Gamescom 2015: Mad Max et plein de LEGO chez Warner Bros.

Avec le sable du désert on fabrique du plastique. Avec le plastique on fabrique des briques LEGO. Avec les briques LEGO on fabrique ce qu’on veut. C’est beau. Sauf que c’est le verre, en fait, qu’on fabrique avec du sable et donc mon intro ne tient plus. Parlons plutôt jeux vidéo, voulez-vous?

Mad Max : Le jeu d’Avalanche Studios avait été présenté rapidement à la Gamescom il y a deux ans puis plus trop de nouvelles. De là à penser que les studios Warner ont voulu attendre la sortie du film, il n’y aurait qu’un pas que je ne ferai pas. Me voilà donc assis derrière un écran où il m’est demandé de choisir quelle pièce de la voiture de Max optimiser. Je charge à coin dans le blindage et je répartis le reste un peu aléatoirement. Cette partie gestion me paraît bien pensée et influence le comportement de la voiture, mais j’ai envie de goûter du sable, pas de passer trop de temps chez Gégé le garagiste, vu que le temps de démo est assez court. Je suis donc aux commandes de la voiture et un espèce de troglodyte dégénéré est accroché au toit. Le type de Warner à côté de moi m’explique que c’est mon acolyte et qu’il se charge des réparations sur la voiture, pour autant que je m’arrête de rouler. Le nom de Gégé le garagiste, lui va du coup comme un gant. Ma voiture est très lourde (forcément, quand on met tout dans le blindage) et se traine un peu comme un veau gras avant Pâques. Par contre, je suis un tank quand les véhicules ennemis tentent de m’attaquer. Le combat à un côté un peu Benny Hill quand on se retrouve tous à se tourner les uns autour des autres. Gégé peut utiliser un grappin pour leur arracher les essieux et je n’ai ensuite plus qu’à rouler sur les mécréants qui en sortent. Mais ils sont coriaces, ils s’accrochent à ma carlingue et essaye de m’en déloger. Je passe alors du grappin au fusil à pompe, une simple pression sur un bouton et hop plus de moustique sur le pare-brise. Si cette première phase m’a fait penser à Interstate ’76 (belle époque, « Convoy, this is Stampede. Code Six pack ! Code Six pack ! »), j’ai trouvé la jouabilité un peu brouillonne et manquant de fluidité.

Je me débarrasse des indésirables, détruis leurs trois catapultes et atteins mon objectif, dont je ne sais pas grand-chose, vu que j’ai pris la mission en cours de route. J’ai questionné les liens qui pourraient exister entre le jeu et les films et, à part le personnage de Max, il n’y en a pas. Max qui doit justement maintenant descendre de son cheval des temps post-modernes pour entrer dans la base du méchant, à pied. C’est surtout le Chevalier Noir à la plage (rapport au sable) que j’ai l’impression de retrouver. Le gameplay à pied ressemble furieusement à celui des Batman de Rocksteady (également édité par Warner Bros.), notamment en ce qui concerne les combats fonctionnant selon le même principe de coups, d’esquives et de contre qui doivent être donnés en rythme. Max souffre également de la même pathologie que Batou : une clouïte au sol aïgue. Impossible de sauter et le moindre rebord doit être franchi à l’aide d’une échelle. Au final, j’ai bien aimé retrouver l’ambiance absurde et déraisonnée des films et je pense qu’il y a moyen d’en faire une aventure prenante dans ce monde ouvert. Mais je crains que Mad Max ne souffre trop de la comparaison avec son collègue masqué, qui jouit d’une plus grande popularité. Sortie prévue en septembre sur Xbox One, PS4 et PC, ce qui pourrait donc être une manière agréable de se tourner vers la fin de l’année. Ne pas oublier de mettre les pneus d’hiver ensuite.

Histoire de vous mettre en condition, Warner vient de publier cette bande-annonce interactive.

LEGO Marvel’s Avengers : Je suis généralement assez friand des jeux franchisés LEGO, j’en ai mangé à toute les sauce et Marvel Super Heroes reste l’un de mes favoris. C’est plus ou moins une suite qui nous est proposée ici. Les événements suivis sont ceux des deux films Avengers mais aussi sur les comics eux-mêmes. C’est plus joli, les mouvements sont améliorés (Hulk peut maintenant faire des bonds gigantesques, par exemple) et une craquée de personnages ont été ajoutés. Mouais, je peine un peu à m’emballer. Par contre, je suis impressionné par la passion exprimée par les deux types de TT Games. Ces mecs sont complètement fans de ce qu’ils font. Ils jubilent en nous montrant les différentes armures d’Iron Man, ils frétillent en évoquant les clins d’œil disséminés un peu partout, presque émus en nous dévoilant Stan Lee et ses super pouvoirs d’auteur et surtout, ils sont particulièrement fiers de suivre l’esprit des comics. Ils ont intégrés les toutes dernières nouveautés de l’univers Marvel, comme Thor en version féminine, par exemple. On dirait des gamins qui ont fini leur bricolage et qui trépignent de le montrer à leurs parents. J’ai justement pu en profiter pour jouer un niveau, reprenant les événements de la bataille de New York à la fin du premier film. Je suis en terrain connu, trop connu même. J’ai vraiment l’impression de rejouer à MARVEL Super Heroes. Quelques nouvelles capacités entre les différents personnages (dont une bien pénible avec la Veuve Noire, où l’on doit déplacer un curseur et appuyer sur un bouton pour « pirater » je ne sais pas trop quoi et ainsi mettre à jour des failles dans les murs), des coups spéciaux que l’on peut enclencher quand deux Avengers sont dos à dos et obtenir un combo comme celui-ci-dessous, mais sinon rien de bien nouveau.

