres du staff s’approche de moi pour m’expliquer les commandes: « Là tu peux utiliser les gâchettes pour pousser et écarter les fesses avec les sticks pour faire caca. » Après quoi je me dirige à la cave, où se trouve Cartman – ou plutôt Coon, sous son identité de justicier – pour lui demander de faire partie de sa bande de héros. Un peu d’exploration et un vol en pet plus tard et c’est le moment du premier affrontement. Le combat, qui est un autre point central du jeu, se déroule en tour par tour, comment souvent dans les RPG. Un peu de sérieux maintenant, car mes mini-héros n’ont pas tellement de points de vie et les méchants tapent fort. A chaque tour, je peux déplacer un personnage et le faire attaquer. Certaines attaques ont une portée ou alors nécessitent de l’espace libre pour être exécutées, donc le placement des unités sert autant à l’attaque qu’à la défense. Quelques coups de poings plus tard et c’est le moment de finir ces vauriens de la bande adverse avec une attaque aérienne complètement cheatée (ça rend toujours bien dans une démo). Rien à redire donc sur ce nouveau South Park, si ce n’est qu’il sera sans doute le digne successeur du très bon Stick of Truth. Au risque de décevoir la majorité d’entre vous, il paraît que le Nosulus aurait été développé exprès pour la Gamescom et pas pour la vente… Ou pas.

Sur ce, je vous laisse et je vais me moucher.

Sortie de South Park: L’Annale du Destin le 6 décembre sur PS4, Xbox One et PC

Author: Vertigo

Un jour de départ à la Gamescom, une gastro foudroyante avait terrassé pratiquement l’ensemble de la rédaction de Semper Ludo. C’est donc sur un quai de gare que fût recruté Vertigo, à titre de stagiaire porte-gobelet. Il aurait pu s’appeler Augustin, mais non. Le pérégrin sillonnait la région, à pied nus, bien dans ses baskets, en quête d’une pauvre âme à soulager d’un fardeau, d’un prochain à aider ou d’une veuve à dés-éplorer. Sa 3DS ne quitte jamais sa poche et il est doté d’une connaissance de la culture japonaise éclairée et d’une sagesse mystique lorsqu’il s’agit de refuser les petits fours d’un éditeur véreux (ceux aux anchois). Il boxe dans la catégorie Nintendo depuis la NES, mais ne rechigne pas à tâter du PC et sait lire dans les étoiles les mouvements de ses adversaires sur Towerfall. Vertigo a ainsi embrassé (avec la langue) la cause semperludienne et a su prouver sa valeur en gagnant ses galons de chroniqueur. Certaines rumeurs et Paris Match affirment qu’il est capable de parler aux yoshis les soirs de pleines lunes et qu’il les rejoindra lorsque le moment sera venu. En attendant, on lui demande juste de rendre ses textes.

Share This Post On

Laisser un commentaire