Gamescom 2017: Devolver

Chez Devolver plusieurs jeux étaient présentés. Dans des styles très différents, que ce soit en matière de gameplay ou dans la manière de les introduire. Focus sur trois d’entre eux.

I hate running backwards

En voilà un titre original, « je déteste courir en arrière ». Et moi, je déteste me lever tôt le matin. Je devrais peut-être en faire un jeu, tiens. Le titre entier est en fait : Serious Sam : I hate running backwards. Ce qui en fait donc un spin off de Serious Sam, série de FPS très nerveux et portés sur l’action, qui a eu son heure de gloire durant les années 2000, bien qu’elle perdure toujours à l’heure actuelle. Le CEO de Binx Interactive, petit studio croate qui s’occupe du développement du jeu, nous explique que le tout est parti d’une constatation assez improbable. « Dans Serious Sam, lorsque Sam fait face à trop d’ennemis à la fois et se retrouve obligé de reculer, il crie alors “I Hate Running Backwards !” et il n’en fallait pas plus pour trouver là un concept de spin off. C’est finalement un peu comme si on avait réalisé un spin off de Mario 64 en se basant sur la phrase “Ah spaghettis, ah raviolis, ah mama mia !” que prononce Mario lorsqu’il dort. Je ne sais pas si ça aurait donné un bon jeu, ni même ce que ça aurait pu donner comme jeu d’ailleurs. Ça n’aurait certainement pas été une très bonne idée en fait… et peut-être qu’on devrait arrêter de vouloir faire des jeux basés sur n’importe quoi.

Mais avec cette simple phrase, Binx Interactive a eu l’idée de développer un shoot ‘em up à scrolling vertical dans lequel, au lieu de tirer sur des ennemis qui apparaissent en haut de l’écran, on tire sur des ennemis qui apparaissent en bas de l’écran, alors qu’on se dirige vers le haut. On tire donc sur des ennemis qui nous poursuivent pendant qu’on recule. Sans être révolutionnaire, les dix minutes que l’on a passées en sa compagnie se sont avérées assez plaisantes. Avec des environnements générés aléatoirement, des décors destructibles pour y trouver armes et upgrades, un rythme très élevé et un mode coopération amusant, I Hate Running Backwards pourrait être un sympathique petit jeu à lancer de temps en temps pour se défouler. D’autant que les développeurs misent sur le scoring afin de faire grimper la durée de vie et que la difficulté est de mise. A suivre d’un œil. Sortie prévue au printemps 2018 sur Xbox One, PS4, PC ET SWITCH!.


Ruiner

Faisant partie de l’un des rares jeux présentés durant la conférence de presse (particulière) que Devolver avait effectuée à l’E3, Ruiner ressemble un peu à ce que j’appellerais « Le jeu type Devolver ». On est dans un univers très sombre, cyberpunk, et on tire sur des ennemis avec plein de sang qui gicle partout. Une espèce de Hotline Miami mais avec une vue isométrique en quelque sorte. Bien que le jeu utilise de vrais modèles 3D et pas de pixel art. Enfin bref.

On est donc en 2091 dans la cyber métropole de Rengkok et on se réveille dans un complexe industriel avec une sorte de masque sur la tête et une voix mystérieuse qui nous nous dit simplement « Kill Boss ». Hmmm, qui peut bien être ce boss ? Ben il faudra jouer au jeu pour le savoir, et s’en aller combattre un système corrompu pour trouver la vérité et retrouver son frère kidnappé. Espérons pour eux que Jean-Claude Van Damme ne les attaque pas en justice pour avoir sournoisement repompé le script d’Universal Soldiers 2. Mais blague à part, cette démo proposait des couloirs reliant des arènes de combat entre-elles où apparaissent des ennemis équipés d’armes blanches ou à feu. Il faut donc se déplacer tout en visant dans tous les sens, jusqu’à avoir vidé la salle, avant de poursuivre sur le prochain couloir.

Plutôt intuitif dans sa prise en main, Ruiner ne nous a pourtant pas laissé une impression particulièrement inoubliable, notamment à cause du manque de nervosité de son gameplay et de son univers un peu quelconque. Il faudra voir au fil des arènes si les sensations s’améliorent. La démo finissait pourtant sur une surprise, puisqu’après avoir dézingué du méchant pendant quinze minutes, le jeu proposait ensuite une phase RPG avec une ville à visiter, des gens à qui parler et autres objets à acheter avant, on suppose, de passer à la prochaine mission qui risque de voir couloirs et arènes se succéder. Sa sortie est prévue le 26 septembre sur toutes les plateformes (sauf la Switch, bien évidemment).


The Talos Principle VR

Vous connaissez The Talos Principle? Puzzle game philosophique à la première personne sorti à l’époque en 2014? Eh bien si vous possédez un casque VR, vous pourrez bientôt y jouer…en VR donc. C’était ainsi l’occasion de nous fixer un de ces générateurs de gerbouille sur les yeux mais, à notre surprise, il semble maintenant que les développeurs commencent à comprendre les lois qui doivent régir le développement d’un jeu en VR. Déjà, rendre réglables les possibilités de déplacement afin que tout le monde puisse trouver la manière qui lui convienne le mieux, sans avoir l’impression de se réveiller d’une soirée trop arrosée. Le jeu opte ici de base pour un système de téléportation qui nous fait passer d’un point à un autre, ce qui permet justement d’éviter ce problème qu’avaient certains jeux VR de première génération. Ici, pas de nausée vu qu’on saute de point en point et tout à coup, la VR semble nettement plus amusante. On en vient même à ressentir un petit frisson lorsqu’on se téléporte sans le vouloir au bord d’un mur et qu’on peut ressentir les 3 mètres qui nous séparent du sol (si on a le vertige, bien entendu).

Selon le responsable de la Croteam, studio à l’origine de The Talos Principle, le jeu ne proposera pas grand-chose de neuf à part la comptabilité VR. On doute que beaucoup de monde s’achète un casque rien que pour ça, mais l’expérience était plutôt agréable et donnait envie de relancer The Talos Principle, mais pas forcément d’investir dans un casque VR hors de prix. Le jeu sortira à la fin 2017 sur Oculus Rift et HTC Vive (et pas le PSVR, puisque ce n’est pas parce que ce ne sont plus des consoles qu’on ne peut pas garder le même système d’exclusivités ridicule).

Author: Monsieur Plouf

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