Si on parlait d’un jeu de rôle, aux combats au tour par tour, dans lequel on collectionne des monstres. Ça vous dit? Tant mieux! Mais ce n’est certainement pas à ce jeu-là que vous pensez.
Si vous aviez Pokémon en tête, c’est logique. Pour le coup, il sera plutôt question de Cassette Beasts 2002, développé par Bytten Studio et édité par Raw Fury. Si je pouvais être Gary-pedia, j’aurais pu me souvenir qu’il s’agit là de la suite d’un jeu sorti en 2023. Mais ne l’étant pas, c’est donc avec un regard complètement neuf que j’ai débuté ce rendez-vous.
L’action se déroule donc en 2002, dans une banlieue de Londres tout cosy, en pixel art qui flatte la rétine. Notre personnage vient de s’y établir et à peine arrivé dans son petit appart que, manque de pot, voilà qu’il se fait aspirer dans une dimension parallèle. Ah, Londres, c’est plus ce que c’était, maintenant il faut faire gaffe au moins petit portail qui te téléporte dans un monde étrange. Ce dernier, à l’espiègle nom de Nodnol est peuplé de créatures bizarres. Pour pouvoir retrouver son chemin vers la maison, il faudra les affronter en faisant combattre d’autres monstres qu’on aura capturés au préalable. Somme toute une journée assez banale dans la vie de nos amis londoniens.

Balance le son
Je ne connaissais pas Cassette Beasts premier du nom, mais la direction artistique de sa suite m’a charmé. Le jeu est pensé pour satisfaire les aficionados du premier, mais également comme un point d’entrée pour les fraichement débarqué. Ce n’est d’ailleurs pas un point d’entrée uniquement visuel, puisque la bande-son a aussi su caresser mon audition dans le sens du poil. Non, pas poil des oreilles, mais vu qu’il y a le mot « cassette » dans le titre, logiquement on lorgne également du côté de la nostalgie auditive. L’ambiance fonctionne donc très bien, avec son côté britt-pop-rock.
C’est aussi une mécanique de gameplay, puisqu’on ne capture pas les créatures en leur lançant des boules à la tronche (quelle drôle d’idée, pourquoi vous avez pensé ça?), mais en les « enregistrant » sur cassette, puis en les « rejouant ». C’est aussi ce qui permettra de faire des combinaisons entre les monstres, pour créer des formes fusionnées plus puissantes. On nous promet plus de 57’000 combinaisons possibles. Je vous laisserai compter au final et vous me redirez.

J’ai pu y jouer un peu plus d’une demi-heure et j’ai trouvé la proposition plutôt convaincante. Merci à Jay Baylis, directeur artistique chez Bytten Studio pour ses explications, notamment sur la gestion des ennemis qui pourront revenir plus tard en ayant mémorisé ce qui avait conduit à leur défaite et donc avec une nouvelle stratégie. Avoir un guide n’était pas du luxe, la fameuse porte d’entrée pour les novices était un peu floue, selon moi. Je suis assez sûr que dans des conditions différentes, les subtilités auraient plus facile à cerner. La petite dernière couche qui a fini d’attiser ma curiosité est l’annonce qu’on pourra y jouer jusqu’à huit en multijoueur et s’échanger des créatures, même sans câble Link Game Boy.
Sortie prévue en mars 2027, sur PC, Xbox Series, PS5, et Switch 2.
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