Que cet article soit une leçon d’humilité à mon propre égard : quelques minutes avant le rendez-vous, empli de fiel et de fatigue en fin de cette Gamescom 2026, parce que l’endroit de rencontre est juste un Steamdeck et un dev, j’écris sur le groupe WhatsApp de l’équipe un message tout à fait condescendant au sujet de ma prochaine démonstration, sur laquel je ne sais rien (soyons honnêtes). Et bien, je crois que Knuckle Paradise a pourtant été mon coup de coeur du salon.
Développé par Flying Oakes Games et publié par ARTE France, Knuckle Paradise est un titre en pixel art, vue 3D isométrique, de beat them up avec une ambiance superbe, un gameplay super réactif et une DA du tonnerre. Le jeu propose de péter des tronches dans un univers déjanté d’un parc d’attractions des plus louches, dans lequel se réveille notre héroïne Jane, ancienne boxeuse qui s’est justement juré de ne plus péter des tronches. Manque de bol, on la kidnappe pour la forcer à participer à un tournoi dans ce fameux parc d’attractions, qui abritait à l’époque des… Poules… de… Combat. Alors évidemment, en tout logique, on en rencontre une, nommée… Cocotte. Une vraie poule hein, pas du style Stellar Blade ou Showa, une de basse cour. Cette nouvelle coéquipière viendra donc péter des gueules avec nous pour notre plus grand plaisir.
Knuckle Paradise est construit de manière linéaire, pour trancher avec les productions précédentes du studio, plutôt orienté « rogue like ». Les sources d’inspirations énoncées sont Bayonette ou Devil May Cry, mais aussi les films de baston des années 80. Le gameplay est pensé pour être accessible, en mode « pop corn ». Par exemple, il n’y a pas d’obligation de maîtriser les combos. On devrait aussi pouvoir compter sur des séquences différentes comme des courses-poursuites ou de l’infiltration. C’est très prometteur.
Glissons encore un mot sur les musiques, composées par Doseone, rapeur américain déjà derrière des productions comme Enter the Gungeon, Sludge Life ou Gang Beasts qui fonctionne parfaitement avec l’ambiance pleine de néons.

Retrouvez également l’avis de Founet à propos de cette démo, à écouter sur Couleur3, dans l’émission Super Chip (à partir de 12:00).
Un coup…de coeur
Avec sa durée de vie estimée à six-sept heures selon le très sympathique Thomas Altenburger, CEO et Game director chez Flying Oakes Games qui nous présente le jeu (en français, ça soulage après trois jours de Gamescom), je pense que Knuckle Paradise sera un insta-buy pour moi. Que ce soit le jeu lui-même qui m’a conquis en un instant de par sa DA et son gameplay, ou par l’esprit du studio préférant produire un jeu accessible sur des plateformes modestes plutôt que de nous forcer à acheter une centrale nucléaire pour faire tourner un jeu vidéo. Surtout en ces temps de fin de monde où l’énergie et les matériaux rares ne devraient peut-être pas servir en priorité à faire ronronner CoD dans notre salon. Mais bref, je m’égare, j’ai adoré.
Sortie prévue en 2027, sans date précise encore, sur PC et une console, mais on ne peut pas encore dire laquelle….
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