Gamescom 2016: Indigestion de zombies dans Dead Rising 4

Je m’en suis mis plein la panse vidéoludique pendant cette Gamescom. Mais comme dans tout bon repas de famille, il y a toujours un moment où une vieille tante pense qu’on est trop maigre et nous ressert malgré nos protestations polies, étouffées entre deux éructations.

Le petit chocolat à la menthe de cette année c’est Dead Rising 4 qui fait suite au troisième épisode (oui, je sais), à nouveau en exclusivité chez tonton Crosoft. Comme les autres titres annoncés sur Xbox One cet été, il sera possible d’y jouer également sur PC, via Windows 10. Quelle belle réunion de famille. Et quelle meilleure occasion pour parler de repas de famille gargantuesque que la période de Noël? C’est justement à ce moment de l’année que se déroulera Dead Rising 4 (les lois de la transition font bien les choses quand même) et que le jeu débarquera, le 6 décembre plus précisément. Tout sera habillé de rouge, de vert, de guirlandes, d’étoiles et de sapins. Bien entendu, c’est la porte ouverte à de nouvelles combinaisons d’armes loufoques. Le principe est donc toujours le même: un héros blasé (#FrankIsBack), lâché dans une ville ouverte, face à un raz-de-marée de zombies à ratiboiser. Libre court à votre imagination pour combiner des objets pour qu’ils deviennent létaux. Cet affranchissement de retenue, de toutes règles de cohérence, voire de logique, se retrouve déjà dans l’esprit des créateurs du jeu. A côté de l’exosquelette – grande vedette de cette annonce –  on retrouvera donc des clins d’oeil criants mais amusants à d’autres titres de Capcom, comme ce fabuleux costume de Blanka (Street Fighter) lançant des éclairs. Sur le papier on rigole, dans la réalité on grimace. C’est effectivement amusant de prime abord de taper dans le gras de la masse zombiesque, mais rapidement on s’en lasse.

Dead Rising 4 exosquelette Gamescom

L’exosquelette: ça va chier dans l’ventilo.

Lors de notre première rencontre avec le jeu nous pouvions y jouer et la démo nous octroyait un « marteau de Thor » crachant des éclairs et un « lance-feu d’artifices » rigolo, juste avant de placer sur notre chemin le fameux exosquelette. Après une animation plutôt classieuse dans laquelle Frank s’en équipe, c’est avec les poings que l’on élimine les zombies. Tout devient alors très lourd. Les « finish move » cassent le rythme en lançant une séquence amusante mais répétitive. Il a fallu attendre de croiser le jeu une deuxième fois, dans sa présentation par Joe Nickolls (l’une des têtes de Capcom Vancouver) et Geoff Coates (Directeur artistique), pour apprendre que la conception de la ville devrait pousser à l’exploration et au pillage, pour y découvrir des références à la culture geek, comme ce « bâton de magicien blanc », le tout suivant une certaine logique. Les habits se trouveront dans les magasins, par exemple. C’est aussi là que nous avons compris que l’exosquelette est pensé pour se combiner avec d’autres objets. Ce distributeur de glaçon le transformera en rayon réfrigérant et lance-cornets de glace, par exemple. Ça en devient effectivement plus dynamique, mais l’enthousiasme dont faisait preuve messieurs Nickolls et Coates n’a pas réussi à être communicatif et sonnait presque louche. Je peine à me détacher de l’idée que c’est juste « un autre Dead Rising« . Est-ce bien nécessaire? En tout cas moi j’ai plus très faim.

Jetez un œil à la vidéo ci-dessous, produite par Fellowsheep avec des images recueillies durant nos différentes session de jeu.

Author: Founet

A ne pas confondre avec le village vaudois, est à peine plus jeune qu’une Famicom. Vouant un culte à George, il découvrit son amour du jeu vidéo et de la techno allemande pendant les grandes années de Lucas Arts. De ses nombreuses heures passées à cliquer lui vient son humour absurde et sa cleptomanie. Frappé d’une mystérieuse malédiction, les machines semblent se rebeller lorsqu’il les manipule ou fait mine de les regarder. Founet ne roule jamais en-dessous de 88 miles à l’heure et rêve de maîtriser la télékinésie grâce à la Force. En attendant de passer maître Jedi, il joue à la Wii U. Accessoirement rédacteur en chef, quand il arrive à se faire entendre des autres, qui mettent le son trop fort, les farceurs.

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