Gamescom 2016: Fifty shades of gears [Gears of war 4, Microsoft]

Mais quelle est cette sensation étrange pendant que je découvre la démo du prochain Gears of War, manette en main? Bizarre, comme un picotement derrière la nuque alors que je tronçonne allégrement des mutants dans une cité en ruine… Comme une démangeaison au coude pendant que j’appuie frénétiquement sur X pour ouvrir une sixième porte… Hum je sais pas, on verra si ça me le refait lors de la présentation du jeu par l’équipe de production.

Gears of War 4 Drone Battle Gamescom 2016

Les personnages sont désormais un peu mieux proportionnés, un peu.

Le lendemain, me voilà assis dans l’un des salons cosy de Microsoft, tout de vert décoré. Après le « Hi-gaïs-ho-iou-douïng?-Sine-som-coul-steuf?« -isme traditionnel, cette fois-ci c’est sur PC que tourne la démo. Pas la même, bien plus colorée que celle de la veille, dont les multiples teintes de gris laissaient une impression plutôt fade, c’est le moins que l’on puisse dire. Bref, on y retrouve le fils de Marcus Phenix, son « pote black« , la « fille© » et le fameux « papounet qu’il faut rendre fier® ». Tout quatre tentent de repousser une attaque dans une ferme qui ne se trouve visiblement plus au Kansas. Les mécaniques habituelles de la série sont là: on utilise le décor pour se mettre à couvert, on change entre deux armes à choix pour faire le ménage dans les rangs ennemis et les rechargements doivent se faire selon un bon timing sous peine que sa pétoire ne s’enraye. Alors que l’aimable producteur du jeu décime allégrement la population alien en se cachant entre les piliers en pierre d’une cave à vin (RIP Beaujolais Nouveau), voilà que cette sensation me reprend, mes yeux clignent rapidement et je jette un coup d’oeil à mes voisins. Non, tout semble normal. Alors qu’est-ce qui m’arrive? Quel sort m’a été jeté, me demande-je, alors qu’un énième ennemi tombe sous les balles et que je me met à bailler…. Bailler? Mais oui, c’est ça! Cette sensation, c’est l’ennui! Mais bien sûr! Je m’emmerde sévère en regardant cette démo! Soudain tout devient limpide. Sortir un quatrième Gears Of War (si on ne compte pas le spin off Judgement), sentait déjà le réchauffé à plein nez, mais malheureusement ces deux rencontres avec ce nouvel épisode m’ont confirmé que l’on a gentiment fait le tour de la question.

Marcus Close Up Gears of War 4 Gamescom 2016

Donc on retrouve un Marcus Phenix vieillissant, avec une barbe, accompagné de son fils. C’est bon, la tradition voulant que Gears of War et God of War, chez Sony, s’inter-inspirent en permanence est respectée.

Comme je le relevais ci-dessus, les mécaniques de jeux sont toujours les mêmes et bien qu’il soit indéniable que le premier GoW a posé les bases du genre TPS, cela fait 10 ans que tout le monde s’en est inspiré depuis. Il serait temps d’innover. La question de savoir ce qui faisait vraiment l’intérêt de ce GoW4 par rapport à ces prédécesseurs me brûlait les lèvres, alors j’ai essayé de la poser de manière un peu plus subtile: « Witche niou fitcheur arr iou môst praoude of?« *. Les gars de The Coalition, qui ont repris le flambeau après Epic Games, avaient effectivement de la fierté dans le regard qu’ils se sont échangé et tout de go ont parlé de la météo. Cet élément de mise en scène, qu’on avait déjà pu voir dans la vidéo de lancement à l’E3 avec grand fracas, serait à même de modifier le gameplay en influençant la direction du personnage, les trajectoires des balles ou la topographie des décors, en créant de nouveaux couverts ou en en supprimant. Je vous avoue que j’ai peine à y croire. Que ça serait tout scripté que ça ne m’étonnerait guère. Ce que j’ai toujours aimé dans un GoW c’est de pouvoir explorer la campagne avec l’ami Mush et de faire face à des situations épiques grandiloquentes. Si c’est probablement ce premier argument qui motivera notre futur test, le deuxième m’a plutôt marqué par son absence dans ces deux extraits. N’est pas le fils de son père qui veut, enfin un truc du genre.

Loyauté familiale à explorer dès le 11 octobre sur Xbox One ET PC.

*ou autrement dit: « Dis moi ce que tu as ajouté à la soupe pour que je n’ai pas l’impression qu’il s’agisse des restes de la dernière fois, Steve? »

Author: Founet

A ne pas confondre avec le village vaudois, est à peine plus jeune qu’une Famicom. Vouant un culte à George, il découvrit son amour du jeu vidéo et de la techno allemande pendant les grandes années de Lucas Arts. De ses nombreuses heures passées à cliquer lui vient son humour absurde et sa cleptomanie. Frappé d’une mystérieuse malédiction, les machines semblent se rebeller lorsqu’il les manipule ou fait mine de les regarder. Founet ne roule jamais en-dessous de 88 miles à l’heure et rêve de maîtriser la télékinésie grâce à la Force. En attendant de passer maître Jedi, il joue à la Wii U. Accessoirement rédacteur en chef, quand il arrive à se faire entendre des autres, qui mettent le son trop fort, les farceurs.

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