Combo!

Même moi je crois que j’ai atteint mon quota. Par contre, je reste admiratif de la vitrine « fan-boyesque » qui est ici mise en avant. Même leur Hulk ressemble de plus en plus à Mark Ruffalo. Sortie prévue le 29 janvier sur toutes les consoles possibles et imaginables.

 

 

 

 

Lego Dimensions : Fanboys du monde entier, retenez votre respiration, ce que je viens de vous dépeindre n’était rien face à ce qui m’attendait dans la salle suivante. Plusieurs bornes à dispositions, entourés de tout un tas de construction LEGO et de figurines en tout genre, dont un Marty McFly géant. A la place qui m’est attribuée, je suis accompagné par James Burgon, un type très sympa qui officie en tant que chargé de qualité et responsable médias sociaux (sérieux, je suis sûr qu’ils ont une roue du hasard pour nommer leurs jobs) chez TT Games et qui est encore plus fier que le gars d’avant sur LEGO Avengers.

lego dimensions socle

Le set de départ

LEGO Dimensions, c’est l’entourloupe financière faite aux parents juste avant Noël. Suivant la politique de « Gotta catch’em all » propre aux Pokemon, et depuis fortement réappropriée par les Skylanders d’Activision, Disney Infnity chez Disney et les amiibos de Nintendo, il « faut » collectionner un maximum de figurines pour profiter pleinement du jeu. Celles-ci se posent sur un socle branché à la console (PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One et Wii U) et font intervenir dans le jeu le personnage correspondant. LEGO entre donc dans la danse en faisant feu de tout bois. Ils se sont arrangés pour débarquer avec 14 licences plus ou moins cultismes, à savoir:

  1. DC Comics
  2. La Grande Aventure Lego
  3. Seigneur des Anneaux
  4. Simpsons
  5. Scooby Doo
  6. Le magicien d’OZ
  7. Docteur Who
  8. Retour vers le futur
  9. Portal 2
  10. Jurassic World
  11. LEGO Ninja Go
  12. LEGO Chima
  13. Ghostbusters
  14. Midway Arcade (dont on ne sait pas encore grand chose).
lego dimensio ghostbusteers pack

Who you gonna call? Le Père Noël…

Pourtant, dans l’ensemble des « jeux avec figurines », LEGO Dimensions semble tirer son épingle du jeu, puisque le socle réagit en fonction de ce qui se passe à l’écran. Il faut donc déplacer ses figurines dans le bon ordre et on obtient un gameplay asymétrique plus intéressant que ce que propose la concurrence. De plus, chaque éléments doit se construire comme un vrai LEGO et plusieurs combinaisons sont possibles. J’ai trouvé ça plutôt amusant, je dois dire. LEGO Dimensions réussi donc un quadruple coup de génie marketing. Tu l’as sent venir la couillonnade? Premièrement, c’est LEGO, les enfants adorent déjà, le public est conquis. Deuxièmement, l’accès aux licences. James me racontait, des étoiles plein les yeux, comment ils se sont amusés à imaginer quelle franchise approcher et à les proposer à LEGO. Troisièmement, tu l’as bien regardé cette liste? Toi qui a trente ans, elle ne te fait pas du pied avec un regard aguicheur cette liste? Bien sûr! Le jeu est proposé comme un jeu familial, mais le vrai public cible c’est le geek collectionneur-fanboy, qui a un salaire lui permettant d’acheter tous les packs à venir, en prétextant que « Oui, mais c’est pour jouer avec mon fils/ma filleule/enfant lambda de l’immeuble ». Et quatrièmement, LEGO a maintenant déjà un pied dans la porte de toute ces franchises, ce qui leur assure de pouvoir remplir des étagères dans les magasins de jouet pendant encore longtemps. Même si je désapprouve ce principe de pousser à l’achat, je dois bien reconnaître que c’est sacrément bien pensé. GG LEGO, GG.  Sortie fin septembre

Author: Founet

A ne pas confondre avec le village vaudois, est à peine plus jeune qu’une Famicom. Vouant un culte à George, il découvrit son amour du jeu vidéo et de la techno allemande pendant les grandes années de Lucas Arts. De ses nombreuses heures passées à cliquer lui vient son humour absurde et sa cleptomanie. Frappé d’une mystérieuse malédiction, les machines semblent se rebeller lorsqu’il les manipule ou fait mine de les regarder. Founet ne roule jamais en-dessous de 88 miles à l’heure et rêve de maîtriser la télékinésie grâce à la Force. En attendant de passer maître Jedi, il joue à la Wii U. Accessoirement rédacteur en chef, quand il arrive à se faire entendre des autres, qui mettent le son trop fort, les farceurs.

Share This Post On

Laisser un commentaire