Gamescom 2015: Conférence Microsoft, des exclus et des pizzas

Un voyage à la Gamescom ça se prépare. Pendant ces dernières semaines, nous avons sué sévère pour obtenir des rendez-vous, pour rencontrer les développeurs, assister aux présentations pleines de bon sentiment marketing© et pour les conférences. Ça commençait déjà moyennement bien avec Sony qui décide de reporter sa conférence à la Paris Games Week, la Gamescom étant trop proche de l’E3. S’ensuit EA, pour qui nous allons probablement devoir entrer par les conduits de ventilation, puisque les invitations sont gérées par un robot allemand©. Il nous reste donc Microsoft, qui nous a fait l’honneur de ne bloquer que 6 places pour la Suisse (coucou le 20Minutes). C’est donc perchés dans notre appartement de location colognien, affalés sur un canapé, une bière à la main, que nous avons visionné la conférence, en compagnie de Mr. Plouf et l’équipe de Fellowsheep.ch. Et c’est probablement les meilleures conditions qui soient ! Na.

Je suis avant tout soulagé d’entendre à nouveau de la dubstep en intro de conférence. Celle-ci m’avait cruellement manqué lors de l’E3 !

Voilà notre copain Phil Spencer qui pointe le bout de son nez et de son absence de cou. Il commence par nous parler Rare Replay qui sort aujourd’hui (pas de panique, le test devrait paraître dans 5 ou 6 mois dans nos colonnes). Ce regroupement de titres propose des remakes HD d’anciens « succès » du studio Rare (Viva Piñata quand même…).

Bref, passons sans plus attendre à Quantum Break. Cette exclusivité ne m’avait pas du tout laissé une bonne impression l’année dernière. On en sait désormais un petit peu plus. Enfin, on sait surtout que le perso que je n’avais pas hésité à qualifier de « sale tête », s’est refait une beauté et ressemble maintenant trop au type qui joue Iceberg dans la saga X-Men, et aussi qu’il marche comme Aiden dans Watch Dogs. Le principe du jeu est toujours basé sur le contrôle du temps lors de scènes de tir. Effectivement, le gel du temps est vraiment impressionnant. Ah non, c’est notre connexion Internet en mousse qui vient de freezer. On reprend le train en marche pour voir que les paradoxes temporaux pourraient jouer un rôle central dans l’histoire. On retrouve ensuite Sam Lake qui accueille sur scène Sean Ashmore (Iceberg, j’avais raison, bim), pour nous parler de la manière dont le jeu co-existe avec la série TV. #Transmedia. Ce qui est plutôt inquiétant, c’est que Lake commence son speech en expliquant comment ils souhaitent créer une expérience « cinématographique jouable » (je traduis comme je peux). Franchement, en quoi ça pourrait être une bonne chose d’un point de vue de jeu, du coup ? La série en soi pourrait être très cool, les acteurs sont de bonnes références (Littlefinger de Game of thrones, par exemple). Je reste toujours peu convaincu par le jeu.

S’ensuit une vidéo de Crackdown 3. L’accent est mis sur la destruction du décor. Une bonne surprise pourrait émerger de ce titre exclusif à la Xbox One.

Scalebound. Cette nouvelle licence RPG exclusive à la Xbox One avait été montrée brièvement lors d’une cinématique à l’E3 2014. Voilà du gameplay qui met en scène le héros, vague cousin de Dante dans Devil May Cry (sous-entendu tête à claque), et son imposant dragon à qui l’on peut donner des ordres. Même si Platinium Games nous ont habitués à plus nerveux, il y a du potentiel et un arc, c’est toujours un signe de bon jeu, un arc (c’est so 2013). Un mode co-op à 4 joueurs est brièvement évoqué. A voir si les combats peuvent se révéler un peu plus dynamiques.

Le retour des annonces multimedia sur la Xbox One, alors que l’E3 avait amorcé un virage presque à 180° vers le jeu avant tout. Heureusement, on passe vite sur les possibilités de regarder et d’enregistrer la TV via sa console, puisqu’il y a de fortes chances que ce service ne fonctionne pas chez nous, ou alors 1 an après tout le monde.

