Amour, gloire et Destiny 2, épisode 11

Destiny 2 est un peu l’ex vers lequel (le français manquant de neutre, j’utiliserai le masculin) on a envie de retourner, car l’on se remémore des bons moments, des clichés de vacances où tout le monde est sourires et effervescence, de la fougue et la passion du début, des nuits dont seul le chant naissant des oiseaux sonnait le glas. Notre cerveau bourdonnant de ces souvenirs, en carence d’ocytocine, on relance donc le jeu, nouvelle saison à l’appui, telle une promesse de renouveau et de changements : non, juré, je n’essaierai plus constamment de te vendre des objets sur Eververse (argent réel), je vais faire attention.

La musique démarre, les hormones se réveillent, on y croit, c’est reparti comme en 40, le feu va couler dans nos veines. Puis le temps de chargement nous met une première claque : ah oui, il aurait mieux fallu jouer sur PC plutôt que PS4, toute pro qu’elle est. Huit minutes plus tard, le temps de commander une GTX3080, on est enfin dans le jeu. Ah ! Une nouvelle quête ! On se sent de nouveau comme à l’orée de la première rencontre, pétillant, vibrant. L’histoire semble intéressante. Mon Dieu, cela nous avait manqué. Cette impression d’être à la maison.

Cette saison se focalise sur les personnages d’Eris Morn et du Drifter, avec un peu de Zavala. Sympa, très sympa. Oh, il faut faire du grind avant la prochaine étape de la mission. Ça m’embête un peu de grinder, mais d’accord allons-y, ça a l’air pas si mal. Et là, on commence à sentir un léger malaise. Ce moment où l’on voit que l’ex en question, malgré les doux habits de la nostalgie, picole toujours autant qu’avant.

 

Destiny 2

Collection hiver-hiver 2020, sponsorisée par le vaccin moscovite, la 5G, Bill Gates et Daft Punk.

 

Entrelacement d’impressions pour cette nouvelle saison. La réassurance d’un terrain connu, mais la sensation dérangeante du retour en arrière, d’avoir fait un faux pas : on pourrait être en train de jouer à un nouveau jeu au lieu de refaire, cette fois encore, une énième variante d’un public event. Ou pire, exactement les mêmes missions qu’à la sortie du jeu. Le souvenir est agréable, le retour à la réalité l’est moyennement. Le changement de coupe de cheveux ne suffit pas à tout faire oublier. Le jeu est vieux, tourne en boucle et s’est alourdis avec l’âge. C’est une bonne boucle, mais, à peu de choses près, c’est malheureusement toujours la même boucle.

 

Destiny 2

La Migros ce n’est plus ce que c’était depuis le COVID.

Les vertus du fitness acrobatique

Le 8 juin donc, le papa de notre ex (Luke Smith) revient vers nous pour annoncer que d’ici mi-novembre, le brave se sera remis au fitness acrobatique, au yoga quantique, au jardinage géothermique, qu’il aura arrêté de boire et fera désormais la vaisselle avant même que les casseroles n’aient refroidies. Tout ça dans le but avoué de nous reconquérir. Flatteur.

Et des promesses il y en a ! Le jeu se délestera ainsi d’un certain nombre de gigas en trop en retirant toute une partie du contenu (voir la liste), afin de le retravailler derrière les coulisses. De vieux raids de Destiny reviendront (Vault of Glass). Eververse ne vendra plus d’objets cosmétiques dont l’apparence indique qu’ils auraient dû être une récompense pour une activité in-game.

Un nouvel élément fait également son apparition, une première depuis la sortie de Destiny 1 : Stase, le seul élément de Ténèbres. Cela qui implique aussi un gros twist scénaristique en construction dans la saison actuelle : nos gardiens vont flirter avec le mal. Cette nouvelle sous-classe aura aussi droit à un tout nouveau système de customisation qui semble tenter de renouer avec l’idée d’un RPG.

 

Parce que tu le Vault bien

Bungie a donc décidé de retirer du jeu une grosse partie de contenu du jeu pour le stocker dans le bien nommé:  Destiny Content Vault. et ce, afin de pouvoir le retravailler et de possiblement le réimplanter plus tard. L’autre visée de l’opération, absolument nécessaire à mon avis, est d’alléger le jeu qui est devenu avec le temps un vieux cuirassé fuyant de la mémoire de partout. Si cela peut aider à réduire les obscènes temps de chargement, alors j’en prendrai volontiers une tournée !

Évidemment, la pilule a bien du mal à passer pour certains qui crient au scandale dans tous les recoins de reddit : mais monsieur, j’ai payé pour ce contenu, rendez-le-moi tout de suite ! Comprenez donc ces pauvres hères qui ont dépensé au moins une centaine de dollars pour seulement 1000 ou 1500 heures de jeu. Outrage !

Au final, le résultat de l’opération devra surtout être jugé à la lumière du contenu ajouté lors de Beyond Light en novembre prochain.

 

Destiny 2 saison 11

La gonflette a porté ses fruits, regardez-moi ces trapèzes !

Alors, on le reprend ?

Bref, ces prédictions nous tiennent en haleine, le baratin fonctionne, il aura peut-être vraiment changé, qui sait. Et du yoga quantique, quand même ! Le bellâtre promet aussi du 4 k 60fps (à voir pour le FOV) lors du passage sur Next Gen. On a envie d’y croire. Malgré tout, l’on ne peut que vous conseiller d’attendre novembre avec la sortie de Beyond Light, extension de toutes les promesses, avant de vous relancer dans l’aventure.

Globalement, la saison 11 n’innove certes pas forcément, mais laisse présager du bon, voire du très bon. L’histoire semble reprendre en cohérence et en suspens, les nouveaux objets exotiques sont très amusants à utiliser et le nouveau public event, malgré mes railleries, est plutôt sympa, bien que répétitif par nature. Wait and see donc…

 

Note pour la saison 11 de Destiny 2 : 6 « promis je vais changer » sur 10.

Testé sur PS4 pro, dispo également sur Xbox One et PC.

(les images de l’extension Beyond Light proviennent du site de Bungie)

 

Author: Teiki

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