Comme dans DooM [Jupiter Hell]

Est-ce que tu aimes Doom? Est-ce que tu aimes les jeux au tour par tour et les roguelike? Le metal et les gros fusils à pompe? Si tu as répondu oui à l’une ou plusieurs de ces questions, tu vas adorer Jupiter Hell.

On va pas se leurrer, ce jeu est la version libre de droits de Doom, vu de dessus. Cependant, Jupiter Hell ne dénigre pas du tout ses racines, et se revendique même le digne successeur de D**M, the roguelike (tous deux développés par ChaosForge). Vous jouez un type qui s’écrase sur Callisto, une lune de Jupiter, où tout est parti en cacahuète. Vous n’êtes pas très très content, vous prenez les armes et défoncez tout ce qui bouge. Plutôt simple. Le jeu se dit “dur, mais juste”, mais parle également “d’algorithmes sadiques qui créent des challenges sans fin”. Autant vous dire que vous allez en baver.

 

La séquence d’introduction animée vous met vite dans le bain.

 

Le gameplay se déroule en tour par tour dynamique. Contrairement à un X-COM où chacun attend sagement son tour, dans JH tout le monde agit en même temps que vous. Mais si vous ne faites rien, personne ne bouge. Recharger coûte une action, de même si vous changez d’arme ou utilisez un objet de votre inventaire (par exemple une grenade ou un kit de soins).

Vous parcourez des niveaux générés de manière procédurale qui s’agrandissent au fil de votre avancée sur Callisto. Il vous faudra chaque fois trouver l’ascenseur pour passer à la suite, et rien ne vous oblige à explorer tout le niveau. Cependant, il existe parfois un chemin alternatif via d’autres biomes. Comme à l’accoutumée dans les rogue-like, vous devez planifier votre itinéraire selon un facteur risque / récompense. Parfois, vous pourrez aller visiter un laboratoire ou un hangar rempli de loot, mais également d’ennemis.

 

Tout en bas à gauche se trouve mon pourcentage d’esquive (en bleu). J’ai une chance sur cinq d’éviter un tir.

 

Ce loot justement, il vous faudra le pourchasser pour espérer survivre plus loin dans la partie. Munitions, armes, armures, équipement : tout est disponible dans des coffres et sur les cadavres de vos ennemis déchus.

Trois classes sont à votre disposition : soldat, explorateur et ingénieur. Chacune possède différents attributs passifs, différents équipements de départ, et différentes habiletés actives. Comme leurs noms l’indiquent, le soldat est un sac à PV, l’explorateur vous permet d’être discret et contourner vos ennemis, tandis que l’ingénieur est spécialisé dans le hacking des différentes bornes de sécurité qui parsèment les installations.

 

J’ai pu révéler la carte en piratant la borne de sécurité.

 

Massacrez assez de chair à canon, et vous monterez de niveau. À chaque fois, il faudra choisir un atout. Vous pourrez par exemple augmenter votre champ de vision, votre santé, votre portée, ou encore votre capacité à porter des coups critiques. Vos runs seront donc principalement influencées par votre classe et les atouts que vous choisirez au fil de votre progression.

Lors des combats, vous, et vos ennemis, pouvez vous mettre à couvert pour augmenter votre esquive. La distance joue également un rôle important selon l’arme que vous utilisez. Tous ces facteurs se combinent pour savoir si un tir connecte avec sa cible ou non. Si vous trouvez les outils nécessaires, vous pouvez aussi pirater les drones du niveau (pour peu que vous ne les ayez pas tous déjà explosés) pour tuer les autres formes de vie à votre place!

 

Les fans de Dark Souls sont en terrain connu.

 

Les prémices sont plutôt simples, et le gameplay l’est aussi. Le fun, c’est de survivre le plus longtemps possible et trouver un maximum de loot pour y parvenir! Si c’est pas votre truc et vous aimez la variété dans votre gameplay, Jupiter Hell n’est pas vraiment pour vous.

Voilà pour ce qui est du fond. Quant à la forme, c’est plutôt joli et le sound design est sympatoche. Les gros riffs de guitare mettent dans l’ambiance, mais la musique devient vite ultra répétitive. Le bestiaire aussi est plutôt maigre, vous combattrez souvent les mêmes trois ou quatre ennemis différents.

 

Tout ce loot mes aïeux, c’est beau!

 

L’arsenal est tout ce qu’il y a de plus classique dans un jeu où votre personnage fait parler la poudre: pistolets, mitraillettes, fusils, armes lourdes, grenades diverses et variées. De quoi réveiller l’Américain qui sommeille en chacun de nous.

Malheureusement, le jeu n’est disponible qu’en anglais pour l’instant, mais il devrait être traduit en français un jour. Jupiter Hell ne propose quasiment que du texte, ce qui ne devrait pas poser trop de problèmes. Cependant, votre personnage balance régulièrement des punchlines typiques d’un film d’action des années 90. Vous pouvez d’ailleurs régler le degré de profanation (utile pour les streameurs, je suppose).

 

Le résumé de fin de partie.

 

Vous l’aurez peut-être compris si vous avez lu jusqu’ici, Jupiter Hell est un petit jeu bien sympathique, mais qui manque cruellement de contenu et de variété. Bestiaire, arsenal, classes à jouer, décors, bande-son: tout mériterait d’être augmenté, élargi et complété. J’ai vu quelques mini-boss, mais il faudrait vraiment plus d’ennemis spéciaux.

Cependant, le jeu est sorti il y a maintenant cinq mois, et il en est à sa version 1.2 avec pas mal d’ajouts et de changements. C’est pas encore ça, mais les développeurs y travaillent. Et ce depuis cinq ans apparemment, vu que le jeu est un projet qui avait été financé sur Kickstarter. Soyons patients, il en vaut la peine.

6.5 pas vraiment Doom, mais un peu quand même sur 10.

Testé sur Microsoft Windows, également disponible sur Linux et Mac OS.

 

Author: Marsouin

Un homme, une œuvre, une légende ! Ainsi se résume Marsouin, de son vrai nom Marcel Soupape. Il fit ses premiers pas vers la gloire avec la console NES, grâce à son mentor et modèle, son frère. Et tout de suite, c’est le tourbillon et l’enchaînement, notamment, de la Super NES, la N64, la Dreamcast (pas son meilleurs passage), Playstation, Xbox et enfin Xbox 360. Malgré une légère décadence dans son parcours, compensé notamment par sa liaison constante avec un PC, ce n’est rien comparé à la traversée du désert qui suivi. Ni les consoles, ni les PC ne furent d’intérêt pour lui, mais seulement les femmes, l’alcool, la drogue (Les Tuc) et le Djent. Un classique, mais l’histoire finit bien. Car soudain, c’est la rédemption! Contacté par Rael directement, il redécouvre son potentiel via un bol d’urine tous les matins et s’achète une PS4. Depuis le succès est à nouveau au rendez-vous, comme une annonce d’apocalypse.

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