Gamescom 2016: Des tonnes de poudre dans Steep d’Ubisoft.

La blague récurrente de cette Gamescom s’est donc déclinée sur le modèle de: « – Alors, t’as vu Steep? – Quel type? « . Elle passe mieux à l’oral, mais on en rigole encore. Le reste est nettement plus sérieux.

Steep (hahaha, pardon) propose d’explorer les alpes à ski, snowboard, wingsuit et parapente. Le jeu est développé par des français (Ubisoft Annecy), donc ils s’y connaissent en montagnes. Forts de nos racines helvétiques, le stagiaire et moi avons posé un regard amical mais ferme sur le produit, parce que nous aussi la montagne, ça nous gagne. En dévalant un flanc du Mont-Rose, nous avons pu poser nos questions et découvrir les environnements très proches de la réalité. On se trouve juste au milieu entre un SSX ou 1080° Snowboarding exubérants et de la pure simulation. Selon d’Arnaud Ragot, game director, il y une volonté de proposer quelque chose d’assez réaliste, tout en profitant tout de même d’une certaine tolérance pour permettre au gens de « balancer du gros », comme on dit. La prise de risque sera donc récompensée, au même titre que le style et le « freeride », ou exploration du terrain. Les meilleurs « tricks », combiné à ces autres facteurs permettront de faire grimper sa côte de popularité, d’accéder à de nouvelles zones de descente et de se mettre dans la poche (ou sur le casque plutôt) de nouveaux sponsors à travers de marques de petites-caméra-frontale ou de boisson-énérgissante, par exemple.

La grande force de Steep (…mmppfrrr) est de proposer la possibilité d’explorer les différentes montagnes comme bon nous semble, du sommet jusqu’à la vallée. Un peu comme dans ces films de freeride qu’on aime regarder en se disant qu’on aimerait faire pareil que ces types un peu foufous qui descendent des pentes vierges, avant de se rappeler qu’on tient à ses rotules. Il est donc possible d’interrompre sa descente parce qu’on a repéré un nouveau site potentiel. Il suffit alors de sortir ses jumelles et de trouver une voie d’accès pour le marquer et débloquer son accès (un peu comme quand on déverrouille de nouvelles zones dans Assassin’s Creed/Far Cry/Watchdogs, mais pour une fois ça se tient pas trop mal). Il sera aussi possible de planifier sa descente à l’avance en étudiant les tracés des autres joueurs/riders. Cette possibilité d’interagir avec les autres se retrouvera aussi dans avec les défis qu’on lancera aux autres. Chiche t’es pas cap d’arriver en-bas avant moi ou j’te paye le vin chaud. Les traces des autres resteront d’ailleurs visibles dans la neige. En parlant de la poudre blanche, nous avons questionné notre interlocuteur annécien sur les défis que sa gestion représente. Il nous a confirmé que cela représentait l’un des défis majeurs auquel s’est frottée l’équipe qui s’est rendue en montagne pour observer différents types de neige pour offrir des rendus variables selon les conditions de glisse. Je dois dire que pour le moment, cet aspect ne m’a pas trop convaincu. Les sensations de vitesse n’étaient pas incroyables et la neige me semblait peu élaborée. De même pour le gameplay qui était pour le moins simpliste (c’est pas pour autant que je ne me suis pas pris des arbres en backflip), l’expérience étant passablement la même que l’on choisisse le ski ou le snowboard, par exemple.

Steep s’adressera donc certainement plutôt aux amateurs de records à battre et je pense que tout n’est clairement pas à jeter. Attendons de voir dans quel sens tourne le vent, car on ne pourra pas reprocher ici une tentative de proposer quelque chose d’original et … rafraichissant.  (…. POUHAHAHAHA, « c’type »!!)

Sortie prévue le 2 décembre sur PC, PS4 et Xbox One.

Author: Founet

A ne pas confondre avec le village vaudois, est à peine plus jeune qu’une Famicom. Vouant un culte à George, il découvrit son amour du jeu vidéo et de la techno allemande pendant les grandes années de Lucas Arts. De ses nombreuses heures passées à cliquer lui vient son humour absurde et sa cleptomanie. Frappé d’une mystérieuse malédiction, les machines semblent se rebeller lorsqu’il les manipule ou fait mine de les regarder. Founet ne roule jamais en-dessous de 88 miles à l’heure et rêve de maîtriser la télékinésie grâce à la Force. En attendant de passer maître Jedi, il joue à la Wii U. Accessoirement rédacteur en chef, quand il arrive à se faire entendre des autres, qui mettent le son trop fort, les farceurs.

Share This Post On

Laisser un commentaire