Passons aussi rapidement aussi sur l’annonce de la venue d’un Battletoad (du jeu éponyme) dans Killer Instinct, pour en arriver à la partie concernant ID@Xbox, la plateforme du jeu indé chez Microsoft. Comme souvent, la plupart des jeux sortent, ou sortiront, également sur Steam, comme Cities Skyline ou Train Simulator, mais certains auront un accès console anticipé. Comprenez par-là que c’est d’abord tonton Microsoft qui distribue les bonbons avant cousin Sony. Je retiens notamment que Thimbleweed Park, de Ron « Monkey Island » Gilbert ressemble beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP à Maniac Mansion, et que We Happy Feet était le parfait exemple de vidéo où l’on ne comprend pas de quoi il s’agit. C’est visiblement un jeu dans lequel des gens masqués vous empoignent et vous secouent… Si je suis complètement frapadingue des point and click de l’époque Monkey Island, on est en droit de se demander si le genre n’as pas trop évolué en parallèle. Décalage en prévision ou grosse claque nostalgique ?

C’est fou ce que Cobalt, nouveauté de Mojang, ressemble à tant de jeux indé aujourd’hui. Mais son côté multi pourrait s’avérer fun. J’espère avoir plus d’info lors de la présentation dans le courant de la semaine.

Dark Souls 3, c’est très très très TRES semblable à Dark Souls 2 et Bloodborne. Est-ce que nous nous dirigeons vers une sortie en alternance bi-annuelles à la Call of Duty / Black ops? Je caricature,  mais une sortie si rapide semble quand même assez précipitée.

« Prrrrt » fait la vidéo de gameplay de Homefront: The Revolution. On en est encore à se demander pourquoi faire une suite à un jeu autant décrié ?

Il faut toujours un moment gênant dans ces conférences et celui de cette mouture est décerné à la partie de Halo 5 Guardians commentée qui sonne tellement faux. Microsoft cherche encore à convaincre que Halo peut être abordé sous l’angle du e-sport, mais c’est long là, on s’emmerde, qui veut de la pizza ?

FIFA 16 et Just Cause 3 sont abordés avant de parler de Forza 6 et de sa gestion de la pluie. En amateur de jeux de caisses (pas les trucs cubique en bois), Mush a une demi-molle devant de si beaux volants en cuirs.

Microsoft persiste à présenter Tomb Raider comme étant une exclusivité, alors que nous savons maintenant qu’il sortira aussi chez les concurrents, une année plus tard. La séquence de gameplay montrée met plus l’accent sur l’infiltration (et il y a toujours l’arc, les arcs c’est bien). On a toujours des doutes sur l’importance que prendront les temples et les énigmes par rapport aux exécutions d’ennemis à grands coups de « zbleuuarrfg ».

Et pour terminer, voilà l’annonce surprise par 343 Industries et Creative Assembly de Halo Wars 2, suite du STR se déroulant dans l’univers de Crash Bandicoot. Je vois que vous êtes pas concentrés là. C’est une surprise mais assez curieuse, puisque le premier épisode n’avait pas rencontré un franc succès.

Je retiens notamment de cette conférence une volonté de remettre le jeu sur PC en avant. Bien sûr, Microsoft doit soutenir le lancement de Windows 10, mais cela reste réjouissant de voir que les consoles n’ont plus le monopole de ces événements. DirectX 12 devrait également faire du bien visuellement à la Xbox One et pas seulement avec le changement d’interface graphique prévue en novembre. Avec une seule nouvelle annonce, cette conférence n’a pas été une révolution, mais je n’ai pas trouvé que tout était à jeter. Cette fin d’année devrait s’annoncer assez intéressante. Phil Spencer a conclu en disant que la vision du gaming chez Microsoft était résolument tournée sur les interactions entre joueurs et entre plateformes. Merci Phil, mais si tu veux faire passer le message que Microsoft a une vision générale de sa direction en matière de jeu, il ne faut pas changer de message chaque année en fonction des aléas du marché.

Les pizzas sont finies et mes collègues sur le canapé se marravent la tronche dans Towerfall  pendant que je m’échine à écrire ces lignes. Dans Towerfall il y a des arcs.

Author: Founet

A ne pas confondre avec le village vaudois, est à peine plus jeune qu’une Famicom. Vouant un culte à George, il découvrit son amour du jeu vidéo et de la techno allemande pendant les grandes années de Lucas Arts. De ses nombreuses heures passées à cliquer lui vient son humour absurde et sa cleptomanie. Frappé d’une mystérieuse malédiction, les machines semblent se rebeller lorsqu’il les manipule ou fait mine de les regarder. Founet ne roule jamais en-dessous de 88 miles à l’heure et rêve de maîtriser la télékinésie grâce à la Force. En attendant de passer maître Jedi, il joue à la Wii U. Accessoirement rédacteur en chef, quand il arrive à se faire entendre des autres, qui mettent le son trop fort, les farceurs.

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